‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 143 sur 394 · FER · texte numérisé non relu

FER

FÉT

pour éviter les atteintes. Ensuite le maréchal bride le pinçon^ ce qui se fait en frappant dessus, le pied étant posé à terre. EnlLn vient le râpaj^e du sahot jusqu’il hauteur dos rivets seulement, pour no pas enlever le vernis protecteur de la muraille qui arrête la dessiccation du j)ied.

Ferrure du bœuf. — Le bœuf do travail, celui surtout marchant sur les routes empierrées, doit être ferré. IjO pied se terminant par deux ourlons, il faut deux fers, quoique souvent l’on se contente d’en appliquer un sur l’on^lon externe.

Ee fer du b(euf consiste en une simple plaque niétall iquo fixée au pied par des clous implantés dans la paroi {Fig.).

Ee pied se pare très simplement; il n’y a qu’à la ])artie antérieure de la

Ee fer porte souvent partie antérieure

Fer du bœuf.

raccourcir inurnille.

en outre à la une lamç étroite et mince qui se rabat sur l’on^Ie pour donner plus de solidité : c’est l’analogue du pinçon du fer do cheval.

— J. Thibondeau.

— I^a fertilité doit s’entendre de l’aptitude prodiu'tive du sol.

Ea détermination exacte en est diflicile à faire, mais il faut distinguer dans tous les cas la fertilité naturelle et la fertilité produite.

I^a fertilité naturelle est celle que le sol possède i)ar sa composition minéralogique ; on l’augmente par l’emploi de matières fertilisantes qui ne sont autre chose que do la fertilité produite dans la ferme par l’emploi des fumiers ou en aj>portant des engrais complémentaires, l^our un meme sol, traité chaque année de façon que sa fertilité naturelle ou produite donne un maximum de récoltes, la puissance do production variera avec l’intervention des agents atmosphériques et surtout de l’air et de l’eau. T^es récoltes d’un même sol sont en effet bien variables suivant le degré de fraîcheur ou de séclieresse, la somme d’éléments fertilisants restant la meme.

Royer a proposé en 1847 d’apprécier la fertilité des terres en formant six périodes correspondant à des degrés de productivité do plus en plus grands.

Ea terre elle-même donne souvent de bons indices sur sa fertilité. La grosseur et l’abondance des pailles

des céréales décèlent en général une grande puissance de production. I^es terres ingrates donnent des mousses, des lichens, du ser])olet. Les bruyères en terres granitiques, argileuses et schisteuses, sont rindice de peu de profondeur ; la présence de l'ajonc, du genêt indiquent au contraire des sols plus profonds. Les arbres donnent encore des indications ; si leurs pousses annuelles sont longues, les rameaux bien fouillés, l’écorce lisse, dépourvue de lichens, on possède un sol assez productif.

Les fougères aiment les sols présentant une épaisse couche végétale; les ronces, le sureau, l’yèble, indiquent dos terres aptes à produire des céréales.

Les rhinanthes, la pédiculaire, les joncs, les carex, annoncent des sols humides qu’il faut drainer avant d’en tirer des produits abondants.

Les }>rogros do la chimie moderne et contemporaine j)ermettent par l’analyse des terres d’avoir des données bcmiicoup plus certaines sur la fertilité. I..es agronomes et les chimistes, par l’oliservation dos faits et par de nombreuses analyses, sont arrivés à déterminer quelles doivent être, pour une terre fertile., ses ressources en éléments nutritifs, c’est-à-dire en azote., acide pbo.sp borique., potasse et chaux.

Les quantités ainsi reconnues nécessaires sont les suivantes :

A/.oto . . . 1 0/00

Acide pliosidioi*i<|iic 1 —

Potasse ’2,r; —

Chaux 0,5 à 5 0/0

Avec ces données, la fertilité d’un sol devient plus facile à apiwécier, mais il ne faut pas oublier de favoriser les propriétés physiques suivant la nature des terres, afin d’aider à la transformation des éléments fertilisants pour qu’ils se présentent sous leurs formes assimilatrices. — J. Thibondeau.

— Genre de plantes de la famille des Graminées, dont les espèces sont assez noml^reuses ; quelques-unes sont fourragères dans les prairies. Ce sont des j)lantes assez voisines des bromes; elles s’en distinguent par des épillets moins gros et les arêtes servent de prolongement aux glumes (Voy. Brome).

