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DUN

Les drôches doivent être bien conservées, car SI elles moisissent elles peuvent devenir dangereuses.

— I^o dressage consiste à habituer graduellement les animaux aux travaux que Von en veut obtenir, et à les familiariser de bonne lieure avec les objets ou les choses avec lesquels ils seront plus tard en contact.

On s'occupe surtout du dressage du cheval et du bœuf de travail.

Le poulain se dresse dès le jeune âge. On Vhabitue au bout do quelques mois à supporter le licol, à recevoir des soins de pansage; de temps à autre, on lui lève les pieds, on frappe sur la sole avec la main pour quhl ne s'etiraie

{)as plus tard do la ferrure. A dixluit mois commence le dressage proprement dit, qui consiste d'abord à mettre les harnais et à les laisser pendant quelque temps sur le corps do l’animal. On le promène ensuite portant ces mômes harnais, en prenant la précaution de ne pas laisser frotter les chaînes ou les cordes sur les côtes ou sur les cuisses, afin do ne pas effrayer le jeune cheval. On Vattelle plus tard à une charrette vide ou on le met en trait entre deux animaux parfaitement dociles. Peu de temps après, on lui demandera un léger travail qui constituera un entraînement méthodique et lui donnera un excellent tempérament.

Le bœuf, plus patient, moins irritable, est plus facile au dressage; la mise au joug se fait presque toujours sans difficulté.

Pendant ia période de dressage, les jeunes animaux doivent être bien nourris : il faut les confier en outre à des charretiers expérimentés, patients et calmes. Un homme brutal et emporté rendra méchant et rétif un cheval de fort bon caractère ; très souvent un animal difficile sera facilement dompté par la douceur et les caresses.

Drupe* — Voy. Fruit.

Duciiesse u’i^ugoulêmo* —

Voy. Poirier.

Dune. — Les dunes sont formées par des amoncellements de sable apportés par la mer et déposés sur les plages. Sous l’action du soleil, ce sable se dessèche, de sorte que le vent soufflant du large peut l’emporter et constituer des monticules plus ou moins élevés.

Le sable rencontrant des obstacles ou formant lui-même obstacle facilite l’accumulation de dépôts successifs, si bien que les dunes ainsi constituées présentent l’aspect d’une série d’ondulations.

Sous l’action de vents intenses, ces

I ondulations sont poussées au loin, I puis reformées au meme point par do nouveaux dépôts, de sorte que la marche incessante des sables a menacé d’envahir une grande y)artie du littoral, particulièrement entre la Girornlo et l’Adoiir. On est arrivé à fixer ces sols mobiles par la plantation de végétaux à racines très traçantes, puis par la création de forets de pins. C est à l’ingénieur Brémonticr que revient l’honneur de cette entreprise commencée en 1787 et aujourd'hui à peu près complètement achevée.

Durlittm (Itttce). — Race bovine anglaise améliorée par Charles Colling à partir de 1785. Par les méthodes zoo techniques (sélection, consanguinité, gymnastique fonctionnelle) et avec une alimentation raisonnée, les éleveurs sont arrivés à produire un type très ample, très précoce et essentiellement destiné à la boucherie.

Actuellement, les caractères do la race sont les suivants ; la tête et les membres sont très fins, la corne courte et fine; le cou très court, la poitrine très ouverte et très profonde, ia côte bien arrondie, tout le dessus très long et très large avec la cuisse et la fesse bien fournies et suffisamment descendues chez les très bons sujets {Fig.),

Taureau Durham.

Le pelage est variable, on observe eu le blanc, le rouge pur ou mélangé o blanc est fréquent, le rouan est très recherché. Ce que l’on veut avec raison, c’est une peau souple, mince, mais toutefois sans exagération.

Les vaches durham ne sont généralement pas très laitières, on n’y attache du reste aucune importance; les éleveurs considèrent simplement les formes, et si le veau n’a pas assez du lait de sa mère on lui fait téter une deuxième vache. Tout est ici spécialisé au point de vue de la précocité et de la bonne conformation.

Le durham ne s’est pas beaucoup répandu en France , à part quelques situations favorisées où il était possible de satisfaire à ses exigences.

