TÉLÉMAQUE AU TEMPLE DE VÉNUS
opéra turc, livret tiré de Télémaque, de Fénélon, musique de ***, Arménien; représenté en janvier 1872, sur le Théâtre-Français de Constantinople. Dans cet ouvrage singulier, les jeunes filles remplissent successivement les rôles de choristes et de ballerines. La
composition vocale et l'orchestration ont été trouvées d'une simplicité et d'une naïveté toutes particulières. L'art lyrique est encore à l'état d'enfance sur les rives du Bosphore.
' TESTAMENT (le), opéra-comique allemand, musiaue de M. Wallcnstein ; reprô-
TIMB
sente sur le Thalia-Thcater, à Francfort-surle-Mein, en février 1870. M. Wallenstein est le chef d'orchestre de ce théâtre.
TESTAMENT DE M. DE CRAC (le), Opérabouffe en un acte, paroles de M. Jules Moinaux, musique de M. Ch. Lecocq ; représenté au théâtre des Boutfes-Parisiens en octobre
1871. Cette farce appartient au genre désopilant qui est si en faveur à notre époque. M. de Crac est mort et plusieurs héritiers se présentent, se querellent, se battent, se précipitent dans un puits d'oii on les fait remonter dans des seaux; maître Chicorin, pensant que la cuisinière Thibaude est la véritable héritière, l'épouse ; on ouvre le testament, M. de Crac ne possédait pas un sol. Autrefois, on se contentait de quelques couplets sur des airs connus pour ce genre de pièces, et cela était bien suffisant ; maintenant des compositeurs de talent comme M. Lecocq se donnent la peine d'écrire une vraie partition pour ces bluettes ; on a entendu, autant qu'on a pu y faire attention au milieu de ces drôleries, la légende des sires de Crac, un duo : Nous voilà seuls ; le trio de l'épinard, le duo du puits. Cette musique est gaie et dansante. Joué par Berthelier, Montrouge, Désiré, Mlles Debreux et Peyron. Le Testament de M. de Crac a été joué aussi avec succès au théâtre des Galeries-Saint- Hubert, à Bruxelles, par Bonnet, Fraisant, Michel et MUe Paola Marié.
THEODOR KCERNER, opéra allemand, musique de Weissheimer ; représenté à Berlin le 28 mai 1872. Malgré le sujet patriotique de cette œuvre, elle est tombée lourdement.
TIMBALE D'ARGENT (la) , opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. A. Jaime et Jules Noriac, musique de M. Léon Vasseur ; représenté aux Bouffes-Parisiens en avril
1872. Le succès extraordinaire qu'a obtenu cet ouvrage est caractéristique. Le livret est absolument immoral et la musique fort médiocre. Les auteurs semblent avoir fait la gageure de faire accepter au public les situations les plus audacieusement indécentes; ils ont gagné leur pari ; leur pièce a obtenu un succès d'enthousiasme et leur a produit beaucoup d'argent. Les citoyens d'un canton du Tyrol ont perdu leur voix et dans les concours d'orphéons n'ont pu réussir à gagner le prix, qui consiste en une timbale d'argent ; le juge de l'endroit, Raab, qui est aussi directeur de l'orphéon, pour stimuler leur