‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 78 sur 773 · BÉARNAIS ( LES ) , OU HENRI IV EN · texte numérisé non relu

BÉARNAIS ( LES ) , OU HENRI IV EN

VOYAGE, opéra en un acte, de Sewrin, musique de Kreutzer, représenté au théâtre Feydeau le 21 mai 1814.

BEATRICE, opéra allemand en deux actes, musique de Kastner, représenté en Allemagne en 1839.

BEATRICE Di TENDA, Opéra italien de Felice Romani, musique de Bellini, représenté pour la première fois à Venise, en 1833, et à Paris, sur le théâtre des Italiens, le 8 février 1841. Cette pièce est un mélodrame, dans le goût des livrets mis en musique par M. Verdi. Philippe Visconti, duc de Milan et mari de Béatrix de Tenda, croit celle-ci coupable d'infidélité et l'envoie au supplice, avec Orombello, son'prétendu complice. Agnès de Maino est l'âme de ce sombre drame. Il y a dans cette pièce une scène de torture trèsdramatique, mais peu musicale, dans laquelle Mario était admirable. La musique de Bellini est inégale dans cet ouvrage ; mais on sent presque partout la touche suave et pathétique de ce compositeur distingué. Cet opéra, chanté sur le théâtre de Venise par la Pasta, Curioni et Cartagenora , n'eut que quelques représentations, et cela parce que Bellini n'acheva sa partition que deux jours avant la fin de la saison , c'est-à-dire le 16 mars 1833. Cette circonstance donna lieu à une polémique entre le poète, le classique Romani, et le compositeur. Bellini prétendait que Romani ne lui avait pas remis le libretto à temps , et Romani accusait Bellini de négligence, lui reprochant d'aimer mieux à s'amuser qu'à écrire. A Venise comme à Florence, où fut bientôt donné cet ouvrage, œuvre de deux talents distingués , bien faits pour se comprendre, et qui restèrent toujours unis, malgré le petit nuage que nous venons de signaler ; à Venise comme à Florence, disons-nous, Béatrice di Tenda fut reçu avec froideur. Toutefois, les avis furent partagés : les uns soutinrent que l'opéra nouveau était plein de réminiscences , languissant et dénué d'originalité ; les autres prétendaient, au contraire, y retrouver l'unité de style et la majestueuse sentimentalité qui caractérisent la manière d u

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