BOUQ
l'effet de considérer les muses de Beethoven et de "Weber comme ces dames trop hardies du temps de la Régence, qui ne suivaient que les caprices de leur imagination. » Nous . avouons que la musique n'a pu relever le mauvais poëme du Bouquet de l'infante; mais cependant on a pu apprécier les qualités qui distinguent M. Adrien Boieldieu. Héritier d'un nom illustre, il a su en perpétuer jusqu'à un certain point la gloire. Déjà, dans son opéra de Marguerite, on avait remarqué des élégies élégantes: dans le Bouquet de l'infante, les morceaux sont plus développés et l'instrumentation plus riche. Nous signalerons, au premier acte, l'introduction qui mérite des éloges, ainsi que la cachucha, chantée avec un incomparable brio par Mlle Louise La voye ; l'habile cantatrice dut bisser cet air ; un charmant nocturne à quatre voix ; la romance : Yous voyez bien qu'il est mon père, chantée par MUe Lavoye; l'air de Pascales; et, dans le reste de la partition, le trio avec chœurs, l'air de Ginetta et la romance de Fabio : Ah! le plus beau jour de ma vie sera mon dernier jour .' qui est d'un sentiment noble et d'une expression touchante. Audran, Mocker et Mlle Lavoye ont créé les rôles de cet ouvrage.
BOUQUET RENDU (le), opéra, musique de J. Miller représenté en Allemagne vers
BOUQUETIÈRE (la), opéra en un acte, paroles de M. Hippolyte Lucas, musique d'Adolphe Adam, représenté à Paris, sur le théâtre de l'Opéra, le 31 mai 1847. Le vicomte de C^ourtenay achète tous les jours, au prix d'un écu de 6 livres, un bouquet à Nanette. Le vicomte est un charmant mauvais sujet qui se ruine au jeu, si bien qu'il n'a pas d'autre ressource que d'aller s'engager chez un racoleur. N'ayant plus le moyen d'acheter un régiment, il le gagnera. En chemin, il recontre la jolie bouquetière. Nanette lui offre le bouquet quotidien; mais comment le payerait-il? tout son avoir se borne à vingt sous... Le vicomte donne à Nanette un billet de loterie, puis il lui fait ses adieux en déposant un baiser sur les joues de la jeune fille. Nanette est émue et n'écoute que d'une oreille distraite M. l'inspecteur du marché, qui a bien envie de lui décocher une déclaration, mais en est toujours empêché au moment décisif par quelque incident grotesque. Le vicomte revient, portant à son chapeau les rubans des nouveaux enrôlés, s'apprêtant à payer à ses nouveaux camarades la bienve-