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I TRE

extraordinaire qu'un compositeur ait con senti à profaner sa muse, plus que sexagénaire, au contact de telles turpitudes. Au point de vue technique , la musique de M. Henri Litolff est celle d'un maître habile. Les idées mélodiques sont distinguées, l'instrumentation excellente, malgré la vulgarité des situations, la grossièreté des paroles j les formes de la symphonie offrent à l'oreille du musicien des combinaisons très-intéressantes; c'est un accouplement hybride et monstrueux. Je dois citer l'ouverture, le chœur du premier acte, les couplets : Ah! si j'allais, pauvre Héloïse, couper le menton (TAbaUnrd;le duo : Te amo; l'entr'acte et le duo d'Héloïse et de Bertrade ; il y a aussi çà et là des motifs de valse et de ballet si élégants, qu'oa regrette de les trouver prodigués dans un ouvrage destiné à l'oubli le plus ignominieux et le mieux mérité. Cet opéra a été chanté par Milher, Luce, M'ics Paola Marié et Coralié Guffroy.

HÉRITIER DE MORLEY (l'), opéra allemand en trois actes, musique de Fr. von Holstein; représenté, le 24 janvier 1872, à Leipzig..

HERMIONE, opéra en quatre actes, musique de M. Max Bruch, représenté à Berlin le 20 iTiars 1872. Ce livret a été tiré du Conie d'hicer, de Shakspeare. On a remarqué plusieurs bons morceaux dans le troisième acte. •Chanté par Betz, Formes, Mmes Voggenhuber et Brandt.

IL ÉTAIT UNE POIS, opéra-comique en un acte, paroles de M^e Augustine Brohan, musique de plusieurs auteurs,!parmi lesquels figure Auber, joué au cercle de l'Union artistique en 1863.

INCONSOLABLE (l'), opéra-comïquc en un ricte, musique d'Alberti, pseudonyme de Fromonthal Halévy ; représenté, comme lever do rideau avant Jaguarita l'Indienne, au printemps de 1855. Chanté par Ribcs, Legrand, Leroy, M''* Chevalier.

INIMICO DELLE DONNE (l'>, Opéra italien, musique de Baldassaro Galupgi,. représenté à

Venise en 1772, Un. air tiré de cet ouvrage a été publié par M. Gevaert dans les Gloires de l'Italie; c'est l'air d'Agnesina: &on io semplîce fanciulla. La mélodie en est intéressante. Je ne pairie ici que de la mélodie ; car l'accompagnement, comme celui de la plupart des morceaux de ce recueil, a été réalisé sur la basse chiffrée dans une forme appropriée à l'objet de cette publication.

I TRE REGNI OU IL BENB E IL MALE, opéra italien, musique de M. Herbin; représenté au théàitre de la Fenicc, de Naples, c» juillet 1872. .

KOBO

KOBO

JARDIN (le), opérette en un acte, paroles de M. .Louis Ulbach, musique de M. do Koninck, jouée dans les salons en 1852.

JAVOTTE, opéra-comique en trois actes, livret de M. Thompson, musique de M. E. Jonas, représenté à l'Athénée (Théâtre-Lyrique) en décembre 1871. C'est une pièce anglaise jouée au Gaiety-Theater, de Londres, avec succès, sous le titre de Cinderella. Mais, au lieu des personnages de Cendrillon, dont le nom évoque les souvenirs de Bianchi, de Nicolo, de Rossini, on a mis en scène une Javotte vulgaire, un grand shérif de Pumpernickel, un prince, les deux sœurs, et, à la place de Dandini, deux mauvais drôles de pickpockets. La musique est non-seulement bien faite, mais toujours intéressante pour les oreilles des musiciens; les idées sont élégamment présentées , l'instrumentation excellente. Il manque atout cela l'originalité et la distinction. Le musicien a fait trop de conce.ssions à ce public grossier, dépourvu de tout sens artistique, et qu'il n'est possible d'émouvoir que par un temps de valse, de polka ou de galop. Je signalerai l'air de Ja-

votte, le chœur de la patrouille, un duo, une sérénade terminée par un trio, le duo en canon des pâtissiers, l'air de la coupe. Cet ouvrage a été chanté par Peters, Selon, Aujac, Audran, Mme Ugalde et M'ie Douan.

JEAN LE DUC, opéra-comîque en un acte, paroles de M. Bureau, musique de M. Tac- Coën, représenté au théâtre de Nantes en juillet 1872.

