DIG
choisir la période h laqnollo il devra effectuer ses récoltes, surtout lorsqu'elles devront être consommées par les animaux do son exploitation.
‘2^^ Digestibilité relative. — I^a digestiV)ilité relative des aliments dépend uniquement do leur composition chimique, c’est-à-dire du rapi)ort qui existe entre les matières azotées d’une part et la somme des matières solubles dans réthor, et des extractifs non azotés d’autre part ; ce rapport porte le nom do relation nutritive.
I^a digestibilité relative est d’autant plus grande quo le rapport so rapproche le plus de l’unité, c’est-à-dire quo la quantité de protéine est plus grande. C’est ainsi que la digestibilité des aliments concentrés, à relation nutritive étroite, est toujours plus grande quo celle des aliments grossiers à relation nutritive large. Parmi les aliments concentrés, les plus riches en protéine sont aussi ceux dont la digestibilité relative est la plus élevée. Il en résulte qu’entre deux aliments de môme constitution physique et fournissant la protéine au mémo prix, on devra toujours donner la préférence à celui dont la relation nutritive sera la plus étroite, car il sera le plus digestible.
— Les animaux empruntent aux aliments végétaux ou animaux, les divers éléments qui leur sont indisponsaI)les pour la constitution et la réparation constante do leurs tissus; mais les principes immédiats quo contiennent les aliments no peuvent être ainsi assimilés directement par les animaux : ils doivent au préalable subir dans l'appareil digestif des transformations complexes qui leur permettront do traverser ensuite la paroi intestinale et do passer dans le sang. L’ensemble de ces modifications porte le nom de digestion.
On sait quo les aliments se composent, d'une part, de matières organiques et, d'autre part, do matières inorganiques ou sols minéraux; la matière organique comprend ellomôme les matières albuminoïdes, les matières solubles dans l’éther quo Ton désigne improprement sous le nom général do matières grasses ; enfin les hydrates do carbone, qui comprennent les extractifs non azotés (amidon, fécule, sucre, etc.) et la cellulose. Quant à la matière inorganique, elle est composée de sols minéraux résultant de la combinaison, soit entre eux, soit avec l’oxygène, des corps simples suivants quo l’on y rencontre ; phosphore, soufre, fer, chlore, manganèse, potassium, sodium, calcium.
DICTIONNAIRE d’ AGRICULTURE.
Nous allons étudier l’action des sucs digestifs sur ces différents principes immédiats et voir les transformations auxquelles ils sont soumis pour être digérés par l’animal.
Pondant l'acte do la mastication, les aliments sont mélangés en abondance dans la honcho à un liquide spécial, sécrété par dilfércntes glandes dites salivaires : c’est la salive. La salive est un liquide incolore, visqueux, à réaction alcaline; elle contient une matière azotée précipitable par l’alcool à laquelle on a donné lo nom do ptyaline ou do dinstase salivaire. Cette ptyaline est on ofi'ct un ferment soluble qui possède comme la diastaso la propriété do transformer les matières amylacées, qui sont insolubles, en glucose soluV)lo
Le phénomène do la digestion commence ilonc aussitôt l’entrée des ali menis dans la bouche, par l'action do la salive. Lo bol alimentaire formé après facto de la mastication est envoyé dans le pharynx et do là dans l œsophage par i intermédiaire duquel il arrive dans l’estomac. L’action do la salive sur les matières amylacées s’y continue et clic y est aidée par les acides constamment sécrétés par la muqueuse stomacale (acides lactique, chlorhydrique), (|ui possèdent, eux aussi, la propriété de transformer ces principes immédiats en glucose. Mais ce n’est pas là la principale fonction de l'cstomac ; la muqueuse stomacalo possède dos glandes qui sécrètent un suc spécial, la pepsine, qui rend les matières albuminoïdes diffusibles et les transforme par l'hydratation en peptones.
Les aliments, réduits en bouillie, passent peu à peu do l’estomac dans la première portion de l'intestin grclo où ils vont avoir à subir l'action énergique du suc pancréatique et do la bile qui s’y trouvent mélangés. Lo suc pancréatupio est un auxiliaire do la diastaso salivaire et do la pepsine; sa fonction est d achev’er le travail do cos deux ferments ; comme la diastase, en effet, il jouit de la propriété do transformer les matières amylacées en glucose et joue le môme rôle quo la pepsine sur les matières albuminoïdes ; mais il exerce en outre sur les matières grasses une action qui, combinée avec celle de la bile, a pour effet de rendre ces principes diffusibles par rémulsion et la saponification.
