‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 762 sur 773 · TEST · texte numérisé non relu

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SAINT-LUCAS (la), opéra-comique, musique de M. Tbiry; représenté au théâtre de Gand, en février 1870.

SAUT DE LEUCADE (le), opérette en un acte, livret de M. Henri Thierry, musique de M. Diache ; représentée au théâtre du Château-d'Eau le 3i octobre 1872.

SCOMMESSA (la) [la Gageure], opéra itaen, musique d'Usiglio; représenté au théâtre del Fonde, à Naples, le 24 juin 1872.

SECCHIA BAPITA (la) [le Seau enlevé], opéra italien, livret tiré de la comédie de Tassoni, musique des maestri Bacchini, fieschamps, Felici, Giraldini, Tacchinardi et Usiglio. Ce sujet a été souvent traité autrefois sur la scène italienne. Ce pique-nique musical a été goûté. Représenté au théâtre Goldoni, de Florence, en avril 1872.

SELVAGGIA, opéra-séria italien en trois actes, musique de Viceconte ; représenté au théâtre San-Carlo, de Naples, en mai 1872.

STATUA Di CARNE (la), Opéra italien, musique de Marchio ; représenté au théâtre Croppi de Reggio (Emilia), en avril 1872.

SUZANNE AU BAIN, opérette, musique de Gustave Lafargue ; représentée au théâtre Tivoli, en février 1872.

SVATOJANSKÈ PRONDY, Opéra bohême, musique de M. Rozkosny; représenté au Théâtre-National do Prague le 3 octobre

SYLVANA, drame lyrique en quatre actes,

paroles de Mestepês et Wilder, musique de Carl-MariadeWeber; représenté au Théâtre- Lyrique (Athénée) en avril 1872. (VoirSyfvana^ page 625). Cette œuvre de la jeunesse de Weber a subi plusieurs transformations. Celle-ci est la plus complète et se compose plutôt d'une pièce dans laquelle on a introduit des morceaux de musique du maître que d'un ouvrage dramatique sorti de son imagination. Le sujet a toute la simplicité d'une légende. Le duc Mathias, soupçonnant son fils Rodolphe d'être le fruit d'un adultère, l'a chassé de ses domaines ; il veut faire épouser sa nièce Hélène au comte Albert ; Rodolphe revient à ce moment et réclame ses droits ; en outre, il aime Hélène ; le duc le chasse de nouveau; mais Sylvana, la muette des bois, fait parler le bohémien Melchiorqui dissipe les doutes de Mathias ; Rodolphe, réconcilié avec son père, va épouser Hélène; quant à Sylvana, elle aussi aime Rodolphe, et plutôt que d'accorder sa main au bohémien qui la réclame, elle se précipite dans un abîme. Le premier acte est le plus remarquable ; l'air de Rodolphe, la romance du comte Albert sont dignes de l'auteur du Freischûlz ; les autres actes manquent d'unité. On comprend qu'il y a eu là des interpolations, des additions, des arrangements arbitraires. Le grand finale du troisième acte n'a pas produit l'effet désirable. Le chœur des bûcherons au quatrième est original et a été entendu avec plaisir. Chanté par Duwast, Caillot, Neveu, Mlles Balbi et Douau. Les rôles de Sylvana et de Melchior ont été joués par M»* Pallier et Clément-Just.

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