EAU

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Dans îos autres cas, il est resté entre les mains d'un petit nombre créleveurs qui l exploitent habibunent et en tirent généralement un heureux parti pour rexportation. Il paraît y avoir maintenant, (le la part des Américains, un engouement, sans doute justihé par les (pialités qu’il pressente, à l’('‘(^ard du diirhain français .

On a lait avec le durham un ^rand nombre de croisements; beaucoup n’ont pas été heureux, mais en raison de la précocité et de la puissance dassimilation qu’il transmet à ses produits, il est arrivé que certaines catégories de métis ont donné satisfaction com])lôtQ. C’est surtout ce qui s’est produit pour le durham-manccau.

De nombreuses générations ont fini par absorber, dans la Sarthe et la Mayenne, fancienne race Mancelle, si bien que les produits actuels sont à peu prés dos durhams plus ou moins liarinonicux, dans tous les cas très pri^coces, arrivant à l’abattoir entre l'à^e de trois et quatre ans.

VjO charolais-nivernais (Voy. ChanoLAiSE (Kace)1 a été aussi beaucoup amélioré par le durham.

— On désigne ainsi les plumes fines qui recouvrent le corps des jeunes oiseaux. Chez certains, le

duvet persiste avec fâge à la région du ventre où on l’enlève avant la mue: tel est le cas des oies et des canards.

duvet sert à fabriquer les édredons: c’est celui do feider qui est le plus estimé.

l»ynam€>niètrc« — On appelle dvnamomètre un instrument do précisipn composé essentiellement de ressorts et de leviers indicateurs destiné à la mesure des efforts do l’homme, des animaux ou des moteurs. Les dynamomètres enregistreurs inscrivent à la lois les efforts et le chemin Iiarconru et permettent ainsi de calculer le travail mécanique dépensé.

Los dynamomètres sont employés dans les concours et dans les essais pour évaluer le travail absorbé par les machines agricoles et servir do base à leur classification.

»y»ontcri©. — Maladie de l'intestin caractérisée par une diarrhée liquide et sanguinolente. Elle paraît duo à des refroidissements ou à une mauvaise alimentation.

Dour le traitement, il faut commencer par tenir les animaux chaudement, leur donner dos barbotages tièdcs avec de la farine d'orge et do la graine de lin. Si le mieux ne so manifeste pas rapidement, recourir au vétérinaire.

Kaii* — On sait que l’eau est une combinaison d" hydrof/ène et d'oxyfjf*ne.

L’eau, dont la source la plus habituelle est la pluie, est indispensable aux plantes. La quantité do pluie tombée est facile à mesurer au moyen du pluviomètre et le degré d'humidité do l’air par les hygromètres.

Un climat humide ne correspond pas toujours à la plus grande quantité d'eau tombée ^lar an. Ce sont les petites pluies fréquemment répétées, avec un ciel nébuleux, qui constituent les climats hiimidos : Bretagne, Normandie, Angleterre, etc.

Les (juantités d’eau tombées sont influencées par le voisinage de la mer et l'altitude des lieux. D'ajirès M. Boitel, les Pyrénées reçoivent 1 m.

d’eau par an ; le pays basque, plus près de la mer, Ija Champagne

pouilleuse no reçoit que 0*",50 d’eau ; en Beauce, il tombe en moyenne O"’, 60 d'eau; Patay , situé dans la meme plaine, en reçoit 0"\90 et ce fait doit être attribué au voisinage dos forets et do la Loire.

Prévision de la pluie. — La prévision do la pluie est un problème important pour le cultivateur, mais il s en faut do beaucoup qu'il soit résolu d'une façon parfaite. Tous les travaux du domaine dépendent du temps qu’il fora le lendemain, et à la veille do Inexécution des labours, des ensemencements, des récoltes, le chef do l'exploitation so demamio avec anxiété si le soleil le favorisera ou si des pluies incessantes l'imjiortuneront.

Dans chaque localité, il existe bien certains signes auxquels le praticien attache avec raison quelque signification et qui peuvent fournir dos indications utiles en les corroborant avec les données du l)aromètre( Voy . ce mot), do l’hygromètro et do la direction des vents. Ainsi dans la région de l’Ouest, la jiersistancc du vent d’ouest ou sud ouest, une baisse accusée du baro mètre, le son des cloches du côté du vent, les nuages bas, gris ou noirs sont dos signes certains de pluie.

