Distributeur d’engrais « Le Soleil » (Ku action
100 kg. à 1100 kg.; avec le distributeur Soleil la marge est encore plus élevée entre le minimum d’environ 30 kg. et le maximum do 15 000 kg. à. riiectare.
Le distributeur d’engrais attelé d’un cheval et conduit par un homme peut couvrir de 4 à 6 ha. dans une journée de dix heures ( 4).
I^es engrais liquides sont distribués par les tonneaux à purin (Voy. Ton- KEAU A purin). ChaUVET.
— Voy. Moisson.
Oorkioç (li^olaille). — Race de volailles originaire du comté de Surrey (Angleterre). Elle est remarquable par un squelette réduit et des formes très amples, ce qui la fait rechercher pour la table. La poule est bonne pondeuse, bonne éleveuse ; les poussins sont d’une croissance rapide.
On en distingue plusieurs variétés d'après la couleur du plumage : la dorJdng foncée^ V argentée^ la blanclie et la coucou.
Oorypliora. — Coléoptère de la tribu des Chrysoméliens, originaire
d’Amérique, où il a causé do grands ravages en s’attaquant aux f>ommes do terre. 11 a été introduit en Allemagne vers 1875. Nous en avons été fort heureusement préservés.
— La dossière est constituée par une forte courroie qui
f)asse dans la gorge de la selle de inion, maintient les brancards et les empêche de s’abaisser.
I^Oiieette. — Voy. Mâche.
Itt^iicin. — Voy. Pom.mier.
noiiello. — On appelle douelles ou douves les planclies obtenues par la fente, dans le sens des libres du bois, et qui servent à confectionner les tonneaux. On emploie surtout à cet usage le chêne et le châtaignier; le hêtre n’est utilisé que pour les tonneaux devant recevoirdes substances sèches.
Woyenné. — Voy.
Poirier.
— On
désigne sous le nom dedi'ageoîi le rameau qui est issu d’un bourgeon adventif naissant, chez certains végétaux, sur les racines ou au collet.
I^cs drageons sont très communs sur le rosier, le lilas, l’aune blanc et le robinier.
On peut les utiliser pour la multiplication des plantes.
nrniiiit{2;e. — Opération qui a pour but d’asséclier les terrains humides ou mouilleux.
D’après Hervé-Mangon et I^eclerc, la proportion d’eau la plus favorable au développement des végétaux est de 15 à 53 0/0 du poids de la terre : au delà, le sol est trop humide et l’eau en excès rend la culture difficile et parfois meme impossible : il faut avoir recours au drainage ; en deçà, les plantes souffrent de la sécheresse et il est avantageux d’irriguer (Voy. Irrigation).
En général on reconnaît qu’un terrain doit être drainé aux indices suivants :
L’eau séjourne longtemps dans les dépressions et finit par détruirc/los plantes lorsqu’elle n’a pas d'écoutement.
5"' La terre reste boueuse, puis durcit et se fendille par la sécheresse, ne permettant les labours que pendant uno période très courte.
3® Les racines des plantes, ne pou-
DRAINAGE
— vn —
DRAINAGE
vant pénétrer dans un sol g'orgé d’eau, ne se développent qu’au voisinage do la surface, au lieu d'aller chercher leur subsistance dans les couches profondes.
4^ Le terrain se recouvre de la végétation caractéristique des lieux humides, renoncules, joncs, carex, etc.
Méthodes d’assèchement. — Les méthodes d’assèchement sont au nombre do deux : A. l’assèchement par rigoles ouvertes et billons; B, le drainage par conduits enterrés ou drains.
A. — Assèchement par rigoles ouvertes et billons. I^’établissement des bil- Jons, traité à l’article I^aboür, a pour effet de surélever une partie du terrain en l’éloignant du plan d’eau qui se trouve dans les dérayures ; mais l’assèchement est insuffisant, car le soussol reste mouillé. Do plus l’écoulement superficiel est lent, à moins que la surface ne soit assez inclinée; l’eau entraîne la terre et produit des éboulements derrière lesquels elle se ramasse et inonde les points bas; enfin les travaux dè culture sont difficiles à exécuter.
