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fon en un acte , paroles de MM. Dupeuty et de Courcy, musique de M. Clapisson, représenté à rOpéra-Comique le 10 février iS4n. Les auteurs du livret n'ont cherché qu'à fournir au compositeur l'occasion d'écrire de la musique rétrospective, c'est-à-dire de faire une parodie ingénieuse des formules musicales des anciens maîtres. M. Ambroise Thomas, dans la. Double échelle, avait déjà réalisé ce projet avec esprit. Un grand seigneur du temps de Louis XV veut faire jouer une comédie dans son château, et fait tirer les rôles au sort par des comédiens de qualité. Il en résulte des situations comiques et même grotesques. M. Clapisson a poussé aussi loin que possible le manque de respect à; l'égard des points d'orgue , des cadences surannées qui charmaient nos pères. Le public s'est amusé de cette caricature. Il a applaudi une ouverture plaisante , le duo des deux bergers chanté par MHe Prévost et Henri ainsi qu'au jeu désopilant de Sainte-Foy.

BERGGEIST (der) [l'Esprit de la montagne], opéra allemand, musique de Spohr, représenté à Cassel en 1825.

BERGKNAPPEN (dxe) [les Mineurs], opéra allemand, musique de Umlauff, représenté à Vienne vers 1778.

' BERKGNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra allemand, paroles de Kœrner, musique do Hellwig, représenté à Berlin, au théâtre de Kœnigstadt, vers 1820.

BERGKNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra allemand, musique de C. Œstreich, représenté à Weimar en 1839.

BERGKNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra en trois actes, musique de Bei'lin, représenta à Amsterdam vers 1846.

BERGKŒNIG (der) [le Boi de la montaijne], opéra allemand, musique de Lindpaintncr, représenté à Berlin eu 1800.

BERLINER GRISETTE (eine) [une Grisetic berlinoise], vaudeville allemand, musique de Lortzing, représenté à Berlin, au théâtre Frédéric-Guillaume, en iSôO.

BERNADONE, opéra allemand, musique do Lipawsky, représenté à Pi-ague vers isoo.

BERNARDA, opéra italien, paroles et musique de Righi (François), représenté à Bologne en 1694.

BERTHE DE BRETAGNE, opéra allemand, musique de Rastrclli (Joseph), représenté à Dresde eu 1835.

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BERTHOLO DER WEINER (Bcrthold le 1 pleureur) ,opci-a allemand , musique de Strauss, j représenté au théâtre de Carlsruho vers 183S.

BERTHOLDE À LA VILLE, parodie en un acte, paroles d'Anscaumo, musique du marquis Lasalle d'Offemont, représenté à l'Opéra- Comique le 9 mars 1754.

BERTOLDO , Opéra italien , musique de Jérôme Bassani , représenté à Venise en

BERTHOLDO, Opéra italien, musique de Piticchio, représenté à Vienne en 1787.

BERTOLDO ALLA CORTE, opéra italien, musi(iue de C'iampi (Legrcnzio-Vinccnzo), représenté à Plaisance vers 1750.

BERTOLDO E BERTOLDINA, opéra italien, musique de Brunetti (Jean-Gualbcrl), représenté à Florence en 1788.

BESTIE IN UOMINI (le), Opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Milan en

BETLY, opéra italien en deux actes, paroles et musique de Donizctti, représenté pour la première fois à Naplcs en 183G, et à Paris, d'après la traduction en français do M. Ilippolyte Lucas, sur le théâtre de l'Opéra, le 27 décembre 1853. Donizetti abusa souvent de sa prodigieuse facilité. Quelquesuns de ses ouvrages sont acquis à la postérité ; les autres sont déjà oubliés. Parmi ces derniers, on peut citer, sans crainte d'ôtre taxé de sévérité, l'opéra de /lethj, qui ne l)roduisit qu'un médiocre effet à l'Académie de musique, lors de son apparition en 1S53, moins do cinq ans après la mort du chantre inspiré de Luda. Bornons-nous donc à citer pour mémoire cette œuvre assez faible, dont on ne chante plus que la tyrolienne for'o bien écrite, et d'un effet certain dans les concerts. La voix séduisante de Mme Bosio ne put sauver la partition du naufrage. Donizetti, qui unissait facilement le talent de poète à celui de musicien, avait traduit lui-même lo livret de Belly sur le Chalet de Scribe et Mé- Icsville, mis en musique par Adolphe Adam (1834). ^Vjoutons que Donizetti n'avait rien pris, ou fort peu de chose, aux arrangeurs français. Ceux-ci s'étaient bornés, en somme, à convertir en opéra-comique le Bcthj de Gœthe, qui remettait en lumière le Daphnis et Alcimadure , pastorale de Mondonvillc , imitée elle-même de l'Opéra de Froustignan, pièce languedocienne. Nous pourrions remonter à Longus et à Théocritc.