Après avoir subi l’action de ces divers sucs digestifs, la bouillie alimentaire est plus riche que ne l’étaient les aliments qui ont servi à la former. Elle chemine pou à peu dans l'intestin, fournit au sang, soit directement par
los ccipi^ (|iii t o-pisscnl 1 3. siirf*3Co
des villosités intestinales, soit par rintemiédiaire dos vaisseaux chylifères, les ôléinonts qui sont devenus soliih’les ou ditfusihles pendant la il\f^(-si\ou. et s’appauvrit do ^ilus en j)lus à mesure «qu’elle iivaiieo dans le tube inleslinal.
Lorsque < ctte bouillie arrive au cæcum, elle a abandonné tous les jirincipes assimilables, et on no trouve plusguère dans cette seconde partie de Tintostin, que les matières non digérées noyées dans beaucoup d’eau. 11 se produit là une fermentation très active do la cellulose, fermentation qui va se continuer dans le gros et le petit côlon. Les résidus do la digestion perdent I cau qui les baignait et qui a passé au travers do la paroi intestinale, arrivent dans le rectum d'où ils sont expulsés au dehors par contractions et relâchement du sphincter de Tanus.
Genre do plantesdo la famille des Scrofulariacées (/^ir/.) dont l’espèce la plus commune est la digitale pour- \)ro (iJigitalis purpurea).
On la trouve surtout dans les terrains sablonneux et secs, les schistes et les gros arides. La digitale pourpre Digitale,
so caractérise
par une tige velue, des fleurs rouges disposées en épi ; c'est une plante vénéneuse renfermant un alcaloïde appelé digitaline, utilisé comme calmant.
Oifçiie. — Les digues sont des ouvrages en terre ou en maçonnerie destinés à arrêter les eaux : sur les rivages de la mer, elles préservent les terrains bas des atteintes dos grandes marées; le long des rives d'un fleuve, elles préviennent les ravages des crues; autour des cuvettes naturelles,
clics forment des bassins de retenue.
Les digues importantes sont exécutées par des ingénieurs jjour le compte de syndicats ou de l’Ktat; les petites digues qui servent à former des bassins de retenue ])oiir les eaux
nécessaires aux irrigations sont établies par le cultivateur.
Le bassin do retenue doit être situé assez haut pour dominer les terres à irriguer et cependant assez bas pour recevoir les eaux des sources ou des pluies. Si le terrain n’est pas sufflsamment imperméable, on peut le colmater en délayant do la glaise ou do l'argile dans les premières eaux que recevra le bassin.
La maçonnerie est toujours chère, difficile à établir, à liaisonner et à ancrer dans les berges ; aussi préfèret-on, pour les petites digues, jusqu’à G ou 8 m. de hauteur, so servir de terre imperméable et bien pilonnée.
La crête B do la digue (/*V^.) a une largeur do 1*”,50 à 2 m. et dépasse le niveau do l’eau de 0'”,50 à 1 m.
environ; le talus a, vers la retenue, doit avoir une pente do 1 do hauteur pour 2 de base et le talus extérieur ô, 1 do hauteur pour 1 do base. Les fondations do la digue sont taillées en gradins ou en redans et le réservoir A est creusé légèrement pour fournir la terre nécessaire à la construction.
Pour édifier la digue, on étale la terre en couche de 0"’,15 à 0'",20 d'épaisseur et on la pilonne soigneusement en ayant soin do répandre do temps en temps un lait ao chaux pour détruire les lombrics. La terre doit être exempte de grosses pierres et do débris végétaux et dans le cas où elle n'est pas suffisamment imperméable on élève en meme temps que la digue un noyau c ou corroi d argile jusqu'au niveau de la retenue.
Ouvrages accessoires. — Un réservoir doit être pourvu d'un déversoir do surface solidement maçonné, par lequel passeront les eaux fournies par Ics^ crues accidentelles, et d'un orifice de sortie garni d'une bonde ainsi que le représente la figure. I^e conduit qui traverse la digue est construit en planches avec des diaphragmes exté-
rieurs pour empêcher les infiltrations d’eau entre ses parois et la terre do la digue.
La capacité d un réservoir se calcule d’après le volume d’eau dont on veut disposer ou d’a]n*ès le volume que peut fournir son bassin versant ; llervé- Mangon admet que 1 hect. de bassin versant peut fournir annuellement environ 1 000 à 1 200 me. d’eau. — Charvet.
Prise d'eau et bonde.
niluvium. — Lo diluvium est formé par des dépôts qui se sont elfectués à l’époque quaternaire au moment du retrait des eaux. Généralement le diluvium est constitué par des alluvions anciennes fournissant le plus souvent des terres très fertiles (Yoy. Alluvion^.
