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la foire. Cette pièce est imitée des Rendezvous bourgeois, et ne laisse pas d'être fort amusante. La musique de Grisar est parfaitement appropriée aux situations. Nous rappellerons la sérénade chantée au lever du rideau, les couplets de mezzo-soprano, l'air du ténor : J'aime, j'aime, qui est fort comique et le quatuor Bonsoir, monsieur Pantalon, qui a donné le nom à la pièce dont il est le morceau musical le plus intéressant. Ponchard fils a créé le rôle de Lélio ; Ricquicr, celui du docteur; les autres ont été remplis par M">e9 Decroix, Lemercier et Révilly.
BONSOIR; VOISIN, opéra-comiquo en un acte, paroles de Brunswick et Arthur de Beauplan, musique de Poise, représenté au Théâtre Lyrique le 18 septembre 1833. Ce fut le début du jeune compositeur, lauréat de l'Institut. On y remarqua de la verve et de la facilité ; l'ouvrage eut cent représentations. M. Poise a été l'élève d'Adolphe Adam.
BONS VOISINS (les), opéra-comique en un acte, paroles de Planterre, musique de Jadin, représenté à Feydeau le l^r novembre 1797. Cet ouvrage n'est ni pire ni meilleur que les (Quarante autres dus à la fécondité de cet ancien page de la musique du roi Louis XVI, qui était un pianiste habile, mais qui, comme compositeur, avait plus de facilité que d'inspiration.
BORGOMASTRO DI SAARDAM (il), opéra
italien, musique de Donizetti, représenté à Naples en 1827.
BORGOMASTRO DI SAARDAM (il), opéra italien, musique de Rossi (Lauro), représenté à Milan, au théâtre de la Scala, en 18^4.
BORIS, opéra, musique de Mattheson, représenté à Hambourg en 1710.
BOTTEGA DI CAFFE (la), opéra italien, musique de Righini, représenté à Prague en 1778.
BOTTEGA DI CAFFE (la), Opéra italien, musique de Gardi, représenté à Venise en
BOTTLE OF CHAMPAGNE (the) [la Bouteille de Champagne], opéra anglais, musique de Bishop, représenté au Wauxhall en
BOUCHARD D'AVESNES, Opéra national en cinq actes et sept tableaux, paroles de M. Van Pée, musique de M. Miry, représenté à Gand en février 1864. Cet ouvrage a été chaleureusement accueilli. L'orchestre
était conduit par M. Singeléc, l'habile violoniste.
BOUCLE DE CHEVEUX (la), opéra-comique en un acte, paroles d'Hoffman, musique de Dalayrac, représenté sur le théâtre Feydeau le 29 octobre 1802. Cet ouvrage éprouva une chute complète, malgré le talent des auteurs et le goût du public de ce temps pour leurs productions.
BOUFFARELLI OU le PRÉVÔT DE MILAN,
opéra-comique allemand, musique de Strunz, représenté au théâtre de Bruxelles vers
BOUFFE ET LE TAILLEUR (le), opéracomique en un acte, paroles de GoufTé et Villiers, musique de Gaveaux, représenté au théâtre Montansier le 21 juin 1804. Cette bluette est encore amusante après soixante ans de date; aussi a-t-elle reparu à plusieurs reprises à l'Opéra-Comique , et n'a-t-elle jamais quitté le répertoire de province. On y retrouve la gaieté tempérée et spirituelle de ce chansonnier délicat, qui ne buvait que de l'eau, tout en célébrant joyeusement et en bons vers le jus de la treille. Les saillies du dialogue conservent leur effet, parce qu'elles sont à leur place et de bon aloi. Les situations ont été bien comprises et bien traitées par le musicien. Gaveaux avait un sentiment de l'art très-vif. Il avait fait de bonnes études littéraires et musicales, et, avant l'apparition d'EUeviou et de Martin, c'était le meilleur chanteur de l'Opéra-Comique.
Il est fâcheux qu'il ait éparpillé ses inspirations mélodiques sur un aussi .grand nombre d'ouvrages, car elles ont du naturel et de la grâce; plusieurs de ses romances sont devenues populaires. Dans le Bouffe et le Tailleur, nous rappellerons particulièrement la scène dans laquelle l'acteur chante un duo à lui seul, s'asseyant et se relevant pour faire la demande et la réponse :
Monsieur, vous avez une fille.
— Parbleu ! monsieur, je le sais bien.
— Monsieur, je la trouve gentille.
— Cela, monsieur, ne vous fait rien.
Et la romance dont les paroles et la musique sont si bien dans le vrai caractère de la comédie à ariettes :
Conservez bien la paix du cœur.
Disent les mamans aux fillettes ; Sans la paix, adieu le bonheur; Craignez mille peines secrètes.
On tremble, on se promet longtempc De rester dans l'indifférence, Et puis on arrive à douze ans, Et le cœur bat sans qu'on ; pense.