BETRUG DURCH ABERGLAUBEN (Dllil) [Va Fourberie par superstition}, opéra en un acte, musique de Dittcrs, représenté à Vienne en 178G.

BETTEL STUDENT ( DKR ) [le Pauvre étudiant], opérette, musique de \Vinter, représentée à Munich en i78i.

BETTEL STUDENT (der) [le Pauvre éludiaitt], mélodrame, musique de Buchweiser représenté à Tœlz par ses condisciples du Gymnase en 1793.

EETTLERINN (dik) [la Mendiante], opéra, musique do Dorn ( llenri-Louis-Edmond), représenté au théâtre de Kœnigstadt vers

BETULIA LIBERATA, drame sacré italien, l)aroles de Métastase, musique de Rentier, représenté pour la première fois dans la chapelle impériale à Vienne en 1734. Cet ouvrage a été composé sur la demande de l'empereur Charles VI. Les morceaux les plus saillants sont les chœurs : Pietà, se irato soi c'j Lodi al gran Dio, che oppresse.

BETULIA LIBERATA, drame sacré italien, paroles de Métastase, musique de Cafai'O (Pascal), représenté à Naples vers 1778. Elève de Leo,Cafaro se distingua surtout dans la musique d'église dont le style pur s'allie à l'expression du sentiment des paroles, particulièrement dans l'air de Judith : Del pari infeconda d'un fiume è la sponda, et dans celui d'Ozia : Se Dio veder tu vuoi.

BEVITORE FORTUNATO (il) [L'kenreux buveur] , opéra italien, musique de Zingarelli, fort joli ouvrage représenté à Milan en 1803.

BIANCA, opéra, musique de M. de IIulsholi, représenté en Allemagne vers 1790.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de Buzzi, représenté à Rome en 1842.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de DeU'Ongara, représenté à Turin dans le mois de novembre isco.

BIANCA CONTARINI, opéra italien, musique de Rossi (Lauro), représenté à Milan en

BIANCA DI BELMONTE, opéra italien, musique de Genovcs, représenté à Venise en

BIANCA DI MESSINA, opjra italien, musique de Vaccaj, représenté à Turin vers 1S28.

BIANCA E FALIERO, opéra de Rossini,

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représenté à Milan, au théâtre de la Scala, le 26 décembre 1819. De tous les ouvrages du célèbre maestro, Bianca e Faliero est un des moins réussis, et, par conséquent , un des moins connus. Rossini venait de quitter Naples au bruit des sifflets, le 4 octobre 1819, après la tumultueuse représentation de la Donna del Lago. Il comptait prendre une éclatante revanche à Milan, mais son attente fut trompée de tous points. Le sujet de Bianca e Faliero est à peu de chose près celui du Comte de Carmagnola, de Manzoni.

