AL
ot peut durer 10 ans sur lo meme terrain qui i)orto le nom d’ajoniôre ou jaunaie.
I^a première coupe se fait, à compter du deuxième hiver qui suit la semaille, en novembre, décembre, janvier ot février. A partir do mars, Tajonc est amer, les animaux no racceptcnt plus.
AvaïU. do distribuer ce fourraf^o, il doit subir une préparation qui a i)Our but d'aj)latir et do déchirer les parties épineuses. C'est là réchcc do la culture; sans cola Tajonc serait une plante merveilleuse. Depuis quelques années, dos broyeurs mécaniques permettent d'opérer avec plus de rapidité : le fourrage passe entre doux cylindres broyeurs, et se trouve ensuite soumis à Taction do couteaux qui lo fragmentent à 4 ou 5 cm. do long {Fig.). A défaut d’instruments
Machine à broyer l'ajonc.
mécaniques, on peut piler les ajoncs dans une auge en bois ou en pierre avec un maillet.
L’ajonc constitue une substance fourragère, très bien acceptée des animaux, vaches laitières ot chevaux.
D’après M. de Lorgcril, « l’ajonc remplace avantageusement le trèfle et la luzerne dans la saison où l’on n’a plus de fourrage vert. Il n’occasionne ni météorisation ni autres accidents ; il maintient les chevaux en bon état et donne do la qualité au beurre dos vaches qui s’on nourrissent. »
AUoiie. — Voy. Achaine.
— Voy. Eaux-de-vie^
^lâiternc* — L'alaterne ou nerprun alaterne {Rhamnus aiatei^yius) est un arbrisseau do la famille des Rhamnées, à feuilles persistantes, fermes et épaisses. Il donne dos fleurs verdâtres produisant des fruits noirs sillonnés. Son feuillage est ornemental ; le bois lourd, à odeur désagréable, est employé dans la marqueterie.
— Variété d’abricot surtout répandue en Touraine : abricotalborgo de Tours (Voy. Abricot).
— Vient do alhus^ blanc.
Cotte expression désigne les individus dont la peau est dépourvue do pigment colorant, et qui, comme conséquence, possèdent des poils blancs et la pupille rouge.
Los lapins, les cochons d’Inde, les souris sont souvent albinos.
— L’albumen est la partie qui avoisine la plantulo à l'intérieur eVun certain nombre do graines ; c’est un tissu formé de cellules et qui contient des aliments divers, dépôt do nourriture qui servira à la nutrition de la plantule en attendant qu’elle ait racines et fouilles. Chez les plantes de la famille dos graminées : blé, orge, maïs, avoine, seigle, etc., l’albumen est farineux {Fig.)\ il est coriace
Albumen.
-.Knibryon.
Grain de blé grossi mmurant Tembryon ot la provision d’albumen.
dans les ombellifères ; oléagineux chez le ricin, le lin, lo colza; dur comme de l’ivoire chez le phytelephas ; inem- Viraneux dans les labiées. Certaines espèces ligneuses comme le frêne, l’érable ot les arbres de la famille dos Conifè res possèdent des graines albuminées. D’autres
filantes, celles do a famille des Légumineuses,n’ont pas d’a 1 b U m e n proprement dit :
ce sont les cotylédons épais et charnus qui en font fonction ; les graines sont dites exalbuminéos [Fu/.).
— L’albumine est lo principe du blanc do rieuf, mais on rencontre dans les tissas végétaux et animaux des substances ayant avec elle la plus grande analogie. Les principales propriétés do l’albumine
Graine de haricot ouverte pour montrer l’enveloppe, les eotylédons (1 et formant à eux deux l’amande, et le germe ou embryon (3).
ALC
ALG
sont d’ètro soluble dans l’eau et coagulable par la chaleur, mais alors elle ne se redissoiit plus dans l'eau ni dans ralcool : il faut avoir recours à la potasse ou à rarnmoniaque.
J/albumine jouit encore de la propriété de précipiter sous Taction de l'étiier, du tanin et de l’alcool; ce nhénonièno est utilisé })Our elfcctuer la clarihcation des vins.