JE VEUX MON PEIGNOIR ! opérette en un acte, paroles de M. Georges Mancel, musique de M. P. Lacome, jouée à la Tertulia en mai 1872. Le titre et le lieu indiquent assez à quel ordre d'idées appartient cette production.

JEUX OLYMPIQUES (les), Opéra en un acte, poëme de Senneterre, musique de Blavet, représenté à l'Académie royale de musique en 1753.

JUNGFRAU VON DRAGANT (die) [la Pucelle de Draganf], opérette allemande en trois actes, musique de Suppé ; représentée avec succès sur le théâtre de Gràtz, le 23 juillet

KOBOLD (le), opéra-comique en un acte, livret de MM. Nuitter et Louis Gallait, musique de M. Guiraud, représenté à rOpéra-Comique le 2 juillet 1870. JjO kobold est un lutin dont la fonction consiste à empêcher les jeunes garçons de contracter mariage. Jaloux de leur amitié, il veut en jouir en égoïste. Mais sa puissance n'a d'effet qu'autant qu'il reste invisible ; s'il est vu par un mortel, il perd son pouvoir et périt dans les flammes. Un garde-chasse, du nom de Frédéric, est fiancé à Catherine, fille de Pippermann. Le kobold leur joue mille tours ; mais Catherine, par ses stratagèmes, et surtout en excitant la jalousie du lutin outre mesure, l'oblige à se montrer, ce qui finit la pièce, et lui permet d'épouser Frédéric. Cette fable aurait pu fournir la matière d'une jolie fantaisie lyrique. Charles Nodier a montré, dans

Trilby, le parti qu'on peut tirer de ces lutins familiers. Quant à la musique, elle a été fort goûtée, autant que le permettaient les préoccupations si graves du public, puisque, dans la même soirée, on chantait la Marseillaise et le Rhin allemand dans tous les théâtres. Les bonnes études qu'a faites le compositeur se révèlent dans l'ouverture et dans l'arrangement de l'harmonie et de l'instrumentation, sur les motifs assez simples et peu développés de la partie vocale de la partition. Les airs 'de ballet sont agréables. Le kobold est naturellement une danseuse ; Mlle Trévrian faisait alors partie de la troupe de l'Opéra-Comique, et la pièce a, dit-on, été faite pour elle. Cette idée a rarement réussi. Il vaut mieux que l'Opéra-Comique garde son genre. Les autres rôles ont été chantés par Leroy, Nathan et M^e Heilbronn.

MADA

MARC

LISA OU LE LANGAGE DU CŒUR, opéra en deux actes , paroles et musique de Mertke; représenté à Manheim le 24 janvier 1872.

LJUBAVi ZIOBA, opéra «roate, livret du docteur Demeter, musique de Vastrolay Li-

sinski ; représenté sur le théâtre d'Agram le 21 octobre I87i.

LUC ET LUCETTE, opérette en un actef, paroles de MM. de Forges et Riche, musique de M. Ofïenbach ; jouée dans la salle Herz, le 2 mai 1854, par M. et Mme Meillet.

MACCO, opérette-bouffe italienne, musique de Vincenzo Bruti; représentée à Bologne, au théâtre Brunejli, en juin 1872.

MADAME TURLUPIN, opéra-comique en deux actes, livret de MM. Cormon et Grandvallef , musique de M. E. Guiraud ; représenté au théâtre de l'Athénée, le 23 novembre 1872. Les auteurs de la pièce ont imaginé un Turlupin tout autre que celui de la tradition. Il tient plutôt de l'arlequin sensible et bon de M. de Florian, que du joyeux compagnon de Gaultier - Garguille et de Tabarin. Le pauvre comédien doit de l'argent à l'aubergiste, et défend sa femme contre les entreprises du capitaine Rodomont. M™e Turlupin, par ses stratagèmes, réussit à assurer la recette de la troupe, et à berner l'audacieux galantin. La pièce est faible, et les moyens scéniques surannés. La musique en a fait un fort joli opéra-comique ; nous ne sommes pas gâtés sur ce point. Les scènes lyriques sont tellement encombrées de méchants ouvrages, que celui-ci a été accueilli avec une vive satisfaction par les gens de goût. La partition du Kobold (voyez ce mot) m'avait fait espérer que le compositeur prendrait rang parmi les maîtres ; car, dans la pléiade des musiciens qui ont remporté le prix de l'Institut, c'est à mon avis celui qui écrit le mieux ; mais il faut qu'il se montre difficile sur le choix de ses livrets. Je signalerai dans l'opéra de Mme Turlupin l'ouverture, dont l'instrumentation est d'une sonorité charmante, sobre et élégante ; les couplets : Enfants de la balle, et le chœur de la retraite qui termine le premier acte. L'entr'acte est une petite symphonie, écrite avec une déli-

catesse et une clarté qui dénotent un travMl aussi intelligent que consciencieux. Je goûte peu la scène du Printemps, et, dans le reste de l'ouvrage, je n'ai remarqué de saillant que la romance et un petit trio. Cet opéra a été chanté par Lepers, Girardot, Lemaire, Galabert, Mlles Daram et Fain.