Le Conseil des Dix condamne à mort un jeune général dont il se défie parce qu'il est vainqueur; mais Bianca, la fille du doge, aime le comte, ou plutôt Faliero. Le contraste de cette haine jalouse et de cet amour dévoué anime toute la pièce. Mme Camporesi chanta supérieurement le rôle de Bianca; celui de Faliero était rempli par Mme Carolina Bassi, la seule cantatrice qui rappelât, mais de loin pourtant, la Pasta. Les autres rôles étaient tenus par Claudio Bonaldi, Alessandro de Angelis, etc. La décoration représentant la salle du Conseil des Dix était, paraît-il, d'une vérité parfaite, a On se sentait frémir, dit Stendhal, au milieu de la magnificence, dans cette salle immense et sombre, tendue en velours violet, et éclairée seulement par quelques rares bougies dans des flambeaux d'or; on se voyait en présence du despotisme tout-puissant et inexorable. Notre insensibilité ou notre pauvreté a beau dire, de belles décorations sont le meilleur commentaire de la musique dramatique ; elles décident l'imagination à faire le premier pas dans le pays des illusions. Rien ne dispose mieux à être touché par la musique que ce léger frémissement de plaisir que l'on sent à la Scala, au lever de la toile, à la première vue d'une décoration magnifique. Celle de la salle du Conseil des Dix, dans Bianca e Faliero, était un chef-d'œuvre de M. Sanquirico. Quant à la partition de Rossini, tout était réminiscence ; il ne fut pas applaudi , il fut presque sifflé. • L'auditoire milanais se montra sévère : un air fort difficile, et chanté avec beaucoup de perfection par Violante Camporesi, le laissa froid et indifférent. Cet air fut appelé l'air de guirlande, parce que la jeune fille tient une guirlande à la main en le chantant. A vrai dire, il n'y avait de neuf, dans Bianca e Faliero, qu'un morceau, le quartette; mais ce morceau et le trait de clarinette surtout, sont au nombre des plus belles inspirations qu'aucun maître aitjamais eues. Stendhal ne voit rien dans Otello, ou

dans la Gazza ladra, de comparable à ce quartetto. « C'est, dit-il, un moment de génie qui dure dix minutes. Cela est aussi tendre que Mozart, sans être aussi profondément triste. Je mets hautement ce quartetto au niveau des plus belles choses de Tancrèdf ou de Sigillara. » Stendhal n'a pas assez d'admiration pour la cantilène de ce quartetto, qu'il se chantait, avoue-t-il, pour se donner du courage, lorsqu'il écrivait sur la musique de Rossini. On plaça, dès les premiers jours , ce morceau tant vanté dans la musique d'un ballet joué à la Scala. Le même public l'entendit ainsi pendant six mois de suite, tous les soirs, sans en être jamais rassasié, l'écoutant avec un profond silence. Du naufrage de Bianca e Faliero, l'auteur a sauvé de superbes débris, qu'il a placés dans de nouvelles compositions. Il a souvent agi de la sorte, notamment pour Ciro in Babilonia, Aureliano in Palmira, Sigismondo, et autres opéras mal accueillis à leur apparition.

BIANCA E FERNANDO, Opéra italien de Bellini, représenté à Naples le 30 juin 182G. La vocation de Bellini venait de se révéler par le petit opéra Adelson et Salvina, joué en

1824, dans l'intérieur du Conservatoire de Naples, et par la cantate d'Ismène. Lablache, témoin de la réussite de ces deux essais, et plein de confiance dans l'avenir du jeune Bellini, alors âgé de vingt et un ans seulement, prit sous sa protection le futur auteur de Norma-ha. reine de Naples, à qui Bellini fut recommandé, engagea l'imprésario Barbaja, l'audacieux entrepreneur des théâtres lyriques de Naples, Vienne, Milan, Venise, etc., à lui confier un libretto. Barbaja se rendit d'autant plus volontiers au désir de sa souveraine, que Lablache répondait des moyens de son protégé et acceptait d'avance un rôle dans l'ouvrage à venir. A la fin de l'année

1825, Bellini avait terminé la partition de Bianca e Fernando, dont les rôles principaux furent interprétés par Rubini, Lablache et Mme Méric-Lalande, trois célébrités du chant, trois étoiles en possession de la faveur du public italien. Bianca e Fernando obtint un trèsgrand succès. On distingua surtout un charmant duo exécuté par Rubini et Mme Méric- Lalande, ainsi qu'un air très-beau chanté par Lablache. Enhardi par la réussite du nouveau maître , l'imprésario Barbaja envoya Bellini à Milan, dont le théâtre était aussi placé sous sa direction, afin d'y écrire un opéra pour Rubini et Mme Méric-Lalande, sur un libretto de Romani, auteur très-

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