L’albumine du san^, désignée sous le nom de serhte^ est surtout abondante dans le sérum du sang d’où on Textrait du reste. La serine ne précipite pas par Tétlier.
L’albumine végétale présente aussi la même composition et les mêmes propriétés.
A ces trois types d’albumine se rattachent les niatières dites albuminoïdes, dont le rôle est ca])ital dans la vie animale et végétale. Elles se composent toutes de carbone, d’oxygène, d’hydrogène et d’azote, ce dernier le plus imj)ortant au ])oint de vue alimentaire.
A côté de la serine du sang se trouve la fibrine; dans le lait, on rencontre la caséine ; les muscles, la
L’organisme dos végétaux renferme les matières albuminoïdes suivantes :
le gluten dans les céréales; la légumine dans les légumineuses : haricots, fèves, etc. ; Y amandine dans l’amande.
Les animaux transforment les matières albuminoïdes végétales, qui se coagulent sous rinhuencc des sucs do l’estomac, puis redeviennent solubles, constituent- le chijle, la lymphe, et enfin passent dans le sang et les tissus.
— L'alcali est une substance composée d’un métal et d’oxygène, jouissant de la propriété de ramener au bleu la teinture de tournesol rougie ])ar les acides. Telles sont la j)otassc, la soude, la chaux, la magnésie, l’ammoniaque, celle-ci devant être regardée comme formée d'un métal coin})osé (l’ammonium) avec l'oxygène. Les alcalis ainsi désignés, en se combinant avec les acides, forment des sels. Ex. : acide phosphorique et chaux, phosphate do chaux; acide carbonique et ammoniaque, carbonate d’ammonia(|ue. L'*alcali volatil ou ammoniaque est emplo^^é })our combattre les ])iqrires d’insectes et les morsures de vii)èrQs.
— Qualiflcatif^s’employant pour désigner un corps possédant les propriétés des alcalis.
.%lcliciiiîlle. — Petite ])lante de la famille des Rosacées, tribu des Sanguisorbées, dont une espèce, l’alchemillc des champs {Alchemilla ai^vensis)^ est commune dans les champs en terres schisteuses et granitiques.
Alcool* — Ij’alcool ordinaire dont nous parlons ici est celui que l’on obtient en faisant fermenter des liquides sucrés comme les jus de raisin, do pommes, de betteraves, de poires, etc. Les substances riches en amidon ou en fécule donnent naissance à des matières sucrées qui peuvent elles-mêmes subir la fermentation alcoolique et l'ournir de l’alcool. C’est ainsi que dans nos distilleries agricoles on tire de l'alcool des betteraves et aussi des j)ommes de terre.
Dans les brasseries, les moûts (Voy.
Moût) renfermant les matières sucrées tirées de l’orge fermentent également et donnent l'alcool contenu dans les bières.
La fermentation alcoolique se produit sous rinfluence d’un ferment particulier auquel on a donné le nom do levure de bière. I^a levure de bière n’est autre chose qu’un végétal formé de globules arrondis grou-
Ferment alcoolique (Levure de bière).
pés en chapelets dont le diamètre est toujours inférieur à un centième do millimètre. Ces globules se reproduisent par bourgeonnement et peuvent se multiplier avec une extrême rapidité. Ils transforment les liquides sucrés en alcool et en acide carbonique. L’acide carbonique, qui est un gaz, se dégage librement.
Pour séparer ensuite l'alcool de l’eau et des autres matières auxquelles il est mélangé, on procède à une distillation (Vo3^ I)istillation). L’alcool qui passe à l’état de vapeur vers 78® centigrade est brusquement refroidi en traversant un serpentin qu’entoure de l’eau froide et on le recueille {Fig,^, C’est ainsi qu’en distillant des vins on a de l’eau-de-vie de vin ; en distillant des cidres, de l’eau-de-vie de cidre, etc.