B. — Assèchement par conduits enterrés ou drainage proprement dit. I^o sol, par ce procédé, est parfaitement asséché et aéré; sa surtaco reste plane et no présente plus d’obstacles aux instruments de culture ; enfin le drainage est durable et demande peu d’entretien.
Types de drains, — Nous allons énumérer rapidement les nombreux types do conduits souterrains, pour no retenir que ceux que la pratique a sanctionnés :
Pierres perdues.
Pierres plates.
3^ Fascines et branchages.
4® Fagots de sarments.
5^ Conduits en tourbe séchée.
6® Conduits en terre moulés sur place.
7® Plaques de gazon.
8® Briques plates.
9^ Tuiles courbes.
10^ Tuiles courbes posées sur briques plates.
11® Tuyaux en poterie de diverses formes.
Pierres perdues. — IjCS tranchées do drainage {Pig. /) reçoivent une épaisseur de 0'”,3Ô à 0'’^,40 de pierres cassées; les plus grosses pierres, celles qui passent dans un anneau de 0’",08 do diamètre, sont jetées au fond de la tranchée et les plus petites par-dessus. I^es cribles sur brouette constituent (Pig. 2) le procédé pratique de triage des pierres et de remplissage do la tranchée.
Le ^i*ainago en pierres perdues
doit etro plus profond que le drainage par tuyaux; il est assez durable, assez efficace et surtout économique lorsque la pierre se trouve sur le terrain môme.
Pascines^ branchages et sarments, — Au lieu de pierres, le fond de la tranchée reçoit des fagots de branchages ou de sarments do O'" ,95 à, O"’, 30 do diamètre ; la figure 3 montre comment on doit confectionner et lier les fagots.
Ce procédé est moins durable et moins efficace, car le bois so pourrit et récoulcment s’arrête au bout de quelques années.
Conduits en tourbe séchée. — Dans les terrains tourbeux on établit, à pou do frais, des conduits que l’on découpe (^Pig. 4), à l’aide d’une bêche spéciale (Pig. 5), dans la tourlro humide; on les fait sécher au soleil et on les place ensuite au fond do la tranchée. Ce système présente les mêmes avantages que le suivant et, en outre, il est plus économique, les conduits étant fabriqués sur place.
Tuyaux en poterie. — Los tuyaux en terre cuite ou poterie datent do 1816 et sont actuellement préférés à tous les autres types de conduits; ils sont cylindriques {Pig- leur diamètre varie entre 0"',03 et 0"\15 et leur longueur est de 0’”,33. On les pose au fond de la tranchée soit simplement bout à bout, soit réunis par des manchons, ainsi que le montre la figure 7.
Bien que cette dernière disposition soit un peu plus coûteuse que la première, on la préfère avec raison parce qu’elle a l’avantage de retarder l’obstruCtion du conduit et do s’opposer aux déplacements des tuyaux dans les terres mouvantes ou peu consistantes; elle est presque indispensable pour les tuyaux de petit diamètre.
Qualités et prix des tuyaux, — Le cultivateur n’a pas intérêt à fabriquer ses tuyaux lui-même, mais il doit s’assurer de la qualité de ceux qu’il achète.
Un bon tu^'au doit être cylindrique sans aplatissement ni courbure ; il doit rendre un son clair quand on le frappe avec un corps dur et ne pas laisser do marques terreuses sur les mains; enfin, plongé dans l’eau pendant dix à douze heures, il n’absorbera que 15 0/0 do son poids d’eau au maximum, pour ne plus augmenter de poids par une immersion plus prolongée.
Le prix des tuyaux varie suivant leur diamètre : les numéros les plus employés ont 0»",03, 0”\05 et 0"\08 do diamètre et valent respectivement 25 fr., 40 fr., et 65 fr, le mille.
Principes généraux du drainage. —