MADELEINE, opérette en un acte, livret de MM. Vanloo et Leterrier, musique de M. Henri Potier, ancien accompagnateur de l'Opéra; représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens, le 16 janvier 1869. Les librettistes ont mis en scène un marin, amoureux d'une fille de pêcheur, et qui devient brave., comme malgré lui, pour l'épouser. On a remarqué les couplets : Je te présente ma main, la romance de Madeleine, et le quatuor : Il a peur. Chanté par Mme Galli-Marié et sa sœur, Mlle Irma Marié.

MAESTRO DEL SIGNORINO (il), Opérabouffe italien, musique de Soffredini; représenté à Livourne en mars 1872.

MANFREDO, opéra italien, musique de M. Petrella, représenté à Naples, au théâtre San-Carlo, le 25 mars 1872, avec un grand succès. Chanté par Barbaccini, Aldighieri, Debassini et MUe Krauss.

MANGÉ PAR LES SAUVAGES, Opéra-bouffe en un acte, paroles de M. Lefebvre, musique de M. Burty ; représenté au théâtre des Nouveautés en novembre 1871.

MARCEL ET cie , bouffonnerie musicale en un acte, paroles de MM. H. Avocat et Désiré Courtecuisse , musique de M. Fossey; représentée aux Bouffes-Parisiens en octobre

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MASQ

1869. Cette pièce a pour auteurs deux c=niediens, Tacova et Désiré ; on s'en aperçoit au sujet. Marcel est un acteur qui, avec sa camarade Cliarlotto, joue successivement toutes sortes de rôles pour plaire à un vieil amateur, et lui arracher un consentement au mariage de sa fille. On a remarqué dans la musique les couplets : Mon village est dans la Touraine, et une marzurke chantée. Jouée par Désiré, Jean Paul, M"» Bonelli.

MARIA DI TORRE, opéra-séria italien en trois actes, musique de Fornari ; représente au Thcàtre-Philharmoniquc de Naples en mai 1872. Cet ouvrage a été bien accueilli.

MARIAGE AU CLICHÉ (le), opérette, paroles de MM. E. Didier et R. Roger, musiciuo d'Alfred Mutel ; représentée au concert de Tivoli en juillet 1869. On a remarqué un quatuor et un trio bien traités. Jouée par Lary, Bégué, Mn^e» Dastruc et Tell.

MARIANNE, opéra-comiqùe en un acte, paroles de M. Augustin Challamel, musique de M. François Bazin, publié dans le Magasin des demoiselles en 1861.

MARIE ADOLESCENTE DANS LE TEMPLE DE JÉRUSALEM, drame biblique en trois actes, paroles de M. l'abbé Monnicr, musique de M. Limnandcr, publié chez l'éditeur Mayens-Couvreur.

MARIE STUART AU CHÂTEAU DE LOCH- LEVEN, opérette en un acte, paroles de M. P. Bogaerts, musique de M. JulesDuprato, publiée à Bruxelles chez Schott.

MARIETTE LA PROMISE, opéra en un acte, musique de M. Victor Massé, représenté à Saint- Pétersboorg en août 1862.

MARINA, opéra espagnol, musique d'Arneta; représenté au Lî.éàtre Tacon de Cuba en février 1872. Le célèbre ténor Tamberlick V a chanté le rôle principal.

MARQUIS DE CARTONNAGE (i,e), opérette en deux actes, musique de Louis Robert (pseudonyme) ; représentée au théâtre de Friedrich-Wilhemstadt, à Berlin, en février 1872. Le sujet a été tiré d'un vaudeville français, la Meunière de Marly, de Mé- Icsville.

MASQUES (les), opéra-bouffe en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. Nuitter et Beaumont, d'après le livret italien, musique de Carlo Pedrotti; représenté au théâtre de l'Athénée le 23 septembre 1869.

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