I/alcool, à l’état do pureté parfaite, sans mélange avec do l’eau, des éthers, d’autres alcools, etc., est un composé chimique bien défini, tou-
ALC
ALC
jours scmblablo à lui-mome, et qui renferme du carbone, de l’hydrogène et de Toxygène. C’est un liquide incolore, très diiide, d’une odeur aromatique spéciale. 8a saveur est caustique et brûlante. Il a une densité do 0,70.
Il bout à 78‘>,d. Sa formule chimique est CMTO. Un grand chimiste, Berthelet, est parvenu à faire la synthèse de l’alcool, c’est-à-dire à fabriquer cette substance de toutes pièces avec un composé carboné auquel on parvient à souder de l’hydrogène et de l’oxygène pour constituer l’alcool. Cette découverte, qui a une très haute valeur scientifique, n’a pas encore reçu d'applications industrielles II est plus économique de faire fermenter des matières sucrées sous l’action du ferment alcoolique.
Quand cette fermentation a eu lieu, le liquide renferme, outre l’alcool ordinaire (alcool éthylique), d’autres alcools, dos éthers, des matières minérales, etc. Ges substances étrangères donnent un goût parfois très désagréable à l’alcool do vin ou alcool éthylique, et, en outre, elles constituent de véritables poisons poiu* la plupart (alcool propylique, butylique, aniylique, etc.).
Ôn obtient de l’alcool pur par des rectifications (Voy. Rectification) ou distillations successives. ^lais il ne faut pas oublier que l’alcool lui -même est d’une consommation dangereuse.
Il nuit à l’exercice des facultés intellectuelles, surexcite d’une façon passagère, au lieu de « donner des forces » comme on le prétend, et constitue à lui seul un poison. Beaucoup de maladies de l’estomac et du foie sont dues à l’ingestion do l’alcool. B’influence des boissons alcooliques sur la criminalité, la folie et le suicide est incontestable.
J^es usfif/es industriels de Talcool sont très nombreux. Il sert, V)ien entendu, à la préparation d’une foule do liqueurs dont l’effet est déplorable au point do vue do la santé publique. En outre, il est constamment employé dans l’industrie, pour la fabrication des vernis, pour celle dos parfums; il diss<>ut des résines et des essences.
Un nouveau débouché, de nature à favoriser beaucoup l’agriculture, vient de se produire. B’alcool simplement dénaturé ou carburé commence à être utilisé pour l’éclairage, le chauffage et la force motrice. Il tond à remplacer le pétrole sur lequel il a do nombreux avantages.
En dehors des vins, cidres, bières, etc., les alcools industriels produits en Krance, soit chez les fabricants soumis à l’exercice, soit chez
les récoltants (bouilleurs do cru distillant leurs récoltes), sont représentés par les chiffres suivants pour la période décennale 1881-1893:
rnoDrcTioN en alcooi. pur Houilleurs l't distillateurs
de j)roressiou 2 073 000 hl.
Houilleurs de cru 00 000 —
Total. . 2 142 000 hl.
On comptait, en 1891, 7 512 distillateurs et bouilleurs de ])rofossion. Mais, en fait, la fabrication proprement dite est concentrée dans 250 distilleries dont IG seulement ont une production supérieure à 10 000 hl. La plupart des alcools industriels sont fabriqués dans le département du Nord (485 000 hl.), du l^as-de-Calais (197 000 hl.), do
l’Aisne (192 000 hl.) et de la Somme (158 000 hl.). Des droits très élevés ap-
{jclés droits de consommation frappent es alcools (220 fr. par 1)1. d’alcool pur).
.%leooiiBOtro. — L’alcoomètre est un appareil destiné à déterminer le defp'é alcooliijue d’un liquide, c’est-àdire la quantité d’alcool pur contenue dans runité do volume; on évalue le degré alcoolique en centièmes du volume du Tupi i do.
