BOUQ
On comprend la pensée du second couplet :
Et puis l'on arrive à seize ans,
Et l'amour -vient sans qu'on y pense.
Et on devine aussi que ce sévère avertissement sera un peu corrigé à la conclusion, par cette morale plus douce enseignée aux fillettes :
Si l'on n'aime pas au printemps.
L'hiver viendra sans qu'on y pense.
Ces petits ouvrages, entendus de loin en loin, reposent l'esprit des efforts trop bruyants du répertoire comique moderne.
BOUFFE ET LE TAILLEUR (le), opéra, musique de Winter, représenté à Gènes en 1819, et à Munich en 1820.
BOUQUET DE COLETTE (le), opéra français en un acte, musique de Lemoyne, représenté à Varsovie en 1775.
BOUQUET DE L'INFANTE (le) , opéracomique en trois actes, paroles de MM. Planard et de Leuven, musique de M. Adrien Boieldieu, représenté à l'Opéra-Comique le •27 avril 1847. Le livret n'est pas heureusement imaginé. Don Fabio de Sylva, gentilhomme portugais exilé et dépouillé de ses biens par le roi de Portugal, veut se venger. Il organise un complot qui est découvert. Il est condamné à mort ; et la sentence va recevoir son exécution, lorsqu'on apprend que le roi accorde la grâce du coupable. C'est le bouquet de l'infante tombant sur la scène qui est le symbole de l'amnistie royale.
M. Henri Blanchard a jugé trop sévèrement cet ouvrage.
a M. Boieldieu, dit-U, n'en est pas à son coup d'essaij et on aimerait à lui voir frapper des coups de maître. Il a le faire facile, mais quelque peu arriéré par la simplicité trop claire de sa mélodie et la naïveté de ses modulations. A Dieu ne plaise que nous nous fassions l'avocat des idées romantiques en musique; mais il faut reconnaître que le chant est devenu plus passionné et les accompagnements plus complets qu'ils ne l'étaient jadis. Le naturel est une belle qualité; mais il y a le naturel insignifiant, niais, plat, comme il y a le naturel élégant, facile, noble, élevé. M. Boieldieu nous semble se tenir au milieu de ces deux naturels : c'est la pointe d'originalité, cet inattendu si nécessaire pour réveiller l'auditeur blasé par les styles si divers qu'on essaye à présent, qui fait défaut à M. Boieldieu. Sa muse est trop honnête fille, trop décente ; elle ne se permet pas le plus petit écart. Elle nous fait