Le manque d’eau, surtout pendant l’été, ruine les espérances de l’agri-

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cultcur en s’opposant à la production dos fourrages ; il faut se défaire des animaux qu’il est impossible do nourrir et diminuer ainsi la quantité dos matières fertilisantes. Tels ont été les effets de la sécheresse de 1893.

Brouillards. — I^a pluie peut arriver sous forme de brouillards ; ces brouillards, lorsqu’ils sont fréquents, ont une influence marquée sur la végétation. Sur les bords de la mer, la pousse de l’herbe est très accentuée, mais la maturité se fait mal à cause de rinterception des rayons solaires.

Rosée. — L’eau vient encore sous forme de rosée, elle est très avantageuse sous cet état et diminue les mauvais elîets de la sécheresse.

Neige. — L’eau peut encore arriver sous forme de neige ; dans les pays à hiver très rude, elle sert de manteau protecteur contre les minima de température qui peuvent se produire ; grâce â la neige, les céréales no gèlent pas et traversent sans souffrir les rigueurs de la température.

Grêle. — ^ Enfin la pluie congelée sous forme de grésil ou de grêle est toujours préjudiciable aux cultures.

Lorsqu’elle arrive sous cet état, et qu’elle tombe avec intensité, surtout si elle est chassée par le vont, elle brise les fruits, casse les, branches, couche et déchire les récoltes herbacées. La grêle ne se produit guère qu’en temps d’orage, lorsque l’air est fortement chargé d'électricité.

Eaii-de-vio. — L’eau-de-vie provient de la distillation des boissons Termentées ; on connaît surtout les eaux-de-vie de vin; celles de marcs ^ obtenues par distillation des marcs de raisUi; enfin les eaux-de-vie de cidre.

Eau- de vie de vin. — Les Charentes sont connues dans le monde entier comme étant le pays classique des bonnes eaux-de-vie. Les vins de ces localités présentent en effet comme caractères d’être droits do goût, saUs odeur de terroir, avec une force alcoolique suffisante. Les eaux-de-vie qui en proviennent sont douces et moelleuses. On les désigne, suivant les sols qui les produisent, par les termes de fines champaejnes^ fins bois^ bons bois, bois communs.

Dans le Lot-et-Garonne, les Landes et le Gers, les vins soumis à la distillation fournissent des eaux-de-vie moins parfumées ; ce sont des armagnacs.

C’est seulement dans ces centres que le vin est spécialement obtenu en vue do le convertir en eau-de-vie ; partout ailleurs la distillation ne s’opère que pour satisfaire des besoins particuliers ou lorsque le vin ne peut

DICTIONNAIRE D’aGRICULTURE.

être livré à la consommation par défaut de qualité.

Tfiéoy'ie de la distillation . — La distillation s'effectue au moyen d’aj)j)arcils spéciaux qui portent le nom d'alambics et que nous étudierons tout à l’heure. Nous devons savoir préalablement quels sont les phénomènes qui se produisent pendant l'obératiori.

Le vin est composé de substances fixes (sels et acides organiques) ; d’eau, d’aldéhyde, d'éthers parfumés, d’alcool éthyligne et d'alcools nuisibles (proptjllque, buthylique, amylique). /

Ce sont les substances fixes et les produits nuisibles qu’il s’agit d’éliminer. La séparation s’effectue sous l’influence de la chaleur par suite des propriétés volatiles des liquides et en vertu des ditférences qui existent dans leur point d’ébullition.

L'alcool bout â 78'’, 4 à la pression de 76 cent, de mercure, et la température d’ébullition des mélanges d alcool et d'eau se rapproche d’autant

Plus de 100^, point d'ébullition do eau, que la jjroportion d'eau est plus considérable et par suite que la densité est plus élevée; aussi, quaiul on fait bouillir un mélange d’eau et d’alcool, la température du liquide porté à l’ébullition qui est aussi celle do la vapeur qui s'en échappe so rapproche graduellement do 100° ; car l’alcool disparaît le premier, tandis que l’eau reste comme résidu.