(^uand il s’agit du mélange de l’eau })ure et do l’alcool, on SC sert de l’alcoomètre do Gay- Lussac {Fi (J J), La tige T enfonce d’autant plus dans le mélange que celuici est plus riche en alcool ; elle est graduée de telle façon quà la températia^e do 15«, le degré qui correspond à l'affleurement du liquide indique les <!entièmes d’alcool en volume qui se trouvent dans le mélange. Des tables spéciales permettent do faire les corrections lorsque la température du mélange est plus que
Quand il s’agit d’apprécier le degré alcoolique d’un mélange formé par d’autres inaticrès que l’alcool et l’eau (vins, cidres, etc.), on so sert de V alambic Salleron {Fiq), Le liquide est versé dans Yéprouvette jus(|u’au trait supérieur ; puis on l’introduit dans l’alambic et on chauffe pour distiller. L’alcool refroidi dans le serpentin retombe goutte à goutte dans
Alcoomètre de Gay-Lussac-
ou moins élevée
ALI
ALI
Téprouvette qu’on laisse se remplir jusqu’à la division 1/2. On verse ensuite dans cette éprouvette de l’eau distillée jusqu'à I9, graduation supérieure, et en plongeant ralcoomctro de Gay-
Kéfrigdrant.
Kprouvetlc. , Serpentin. ; ;
Alatnl)ip. • \
Alambic Salleron.
Lussac dans co mélange d’eau et d’alcool on obtient l’indication cherchée .%lcxnn. — Voj-. Robe.
.%limontntion. — L’alimentation a pour but de fournir les principes utiles et indispensables, afin de faire parcourir fructueusement, au végétal ou à l’animal, les diverses phases de leur existence
Alimentafton des végétaux. I.,es
plantes vivent dans le sol, l’air et l’eau; mais, pour tjue chacune d’elles donne son produit spécial on assez grande abondance, et que les récoltes soient rémunératrices, il faut que le cultivateur vienne en aide au sol, à l’air et à l’eau en fournissant un supplément approprié aux besoins des végétaux à obtenir.
Si l’on vient à incinérer une plante, on observe un dégagement de gaz qui retournent à l’atmosphère et il reste un dépôt de matières minérales.
Les parties disparues par la combustion sont du carbone^ do V oxygène, do Y hydrogène, de Y azote; co sont les matièi'es organiques.
Les principes restant dans les cendres sont révélés par l’analyse qui décèle la présence de :
L’aclflc pliosplioriquc La silice La potasse La soude
La chaux La magnésie
l.e soufre ' Le fer
Le chlore Le manganèse
Ce sont les matières minérales.
Matières organiques. — Le cultiva-
teur n’a pas à se préoccuper de l’apport du carbone, de l’hydrogène, do l’oxygène, qui sont fournis on quantité illimitée par l’atmosphère. Ces éléments n’en sont pas moins importants; par leur réunion, ils constituent des produits immédiats : sucre, fécule, huile, amidon, textiles, etc.
Quant il l’azote, le cultivateur doit l’apporter presque toujours; il peut e.xister libre ou combiné et dans ce dernier cas il est nitrique, ammoniacal ou organique.
L azote do l’air n’est pas utilisable directement pour toutes les plantes; seules les légumineuses jouissent de la propriété de le fixer par l’intermédiaire des organismes microscopiques vivant dans les nodosités développées sur leurs racines. Cette remarquable constatation a été faite par MM. Hellriegel et AVilfarth en 1886, et la confirmation a été apportée par l’expérience de M. Bréal, faisant développer avec plus do vigueur des pieds do lupins, inoculés au moyen d’une aiguille trempée préalablement dans les nodosités des racines de luzerne.
L’azote nitriguo se forme sous l’iunuence de l’étincelle électrique pendant les orages; les pluies amènent ensuite au sol l’acide azotique formé.
M. lîoussingault estime que par hectare et par an les eaux météoriques apportent 0'‘K,33 d’azote; M. Cliabrier a trouvé 2<‘b,80.
L’ammoniaque existe toujours dans l’air; M. Schlœsing a trouvé à Paris 2""”P,‘>5 par 100 me. d’air; les eaux pluviales en traversant l’atmosphère amènent 1 ammoniaque au sol. MM. Lawes et Gilbert fixent cette quantité par hectare et par air à 7 kg. environ.
Tous ces apports ne sont pas suffisants ; l’agriculteur ne peut être satisfait de ces sources trop minimes.
