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ROI

RIGOLO, opéra-comique en un acte, livret de Pellicr, musique d'Albert Grisar ; ouvrage posthume et inédit.

RIQOET A LA HOUï»PE, opérra-comique en quatre actes, Livret de M. Sauvage, musique d'Albert Grisar* ouvrage posthume et inédit.

RITA, opéra italien, musique do M. Tamara; représenté à Turin en mai 1870. L'autenr a donné à son ouvrage la forme de l'opéra-comique français, en remplaçant le récitatif par un dialogue en prose parlée. L'essai n'a pas réussi.

ROCAMBOLE AUX ENFERS, opérette Cn quatre actes et neuf tableaux, livret de MM. Clerc frères, musique de M. W. Bordogni; représentée au théâtre des Menus- Plaisirs le 26 octobre 1872,

ROCHE AUX PÉES (la), opérette de salon, musique de Joseph Grégoir; représentée à Bruxelles en février 1872.

ROI CAROTTE (le), opéra-boufTe, féerie en quatre actes et dix-huit tableaux, livret de M. Victorien Sardou, musique de M. J. Offenbach ; représenté sur le théâtre de la Gaîté en janvier 1872. Le livret de la pièce a été tiré d'un conte d'Hoffmann qui a pour titre; Histoire héroïque du célèbre ministre Klein Zach, surnommé Cinabre. M. Sardou et son collaborateur M. Offenbach ont adapté la donnée de ce conte au goiit du public contemporain et particulièrement du parterre du théâtre de la Gaîté. FridoLin XIV (pourquoi XIV?) est un prince fort mauvais sujet qui songe à réparer le désordre de ses affaires en épousant la princesse Cunégonde, autre drôlesse qui se laisse courtiser par le roi Carotte lequel, protégé parla fée Coloquinte, s'empare des Etats de Fridolinetde sa fiancée. Le roi détrôné va chez les singes apprendre la politique. Un génie bienfaisant, Robert-Luron , le fait rémonter sur son trône et épouser Rosée-dn-Soir, jeune princesse qui, déguisée en page, a accompagné le frivole Fridolin dans ses excursions extravagantes. Qu'au lendemain de nos désastres, de l'invasion de notre territoire, de la captivité de plus de trois cent mille citoyens, de l'horrible guerre civile, il se trouve un public pour ces sortes d'ouvrages, cela est hontens, et les hommes doués de patriotisme et de cœur en gémissent. Que M. Offenbach, qui est Francfortois, se moque de tout cela et de nous-mêmes, il est dans son rôle, et assuré-

ment, après avoir fait le jeu de M. de Bismarck pendant la durée de l'Empire, ce rôle lui a été assez avantageux pour qu'il ne renonce pas facilement à le poursuivre tant qu'il se trouvera des sots, des libertius et des courtisanes pour l'y encourager. Mais qu'un homme de talent et d'esprit tel que M. Sardou aille se commettre avec cet amuseur au point de collaborer avec lui, d'écrire pour sa musique de gruinguette des lazzi et des extravagances, c'est là une chose fort surprenante et qu'aucime considération ne peut expliquer. La partition est volumineuse, et cependant je n'y ai trouvé qu'un quatuor, celui des ruines de Pompéi, qui m'ait intéressé ; tout le reste porte l'empreinte de la griffe de M. Oflenbach , qui depuis vingt ans égratigne les oreilles des gens de goiit. Cependant, comme des personnes d'une humeur plus facile ont remarqué divers morceaux, je vais les faire connaître : d'abord une petite valse en « bémol qui forme l'ouverture ; le rondo de la princesse Cunégonde, aussi valse en sol; le chœur qui suit, valse lente en si bémol ; la romance des Fleurs, chantée par Rosée-du-Soir, autre valse en sol; le duetto de la Boule, polka en sol; le chœur : Vidons les flacons, vr" -e cn la majeur; le chœur : Jour d'allégresse, valse en la majeur ; le chœur: Ah! les drôles de costumes t polka en mi ; l'air du roi Carotte, polka ea sol ; En avant les violons, valse en si bémol ; le chœur: Jardiniers et jardinières, vulgaire sauterie en sol, décorée par ^e musicien du nom pittoresque de Farandole; les couplets du diplomate Pipertrunck sont chantés sur un air de pont-neuf. Dans sa recherche du laid qu'il poursuit à outrance, M. Offenbach a imaginé de mettre les accents fortssur les e muets et de faire tomber la finale sur lasyllabe que du mot « politique. » Je reprends mon énumération par la ronde des chemins de fer, enfantillage aussi lourd qu'une locomotive ; par celle des colporteurs qui chantent : Nous venons du fin fond de la Perse, sur l'air à trois temps d'une tyrolienne. Je rappellerai le grand duo de Cunégonde et de Fridolin : Vers ce gnome que f abhorre, formé de deux valses, l'une en si bémol, l'autre en la bémol ; le chœur des Fourmis, étude d'après nature et imitation assez réussie ; la marche et le ballet des insectes, où naturellement les motifs de danse sont à leur place; les couplets du panache, valse en sol; le chœur du marché, polka en la ; le chœur: OL' quel gouvernement ! autre polka en ut; enfin la reprise d'une autre polka précédera-

ROMA

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