I^a fétuque des prés {Festuca pratensis) est commune en prairies humides; elle donne un bon fourrage.

Ea fétuque hétérophylle {F. heterophylla)., dont les feuilles du haut sont planes et celles de la base enroulées, donne un foin nutritif en prairies fraîches.

FEÜ

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Les autres espèces, la fétuquo ovine ovinn) la fétuque rigide

F, rigida) {Fig.)^ la fétuquo fausse quoue-do-rat {F, pseiido-^ myijrofi)^ la fétuque paturin(/^\ poa)^ sont beaucoup moins méritantes;

elles sont du reste peu nombreuses en prairies bien cultivées.

— En médecine vétérinaire, l’application du feu consiste dans la caxLtérxsation avec des fei’^ chaulfés au rouge, appelés cautères^ ou dans remploi do vésicants à base de poudre de cantharide, désignés sous le nom de feu français et de feu anglais.

Le feu s’applique sur les engorgements, les tumeurs molles et osseuses, les blessures, etc. Cest le vétérinaire qui doit juger de l’opportunité du moyen comme curatif et c’est aussi lui qui doit pratiquer l’opération.

f'etiille. — ^ La feuille est un organe de couleur verte sitvié sur les tiges et les rameaux des plantes.

Une feuille complète se compose d’une partie élargie : le limhe^ inséré au bout d’un support plus étroit appelé pétiole {Fig, /). Quand le pétiole vient à manquer, la feuille est dite sessile.

Etude du limbe. — Le limbe est la partie essentielle de la feuille ; il présente deux faces recouvertes chacune par un épiderme formé d'une rangée de cellules. Entre les deux épidermes on trouve le tissu pareyichymateiix ou parenchyme de la feuille traversé par

les nervures. Le parenchyme est formé de cellules à chlorophylle (Voy. Chlorophylle), communiquant aux feuilles leur couleur verte. Supérieurement les cellules sont allongées, serrées, formant la couche en palissade ; inférieurement elles sont lâches, irrégulières, laissant entre elles des vides communiquant avec les stomates : c’est la couche lacuneuse ou caverneuse (Fig, 2).

Nervation des feuilles, — La nervation des feuilles est formée par les nervures qui parcourent le limVje en dilférents sens. Les nervures sont disposées de manières diverses et les feuilles portent des noms en rajiport avec cet arrangement. C’est ainsi que l’on a des feuilles rectinerviées y peltinerviéesy curvinerviées y penninerviéeSy palmatinerviées {Fig. 3y 4y 5 y 6 et 7).

Division des feuilles. — On distingue les feuilles simples et les feuilles cornposéeSy ces dernières étant caractérisées par plusieurs limbes insérés sur un rachis commun.

Découpure des feuilles, — Une feuille sans découpures est dite entière; si les bords de la feuille portent de petites découpures, la feuille est dite dentéey et si les dents sont obliques, dentée en scie. Si les découpures sont arrondies, la feuille est crénelée.

Lorsque les découpures s’accentuent davantage, elles donnent d’abord des smuSy des loheSy des fideSy puis des parties et enfin des sections, PJn associant ces expressions avec celles des nervationsy on arrive â désigner les feuilles par les termes de lobéeSy peunatifideSy si nuées y pennatipartiteSy pennatiséquées {Fig. P, /^, 1 1 et 12),

Formes du limbe, — Elles sont nombreuses; c’est ainsi que l’on a les feuilles ovaleSy elliptiquesy orbiculaires y obovalesy linéaires y rubanées, hastéeSy sagittéesy lyréeSy spatuléeSy falquéeSy subuléeSy aciculaircs, etc.

Limbe des feuilles composées. — Le limbe des feuilles composées est formé de plusieurs petites feuilles appelées folioles s'insérant sur un rachis commun dans un môme plan.

On distinguo des feuilles composées pennées (noyer, faux acacia) et des feuilles composées digitées. Dans ce dernier cas, les folioles sont placées au sommet du rachis, en nombre impair : lupin et marronnier.

I^cs feuilles pennées sont imparipennées quand il existe une foliole au sommet; paripennéesy s’il ne se trouve pas de foliole impaire {Fig, 8),

Du pétiole. — Le pétiole sert do support à la feuille; il est cylindrique en dessous, canaliculé par-dessus. La Ipj^illo sessile n’a pas de pétiole; elle s’insère alors do différentes façons sur

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