Le sol renferme des fuiantités variables d’azote ; on peut admettre qu’une terre en est bien pourvue quand elle on possède 1 0/0, mais il faut encore tenir compte de l’état sous lequel il se trouve. Le plus généralement il se présente sous forme peu assimilable, ce qui fait que le cultivateur doit rechercher tous les moj'ons possibles de se procurer cet élément indispensable pour l’alimentation des plantes.
Les principes minéraux sont essentiellement puisés dans le sol, leur importance est considérable.
Acide phosphorique. — Le phosphore se localise surtout dans les grains et les fruits; il doit donc fixer sérieusement l’attention de l’agriculteur. Le phosphore se trouve encore dans la charpente osseuse des animaux.
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— 33 — ALI
Le plus souvent la terre est pauvre en acide pliosphorique ; le coniinerco le fournit par les phosphates minéraux, les superphosphates, les os pulvérisés, les scories do déphosphoration, le noir animal (Voy. Phosphate, Supeuphosphate, Os, Scories, Noir animal).
I^otasse. — La plupart des récoltes sont exigeantes en potasse : la vigne, les pommes de terre, le sarrasin, en demandent de grandes quantités.
Chaux. — Dans toutes les cendres végétales il existe une assez forte proportion de chaux à Tétât do phosphate et de carbonate. Indépendamment de son rôle comme aliment, la chaux favorise Tassimilation des autres matières utilisées pour Talimentation.
Soufre^ Chlore^ SilicCy Jilaîif/ayicse^ Sonde. — Le cultivateur n’a pas à fournir ces éléments, le sol on renferme toujours d’assez grandes quantités.
Mafjnésie. — Son rôle dans Talimentation des jilantes n’est jias l)ien déterminé, mais comme les engrais calciques et potassiques en contiennent toujours, il s’en trouve introduit des quantités suffisantes.
P'er. — Quand il manque, les plantes souffrent de la chlorose (Voy. Chlorose). On peut l’apporter au sol par le sulfate do fer.
En résumé, les éléments dos aliments des végétaux sont Tazote, Tacido phosi)horique, la potasse et la chaux. J^a composition cliimiquo du sol et la composition chimicpio dos produits qu’il s’agit do récolter sont donc les causes déterminantes do la nature et de la quantité des aliments à emyiloyer (Voy. Terre arable et Engrais).
Alimentation des animaux. — Produire au plus bas prix possible le lait, la viande, le travail, tel est le problème à résoudre.
Pour cela, il faut posséder des notions sur la composition des aliments.
Ceux-ci renferment des principes immédiats, de l’eau, des matières minérales.
Principes immédiats. — Ils forment deux catégories : les premiers sont composés de carbone, d’oxygène, d’iiydrogène et d’azote; on les appelle s^cbstances quaternaires ou matières azotées; les deuxièmes ne renferment que du carbone , de l’oxygène , de l’hydrogène; on les dit substances ternaires. Dans ces dernières, l’hydrogène et l’oxygène peuvent être associés do façon à former de l’eau ; on a alors des matières désignées par le nom de f/Jycosides ou hydrates ae carbone ; d’autres fois l’hydrogène est en
DICTIONNAIRE d’aGRICüLTüRE.
excès sur l’oxygène et donne des corps f/ras.
La substance azotée est dite encore matière Y)rotéique , elle prend des noms dilférents suivant les aliments qui la fournissent : fibrine, albumine, caséine, légumine, 'gluten (Voy. Albumine).
Sa composition générale est la suivante :
Azote ir» 0/0
r.arI)one 54 »
Hydrogène 7 »
Oxyj^ène »
Soufre 1 »
Totol 100
Les tissus dos ammanx (musculaire et nerveux) sont do nature azotée; il y a donc nécessité d’un apport quotidien do la matière protéique.
Une alimentation troj) azotée détermine la pléthore (Voy. Pléthore).
Gb/cosides ou hydrates de carbone. — Ils se rencontrent dans tous les aliments îles herbivores; dans Testomac, ils se transforment en glucose et sont attaqués par les sucs intestinaux. Ils apportent du carbone, lequel, mis en contact avec l’oxygène, donne do Tacido carbonique qui se forme en produisant de la chaleur et entretient la température animale.