Il faut toutefois remarquer que certains produits volatils, ayant un point d’ébullition inférieur à celui do l’alcool éthylique, passent les premiers au commencement de la distillation. Ces premières portions à odeur forte renferment beaucoup d'aldéhyde ; elles forment ce qu’on appelle les produits de tête; ensuite apparaît un mélange d’eau et d’alcool éthylique avec des éthers et une petite quantité d'alcools supérieurs : ce sont les produits de cœur; enfin arrivent les produits de queue, composés d'alcools moins volatils que l’alcool éthylique. Le liquide qui coule à ce moment possède une odeur spéciale, pénétrante, appelée par les distillateurs odeur de queue ou de flegme.

Il suit do là que, pour obtenir une eau-de-vie de bonne qualité, on doit éliminer les produits de tête et de queue : on arrive à ce résultat par la rectification.

Distillation. — Le procédé charentais ordinaire est celui qui est suivi par un grand nombre de propriétaires au moyen de X alambic churent ai s.

Celui-ci se compose, d'après M. L.

Jacquet (Traité de la fabrication des

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eavx-dfl-vie), d’iino chaudière, en cuivre assez fort, niuuic, à. la hase, d un t^onduit do vidante avec robinet, et, a la partie stipérieuro, d un bouchon à vis

Ùn"^ tube do niveau, fixé à l'extérieur par un ajustage on cuivre, permet à chaque instant de se rendre compte de la liauteur du liquide restant dans la chaudière. L’orihee do celle-ci est disposé jiour recevoir, soit iiar emboîtiMuent, soit au nioyen d une uride à boulons, le chajiitcau et son col do cvf^no ajusté à. son tour avec le tuj'au, qui lui fait suite et traverse le réchauti'o-vin, où il se dévcloj»po en une sphère unique pour se continuer par le serpentin, que soutiennent dans le réfrigérant trois ti^es verticales en bois ou en fer galvanisé. Le serpentin se termine, hors du réfrigérant, par le bec de corbin.

La chaudière, encastrée presque entièrement dans un fourneau en briques, chauffée au charbon ou au bois, est entourée par un carneau circulaire où passent les fumées avant de se rendre ù la cheminée, dont le tirage est réglé par un registre.

Comme pièces accessoires : un tuyau à gros diamètre, établissant commiinication entre la chaudière et le rôchautfovin, par un robinet ; un petit robinet de jauge, adapté en haut du réchautfo-

Alambic charentais.

vin et qui fixe exactement la limite de la charge.

I/eau destinée à la réfrigération est amenée, par le tube à entonnoir, à la base du réfrigérant qu ou peut vider, par le robinet, atin d’en opérer le nettoyage, facilité de plus par le trou de bras.

Après chaque chauffe, les matières épuisées sont expulsées par un gros tuyau, muni d'un large entonnoir et situé au-dessous du robinet do vidange de la chaudière ; do là, elles sont inversées à ré£?out ou dans des réservoirs

à ce destinés, si on doit les utiliser ultérieurement. . , . , 1 I „„

Le liquide qui s écoulé par le bec do corbin est recueilli dans un tonneau ou autre récipient, soit directement, soit par l’intermédiaire dune éiirouvctte à globe de verre, qui permettra, en y maintenant un alcoomètre, do suivre la marche de la distillation.

Disons enfin que le réchaulfe-yin, qui a ravantago de procurer une économie de temps et de combustible, est souvent rejeté parce que le yin qui reste pendant le temps de deux chauflcs au contact du cuivre prend un goût de chaudiève ■, qui se retrouve plus ou moins dans les eaux-dc-yie.

Conduite de la distillation. — Dn remplit d’abord la chaudière et le réchauffe-vin, s’il est adopté, jusqu au robinet de jauge. Le chapiteau et toutes les pièces de la tuyauterie réunis par des joints sont lutés hermétiq^uement avec des bandes de toile imbibées do pâte fluide composée d'eau, de farine et d’un ou deux niancs d’œufs.

Le feu est allumé; quand le vm entrera en ébullition, le cliauffagc sera régulier et très modéré. C’est une condition indispensable pour obtenir de I cau-dc-viefinc et délicate àlaquelle le vin n’aura communiqué que les parfums les plus subtils.

