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Tuyaux de drainage réunis par un manchon

Les principes ^^dnëraiix du draina^^o comprennent rensemble des considérations tliéoriqnes et des données pratiques qui règlent la direction adonner aux drains, la profondeur et ré('artement des tranchées, la longueur et le diamètre des tuyaux.

Un drainage se compose : de

petits tuyaux ou drains qui reçoivent leau des terres qui les environnent;

de gros tuyaux ou collecteurs dans lesquels vont se jeter toute une série de drains; le collecteur constitm^ le tronc principal d'évacuation et les drains forment les raniilîcations.

Direction des drains- — Tous les auteurs qui ont traité la question antérieurement à 1890, Hervé-Mangon, Grandvoinnet, Barrai, en France; Norton, Smith, Parkes, en Angleterre;

DRAINAGE

DRAINAGE

■Vincent, Dunkelberg, Perels, en Allemagne; Leclerc, en Belgique, et tant d’autres, ont préconisé le tracé des drains d’assèchement suivant la ligne de plus grande pente et, par conséquent, le tracé du collecteur A B suivant une ligne de faible

Eento (dite ligne do asse pente), ainsi quelemontre

B Tracé d’un drainage.

la partie gaucho do la figure en A.

Cette disposition avait bien trouvé quelques contradicteurs et, entre autres, Stephens en Angleterre, mais les objections des seconds, bien qu'aussi spécieuses que les raisons mises en avant par les premiers, ne semblaient pas devoir triompher facilement, lorsque M. Risler, le distingué directeur do rinstitut agronomique, apporta, en 1890, <lo nouveaux et très serieux arguments contre la méthode enseignée jusqu’alors et se prononça nettement en faveur de la disposition représentée en B à droite de la figure.

I^a méthode actuelle, nous pourrions meme dire la méthode rationnelle, assigne donc au collecteur C D la direction de la ligne de plus grande pente, et aux drains d’assèchement une direction oblique suivant une pente plus faible. Dans la figure, les courbes de niveau sont tracées en pointillé , les drains en traits pleins et les collecteurs traits.

Profondeur du drainage. — La profondeur et l’écartement des drains

sont deux quantités connexes, liées l’une à l’autre par une loi d’où l’on déduit l’écartement quand on connaît la profondeur, et, réciproquement, la profondeur quand fixe l’écarto- ^ ment. D’une ma-

nière générale c’est la profon- ^ drainage

hUlJ qui est imposée r soit par la cote du débouché où le collecteur écoule scs eaux, soit par la situation de la coucheimperméable qui maintient l’humidité dans le sol.Ondoit en effet descendre le drainage jusqu’à la coucheimperméablo si elle n’est pas à une profondeur supérieureàl’",30, et, d’autre part, si elle est moins profonde, elle limite renfoncement des drains qui plus bas n’auraient aucune action. Si le sol est tourbeux, il faudra descendre jusqu’au terrain solide pour y asseoir les drains et prévoir un affaissement du sol drainé d’environ im cinquième.

La profondeur d’un drainage varie entre 0’",90 et 1*",90, avec 0’",60 pour minimum et l’",30 pour maximum.

La relation qui existe entre la profondeur et l’écartement des drains peut être établie de deux manières :

A. — Expérimentalement, d’après

Dimensions des tranchées.

en doubles

Hervé-Mangon, en creusant dans le terrain à drainer une tranchée ayant la profondeur et la direction requises, puis en forant à droite et à gauche, à

DRAINAGE

DRAINAGE

la mémo profondeur, dos trous do 0^,50 do côté, distants do la tranchée do d, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 m. Ces trous seront suflisamniont écartés les uns dos autres pour ne pas s’influencer; on les recouvrira do branchages ou de ])aillassons pour les soustraire à l’évaporation. Puis deux ou trois jours après une pluie ordinaire, on mesure l’abaissement du plan d'eau dans chaque trou et on examine l’état do la terre asséchée. Supposons, par exemple, que l’assèchement soit jugé convenable pour le trou situé à. 6 m.

en amont et pour celui situé à 5 m. on aval, on en conclura que l’écartement à adopter est de 11 m.

B. — Théoriquement, en appliquant les données d’expérience indiquées par I^oclerc. Cet auteur distinguo dans le sol drainé trois couches super-

f)osécs qui sont, en commençant par a couche supérieure :

P Une couche do terre parfaitement assainie dont il convient do fixer l’épaisseur h à 0”',35.

2° Une seconde couche d’épaisseur h' dans laquelle l’eau remonte par capillarité. La valeur de h* dépend do la nature do la terre, elle est donnée par la seconde colonne du tableau I.

3® Un prisme gorgé d'eau dans lequel les gouttes d'eau tendit à descendre à droite ou à gaucho vers les drains en suivant une pente (3 dite pente d’assèchement (la pente est donnée par la troisième colonne du taVjleau I et l’angle de pente p en degrés, par la deuxième colonne).

Ta.l>leaii JL

DONNANT LA PENTE d’aSSKCHEMENT ET L’ÉPAISSEUR DE LA COUCHE CAPILLAIRE.

Kpais-

Nature

seur h'

Angle P

Pente d'as-

de

il Vr 1 cl

couche

d’as sè-

sèchement

la terre.

capil-

laire

chement

par mètre.

Crayeuse . . .

Pcrhiéablc^ Végétale i * * Argileuse ordi-

lo30'

naire

Argileuse com-

pacte

Tourbeuse . . .

Pour fixer les idées, supposons des drains écartés de 10 m. dans une terre argileuse ordinaire, nous aurons :

Kpaisseur [de la couche assninie . h = 0“»,3r» — — capillaire, h' = 0 ,45

Hauteur du prisme gorgé d’eau :

demi-écartement 5^, avec pente de 0,07 par mètre, soit :

Profondeur totale H = ln»,15

Écartement des drains, — Nous avons donné ci-dessus les rapports entre la

f)rofondeur et l’écartement ; nous nous )orncrons donc ici à dire que cet écartement varie entre 8 et 15 m.; 20 m.

étant un maximum rarement adopté.

Pente des draiyis, — Les pentes favorables à l’écoulement de l’eau sont comprises entre O"', 003 et O'", 008 par m.

Diamètre et longueur des tuyaux, — En principe le diamètre des tuyaux doit être uniforme ; mais pour diminuer la dépense, on emploie les tuyaux de 0"',03 de diamètre depuis l’origine du drain jusqu’au point où ils deviennent insuffisants ; on les prolonge alors par des tuyaux do 0,04, puis de 0,05, et ainsi de suite jusqu’au collecteur.

D’après Hervé-Mangon et I.eclerc le drainage doit évacuer en 36 h. 70 0/0 de l’eau tombée en 21 h. de forte pluie.

Supposons que la hauteur d’eau tombée soit do 0’",10, le volume par hectare sera ; 0,10 x 10,000= 1000 me.

et, en appliquant la règle précédente, le débit par seconde sera :

0 me. 000540

c’est-à-dire que le tuyau de drainage qui assécherait un hectare devrait écouler par seconde 0 lit. 51.

Le tableau II donne d’autre part le débit des tuy aux pour des pentes connues :

qra^blcan TT

DONNANT, EN LITRES, LE DÉBIT DES TUYAUX DE DRAINAGE POUR LES PENTES DE :

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