‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 13 sur 394 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

ot donnent comme fruit une samare avec p^rainc centrale.

L'ailanto réussit en terrains

légers et calcaires ; son bois n'est pas

propre à faire do la charpente, mais la menuiserie en tire parti. Sur l'ailante, on ]>ent élever un ver à soie, le Bombyx C>'nthia ; jusqu’à }>résent, cette imîiistrie n’a pas donné d'iiciiroux résultats. Par son j>ort assez élevé, son feuillage découpé, l’ailante est ornemental, aussi les promenades des villes sont souvent plantées avec cette essence.

— IjCS membres antérieurs des oiseaux sont transformés on ailes portant des plumes qui sont les organes du vol(Fif/.). Chez les insectes,

Couverture.

Pennes primaires. Pennes secondaires.

Aile d’oiseau.

les ailes insérées sur le thorax sont composées de nervures réunies ])ar un réseau très lin et transparent {FicjJ)

Aile d’insecte.

En botanique, certains fruits sont pntourés par une membrane mince,

de forme variable, qui a aussi reçu le nom d’aile. Kx. : les samaros.

%ir« — L’air est la couche gazeuse qui entoure la terre sur une épais- (Icur d'au moins 00 km. On doit à Lavoisier la détermination de la composition do l’air ; c’est ainsi que l’illustro chimiste a reconnu que c’était un simple mélange formé en volume de 70,07 d’azote pour 20,03 d’oxygène soit, en nombres ronds, 79 d’azote j)f)ur 21 d’(3xygôno et en poids, de 77 gr. d’azote et do 23 gr. d’oxygène. Un liti’e d’air sec pèse, à la torn])ératnre de 0^ et à la pression normale de 700 mm., 1b»’,20.

L’air est absolument indispensable à la vie dos animau.x et dos végétaux; il prési<Io do mémo au pliénomènc do la combustion.

liidépcndammont de l’oxygène et do l'azote, l’air atmospliériqùo contient encore de l’acide carf>oui(|uo, 1 à G dixmillièmes; un peu d'ammoniaquo renfermé surtout dans l’ean dos rosées et des brouillards; do la vapeur d’eau qui s’ai)précie par l’état bygrométricpie au moyen cfos b3'gromètrcs et des j>sycbromètres. Sons rinnuencc <lo rétinccllo électrique, l’oxygène et l'azote se combinent, donnent naissance à do l’acide azotique, Icctuel, entraîné dans le sol j)ar les pluies, fournit ainsi do l’azote au.x ])lantcs.

p]nfin dans l’air existent dos poussières, des microbes, (pii peuvent être des moyens do propagation do maladies infectieuses.

L’air du sol no possè<lo nas tout à fait la im^mo comjiosition ; il ronfcriue beaucoup i)lus d'acide carbonique, et on le comprend facilement, puisipi’il y a sans cosse, au sein do la terre, des fermentations, des décompositions, qui sont autant do foyers permanents de la prodiuîtion de c(} gaz.

.%ire n liuttro. — Large surface aplanie ot résistante sur larpiclle on exécute au lléau le battage des céréales (Voy. Battage).

Les aires on plein air sont formées (le terre argileuse arrosée et fortement battue , la couche superficielle est composée d’un mélange intime do terre, de bouse do vache et do paille haclicc.

Dans les granges ou durcit quelquefois la surface des aires avec du sang liquide (3U de la colle forte.

i%irello« — La myrtille ou airelle {Vaccinium Alyrtillus) , vulgairement raisin des bois, est un sous-arbrisscaii {Flf/,) de la famille des Vaeciniées. Il est très rameux, atteint de 0"’,30 à 0'",50 do hauteur, à bois verdâtre et cannelé. I.<es feuilles sont finement dentées, molles et caduques, les fleurs roses; le fruit est une petite baie

Aïs

AJO

noiro, comestible, acidulée, et sucrée servant ii faire de la liqueur et à colorer les vins. L airelle est très envahissante par ses racines traçantes; quand elle a ju*is possession du sol, il est difficile do réussir des semis forestiers. Elle est surtout c O m m u no en sols feldspath iques et siliceux, schisteux, on pays accidentés.

Dans les

Airelle.

jardins, on cultive l’airelle veinée, l’airelle ponctuée, l’airelle en corymbo.

finances (rosses fl’). — Ce sont des excavations destinées à recevoir le résidu de la digestion des hommes.

Dans les villes, au noni de l’hygiène et de la salubrité publiques, la captation des déjections a été résolue au moyen de procédés divers : fosses fixes, fosses mobiles, système diviseur et système tubulaire.

Vo^mns seulement de quelle manière on })cut recueillir ces résidus à la cam[)agno.

Ce (pi’il y a de mieux à faire, c’est d’installer les cabinets d’aisances sur la fosse à purin. Celle-ci doit être h parois bien cimentées pour éviter les infiltrations et, do plus, il faut qu’elle soit couverte, afin d’empocher l’évaporation. Les matières fécales so délayent et perdent presque toute leur odeur au contact des liquides.

Par l’arrosage avec le purin, le fumier s’enrichit des éléments fertilisants contenus dans les déjections ; celles-ci so trouvent donc on ne peut mieux utilisées.

Un autre procédé consiste à recueillir les matières fécales dans des fosses isolées, bien étanches, puis à leur mélanger, chaque jour, dos substances absorbantes comme la tourbe, la tannée, la sciure do bois, la terre, le tout adilitionné do sulfate de fer ou de poussière de charbon pour les rendre complètement inodores. D’emploi n’en est plus alors repoussant.

I^es fosses seront placées au nord, loin des habitations, et munies de cheminées d’aération.

D’importance de la complète utilisation des déjections humaines est beaucoup plus grande qu’on ne le pense généralement. D’après Wolff, un individu produit chaque année :

ACIDE

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