Quand l’alcoomètre marquera zéro, le feu sera éteint et l’on procédera à la vidange de la chaudière.

Les liquides faibles ainsi obtenus renferment au plus 25 à 30 0/0 d’alcool éthylique ; on leur donne le nom do flegrtips ou de brouillis. Ils sont à saveur désagréable à cause de la présence des produits de tète et do queue et do leur faible teneur en alcool.

(In les soumet à la rectification par repasse.

Rectification par y^epasse. — Los brouillis sont remis dans la chaudière parfaitement nettoyée. On chauffe conime dans la première distillation.

Les produits de tète arrivent les premiers, le liquide est laiteux, puis s’éclaircit rapidement. On sépare généralement 2 à 5 lit. au début de l opération, et quand le produit distillé atteint 80® et au delà, on recueille l’alcool de cœur. Cette période de cœur premlra tin quand l'odeur des ttegmes de queue viendra s’accuser, j:c qui correspond pour les produits à 15® environ.

Les queues sont recueillies tant que l'alcoomètre ne marque pas zéro.

Tètes et queues seront ensuite plus ■inrd réîctitiées sénarénient.

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Un des points importants dans la distillation, c’est que la réfrigération du serpentin soit gM^aduello et non brusque. Pour cela, le tiers inférieur du réfrigérant doit être froid, le milieu tiède et le tiers supérieur légèrement chaud.

liectification par déflegmation. PJauxde-vie sans repasse. — Au moj^en d’appareils particuliers disposés do telle façon qu’ils refroidissent les vapeurs îiydro-alcooliques au sortir de la chaudière, les huiles lourdes, 1 eau, font retour à la chaudière pendant que l’alcool éthylique et les éthers restant à Totat de vapeur passent jusqu'au serpentin. On obtient de la sorte, du premier jet., sa7is repasse., de l’eau-devie bien rectifiée.

Alambic Deroy à lentille de rectification. — Un des alambics les plus usités

Alambic à déflegmation (Système Deroy).

pour rectifier par déflegmation est celui de Deroy Il est caracté-

risé par la cucurbite fermée par un chapeau mobile dont les bords plongent dans une rigole circulaire remplie d’eau, en constituant un joint hermétique dont l’action est complétée par un deuxième joint qui empêche absolument les déperditions d’alcool.

Un tuyau amène de l’eau du réfrigérant dans la collerette , d’où elle s© répand à la surface du chapiteau. I^a répartition est régularisée au moyen d’une toile grossière dont le chapiteau est recouvert. Un diaphragme établi au-dessous, et ne laissant qu’un faible espace entre lui et le couvercle, est occupé par une spirale qui force les vapeurs à circuler de la circonférence au centre avant do se rendre vers le réfrigérant.

On comprend alors parfaitement que l’eau amenée par le tube à la sur-

face du chapiteau joue en le refroidissant le rôle de déflegrnateur. Les vapeurs alcooliques sont épurées, l’eau

Alambic Deroy

(Coupe et plan de la partie supérieure).

et les huiles essentielles condensées retombent dans la chaudière.

Enfin les vapeurs une première fois déflegmées rencontrent la lentille de rectification située au-dessus et qui fonctionne d’après le même principe.

Plus on refroidira la surface de la lentille et celle du chapiteau, plus la rectification sera parfaite.

Naturellement, la séparation des produits do tête et de queue s’impose toujours comme dans la rectification par repasse, d’après les règles que nous avons formulées à ce sujet.

Eaux-de-vie de marc. — Les marcs constituent le résidu do la fabrication du vin. Ils sont formés de grappes, do rafles, de pépins qui renferment encore une certaine quantité de vin. Dans les pellicules du raisin existent en outre une certaine quantité d’huiles essentielles qui communiquent ù l’eau-devie do marc un arôme particulier.

Le plus souvent, pour distiller les marcs, on les introduit directement dans la chaudière avec beaucoup d’eau. Néanmoins il arrive que, malgré cette précaution, les matières se déposent au fond de la chaudière, subissent une sorte de carbonisation en communiquant à l’eau-do-vie une odeur désagréable.

Pour remédier à cet inconvénient, M. Egrot a construit un alambic à déflegmation dans la chaudière duquel

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