Dindon. — Le dindon {Meleagris gallopavo) vit en troupes considérables dans rOhio et le Kentucky. On admet qu’il est originaire de l’Amérique (Indes occidentales), d’où lui est venu son nom de Coq d'Inde.
C’est un oiseau très grand et très fort, mesurant, de la tête à la queue, 1 m. à 1"’,30 et possédant une envergure de l'“,80 à 2"', 60. A l’état ordinaire, le mâle peut peser 10 kg.-; gras, 15 kg.; la femelle,plus petite, atteint de 5 à 8 kg.
On distingue des variétés noires, blanches, cendrées et roussâtres; certains éleveurs considèrentle noir comme un indice de force et de qualité do viande.
A la naissance, le mâle est plus petit que la femelle; quand les tailles sont égales il prend l’éperon. Sur la tête, on trouve des poils longs et raides, mais pas do plumes, et la
Dindon.
mandibule supérieure porte une caroncule érectile qui peut atteindre 5 à 6 cent. lorsque lo mâle fait la roue. Au poitrail il se forme chez le mâle un paquet de crins longs et redressés {Fig.).
La dinde n’a pas d’éperon ; la caroncule supérieure est fort peu érectile, moins forte et do couleur noire.
L’accouplement a lieu en février, mars. A ce moment, lo mâle devient méchant et s’acharne après les volail-' les do la basse-cour jusqu’à parfois les tuer.
La femelle fait doux pontes par an, l'une au printemps, l’autre à l’automne. A ce moment, il faut la surveiller, car elle se cache pour pondre.
La dinde est excellente couveuse et souvent on l'a substitue à la poule pour élever dos poussins. Si elle couve scs œufs, il leur faut trente jours d’incubation. On a vu des dindes faire deux couvées do suite avec la meme sollicitude- Il faut néanmoins leur reprocher d’être maladroites pour les petits, qu’il est important pour cette raison de surveiller pondant les premiers jours.
A la naissance, les dindonneaux paraissent chétifs, chlorotiques; ils demandent beaucoup de soins et craignent l’humidité. On les nourrit avec des œufs durs, do la mie de pain, des œufs de fourmis, des orties parfaitement hachées et on leur fait noire du vin.
Mais c’est surtout vers Tage do deux mois, au moment où la tête s’orne do barbillons et de caroncules, que l’élevage devient délicat. 11 faut une nourriture spéciale avant et pendant la crise du rouge. On fait alors des pâtées de farine de sarrasin auxquelles on ajoute des orties, des oignons, du persil, du fenouil et de la cliicorée sauvage. On peut aussi faire usage de la poudre Mille ainsi composée :
Cannelle de Chine en poudre fine . .
Gingembre . . .
Gentiane ....
Anis
Carbonate de fer
i 500 grammes 5 000 —
Une cuillerée à café matin et soir suffit pour la pâtée de 20 dindonneaux.
La crise du rouge terminée, les dindons sont très rustiques, très robustes et consomment la nourriture de tous les oiseaux de basse-cour. A la fin de l’été et à l’automne, les éleveurs qui possèdent beaucoup de dindons les réunissent par troupeaux soumis à la garde d’une personne. Ils
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se nourrissent ainsi do grains ramassés dans les cliaumcs, do glands, de châtaignes, d’insectes dans les taillis ou les forets. Le régime est alors très éconoiniciiio. On y ajoute du hlé, <lu sarrasin, de Torge, du maïs, des pâtées do pommes do terre cuites.
Ja» dindon ong^raisse facilement et fournit une chair délic ate, très estimée, l/élevago V)ien dirigé est toujours une source importante de revenus. — J. T.
OioYciiie. — Une plante dioïque est celle qui ne présente qu’un seul sexe sur le mémo individu. Kx. : les saules, le chanvre sont des végétaux dioïques.
niplitérie. — ISIaladie infectieuse dont le sièg^e se trouve sur les muqueuses (jui se recouvrent de fausses membranes.
La diphtérie peut se localiser sur Tappareil respiratoire, c’est alors Vanff ine diphtêrinxie ou cx'oupale ; elle ])cut atteindre rintestin, c est alors Ventérite diphtérique-
La diphtérie sévit surtout chez les oiseaux; elle peut être buccale^ nasale-, pharyngienne et cutanée-
Le diagnostic et le traitement sont surtout du ressort du vétérinaire. Kn rattendant, si l’on a dos doutes sur la nature du mal, il faut séquestrer les animaux ou les oiseaux atteints, désinfecter les locaux ])our éviter la propagation de la maladie par voie de contagion.
