EROS
EVEL
Bergame a été entendue avec plaisir; elle renferme des mélodies charmantes aussi bien que toutes ses œuvres indistinctement.
EN ESPAGNE, Opérette de M. P. Laconie, jouce à la Tertulia le 28 mai 1872. Il y a dans cet ouvrage diverses chansons espagnoles encadrées dans la partition; le rôle principal a été chanté par Mme Mariano.
EN PRISON, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Chaigneau et Boverat, musique de M. Guiraud ; représenté au Théâtre- Lyrique en mars 1869. Le livret a dû être imaginé pour les Bouffes-Parisiens; on ne peut en donner une analyse intéressante. Il suffit qu'on sache qu'un mal de dents est le pivot de l'intrigue. La faiblesse de la pièce a nui au succès de la musique, quoiqu'elle fût l'œuvre d'un jeune compositeur qui depuis a produit des ouvrages bien plus importants. On y a remarqué divers morceaux traites avec goût et une certaine entente dramatique, entre autres la romance de ténor : Voici le jour ; l'air de soprano : J'irai chez ma tante. Cette pièce n'a pas réussi. Elle a été jouée par Gabriel, Verdellet, Legrand, Guyot et Mlle Ducasse.
ENRICO, opéra italien, musique de Galuppi ; représenté à Venise en 1743. M. Gcvaert a publié un air de mezzo soprano tiré de cet ouvrage : Son troppo vezzose.
ENRICO, opéra portugais, musique de Miguel-Angelo Pereira ; représenté au théâtre San-Carlos, de Lisbonne, en mars 1870.
ÉROSTRATE, opéra en deux actes, livret de MM. Emilien Pacini et Méry, musique de M. E. Reyer; représenté à l'Opéra le 16 octobre 187.1 . Nous renvoyons le lecteur à l'analyse que nous avons donnée de cet ouvrage dans le Dictionnaire lyrique (page 260). Il a été joué à Bade en 1862, et la partition ayant été publiée, j'ai pu en rendre compte avant la représentation à l'Opéra; la partie du public qui était impartiale et compétente pour le juger a porté le même jugement que moi sur cette œuvre distinguée. On était encore sous le coup des actes horribles du vandalisme de la Commune, de rincen>lie barbare et stupido de nos monuments, do la destruction des œuvres d'art entassées dtns l'Hôtel de ville et dans la bibliothèque du Louvre; comment aurait-on pu s'intéresser à ce fou, à cet
Erostrate incendiaire? En outre, cet ouvrage n'était pas à l'Opéra dans un cadre qui lui convînt; c'est un opéra d» mezzo carattere ; la scène de l'ancien Théâtre-Lyrique lui aurait mieux convenu. L'opéra français demande plus d'ampleur, une action plus haute, des épisodes plus nombreux, des moyens dramatiques plus puissants. L'orchestration de cet ouvrage est très-bien traitée, mais un peu touffue et occupant trop constamment l'attention, comme on doit s'y attendre de la part d'un grand admirateur de la musique de Berlioz; on retrouvera dans ma notice l'indication des morceaux les plus saillants ; l'accueil a été froid, mais cet opéra aurait pu fournir plusieurs représentations. L'administration de l'Opéra ne le fit entendre que deux fois, ei se refusa à une troisième épreuve mjjlgré la tradition du théâtre et les droits de l'auteur; il est vrai qu'on pouvait citer un précédent. Le Tannhauser n'avait eu que deux représentations ; mais autant elles avaient été tumultueuses et concluantes, autant celles &' Erostrate avaient été convenables et dignes, sans la plus légère marque d'improbation ; aussi, la mesure prise par l'administration provisoire de l'Opéra futelle universellement blâuiée. Quant à l'exécution, je l'ai trouvée suffisante ; sans éclat, par le fait même de l'auteur qui a dédaigné toute virtuosité; mais sans défaut choquant, quoiqu'elle ait donné lieu à un incident scandaleux dont on trouvera les détails dans les journaux du temps. MUe Hisson a bien interprété le rôle d'Atbénaïs dans lequel elle était fort belle ; les autres rôles ont été chantés par Bosquin et Bouhy.
ÉROSTRATE, opéra, musique de Fr. Ha- Icvy, ouvrage posthume et inédit.
EURIDICE, opéra italien, livret de Rinuccini, musique de Jacopo Péri, représenté à Florence en looo (voyez Euridice , p. 204). M. Gevaert a publié récemment une canzone d'Orfco tirée de cet ouvrage : Gioile al canto mio, selue frondose. Elle a pour objet dépeindre les transports d'Orphée revoyant Eurydice, et c'est un cantique monotone, sans cha. leur et sans expression.
EVELINA, opéra italien, musique de Corrado, représenté à Casale-JIonfcrrato en février 1872.
FAKT