■•Ipsucces. — Famille de Y)lantcs dicotylédones, se raj>prochant beaucoup des Composées, avec cette difl’érence que les étamines sont au nombre de quatre à anthères libres.
On rencontre les genres Dipsacus (cardere) et Scabiosa (scabieuse) (Voy.
Caudèke).
Olpt<M*o« (Kni omologie). — ITn dos huit ordres do la classe des Insectes. Los diptères sont caractérisés par une bouche disposée pour sucer et pour picpier; leur tète est mobile, arrondie, so rattachant au corps par un petit pédicello court et grêle. I..es trois articles du thorax sont .soudés, recouverts de poils durs et épineux.
Les ailes viennent s'insérer sur le thorax, au nombre de deux, la deuxième paire étant transformée en balanciers qui servent â régulariser le vol. Les pattes sont disposées pour la man lie; le tarse comprend cinq articles, il est terminé par des griffes entre lesquelles se trouvent de petites pelotes vésiculeuses, qui servent â maintenir les insectes sur les surfaces polies.
I^cs diptères sont ovipares; les œufs donnent naissance à des larves molles ayant l’apparence de vers apodes qui ne peuvent progresser que par les
mouvements des anneaux du corps.
Les larves no sufdsscnt pas do mue, excepté toutefois chez les tipules et les cousins.
Cet ordre reniormo un assez grand nombre do genres: ceux (jui intéressent le plus le cultivatcMir sont : les tipules, les cécidu/nges, les taons, les oestres, Vhyjjoderîue du bauf, le mélophage du mouton -
Mif^liley (Itace). — Race de moutons améliorée par Lakewell dans lo comté do Lcicester, au village de Dishlcy. Scs caractères .sont les suivants : teto à peu près carrée, assez forte, blanche, tachetée d une teinte ardoisée ainsi que les membres. Le cou est court, le dos large, les hanches écartées, la croupe horizontale, le gigot large et bien descendu ; la côte est bien arrondie, la poitrine ample; en un mot on rencontre tous les indices d'un animal amélioré pour la boucherie i)ar une sélection habile et sérieuse (Fig.)- I^a laine est longue,
Mouton Dishley.
possédant du brillant et de l’éclat ; le poids de la toison est d’environ 3 kg.
â 3'^P,500, ce qui est peu pour des animaux atteignant des poids do 00, 80 et 110 kg.
Le dishlcy est un animal exigeant ; on ne peut donc le nourrir que dans les cx[)loitations â sol très fertile. On lui reproche en outre de no pas donner une viande d'excellente (qualité, trop couverte et peu persillée. Sous ce 2'apport, lo southdown lui paraît préférable.
On a surtout utilisé lo disliley pour produire, avec le mérinos, le croisement d ishley-mérinos .
— I.e dishley a été croisé avec le mérinos pour améliorer la conformation de ce dernier. On a réussi de la sorte â communiquer au mouton mérinos plus do viande, plus do précocité et plus d’aptitude à l’engraissement.
nistillntion. — Voy. Eau-de-vie.
nistîciiie (Botanique). — Los feuilles sont distiques lorsqu'elles sont situées dans un même plan, sur deux
DIS
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Distome adulte (Grandeur naturelle, 3 cm. 1
Distome jeune Grandeur nalurclle).
des engrais pulvérulents sont extrômement nombreux ; nous allons en décrire deux t yp e s parmi les plus répandus.
Le distributeur à hérisson estforméd'une caisse à digérais /)
dont la paroi G et les côtés sont fixes, tandisque la paroi B et le fond A sont élevés d’un m O u v e- 1. Distributeur d'engrais ment très lent à hérisson (Coupe), par une crémaillère a commandée par un pignon b.
Au-dessus de la caisse K so trouve
rangs, le long do Taxe qui les supporte.
Histoiiio. — On appelle ainsi un ver plat (b^ig.) se développant dans
le foie du mouton, so nourrissant aux J dépens du sang cd | déterminant une • anémie profonde ; qui so traduit par ' la cachexie aqueuse (Voy. Cachkxik).
— I^es
systèmesappliqués à la distribution
par la flèche; les palettes rejettent alors dans le conduit F et de là sur le sol, l’engrais do la caisse K au fur et à mesure do son élévation. Le débit de l’engrais dépend donc de la vitesse avec laquelle tourne le pignon ô, c ost-à-dire do la vitesse d’ascension do la paroi B et du iond A. La figure 2 en perspective du semoir à hérisson représente en AI la roue de commando fixée au mo^'eu de la roue porteuse de droite ; R est le pignon de commando du liérisson D; et O, les