Le sucre, la glucose, Tamidon, la dcxtrinc, la celhiloso sont des hydrates de carbone.
Lesglycosides peuvent encore servir à produire la graisse , mais cette graisse se dépose lentement, il faut donc introduire des corps gras.
Corps f/ras. — Formés de carbone, d’oxygène, d’hy^drogèno ; mis en contact avec Tintestin, le suc pancréatique les attaque et ils sont émulsionnés par la bile. Ils fournissent à l’économie oeaucoup do calorique.
Eau. — Ifeau est indispensable A tous les animaux, elle favorise la dissolution des aliments, l’absorption et la digestion.
Matières minérales. — Les matières minérales ou cendres comprennent Tacido ]^hosphoriquo, la chaux, la magnésie, la potasse, la silice, le fer, le soufre, etc. Elles sont indispensables pour former le tissu osseux qui sans elles se ramollirait : il y aurait du rachitisme. Le fer est nécessaire au sang.
Pour se faire une idée do la valeur d’un aliment, il ne suffit pas d'avoir par Tairalyse sa composition chimique, il faut encore connaître sa qualité au point de vue de la digestion, c’est-àdire sa digestibilité (Voy. Digestibilité).
En outre, la proportion que chacun
ALI
ALI
des principes nutritifs livre à la digestion n’a rien d’absolu ; une matière alimentaire ne nourrit pas en raison de la quantité pour laquelle elle entre dans la ration. C’est ce qu’on appelle le paradoxe alhnentah^e. L’expérience a prouvé qu’il faut que les cléments constitutifs soient associés dans un certain rapport, que Ton appelle rapport nutritif' ou relation nutritive^ qui doit se retrouver dans la ration journalière,
La relation nutritive est le rapport qui existe entre la quantité en poids des matières azotées, et celle de la matière non azotée (graisse et hydrates do carbone; la cellulose ifentre pas en ligne de com[)te). Elle s’exprime par la fraction :
Matières azotées M. A.
Matières lion azotées M. IS. A.
Prenons un exemple dans la composition du foin ; il renferme, d’après Boussingault :
Eau 13 0/0
Ma Itère azotée 7, '2 »
Madères grasses 3, S »
Hydrates de carbone. . 44,2 »
Ligneux et Cellulose. . . »
Sels 7,0 »
La relation nutritive est :
Ce rapport nutritif doit varier avec les différents âges dos animaux. Pour les jeunes, il faut beaucoup de matières azotées afin déformer les tissus, des matières minérales pour constituer les os. La nature y a pourvu, car dans le lait, premier aliment du nouveau-né, le rapport nutritif est 1/2; au sevrage il doit être 1/3, relation donnée du reste iiar l’herbe des pâturages avant la floraison. Quand ranimai se rapproche de l’âge adulte, ce rapport peut être de 1/5, c’est-à-dire celui du foin de très bonne qualité. Puis à l’âge adulte, on maintient le rapport de 1/6 â 1/7, variable suivant les fonctions économiques des animaux : lait, viande ou travail.
En outre, i^our que les matières azotées soient bien utilisées, il est nécessaire qu’elles restent dans un certain rapport avec les corps gras ; cotte deuxième relation est dite adipoprotéique.
Etablissons-la en prenant un exemple dans la composition do l’avoine qui venîorniG souvent :
Eau 14 0/0
Matière azotée 10,00 »
Matières grasses .... 5,50 >>
Glycosides . 01,90 »
Cellulose 4,10 >»
Substances salines. ... 3,00 ^
Relation adipo-protéiqiic : | ^ Peu près.
Cette relation adipo-proteiquo est très avantageuse pour l’absorption des aliments surtout dans le jeune âge ou quand les animaux travaillent beaucoup. S'ils ne font rien, il faut adopter 1/2,5 ou 1/3.
Telle est la base qui domine le principe de l’alimentation rationnelle des animaux domestiques. La détermination de la relation nutritive et de la relation adipo-protéique doit être faite toutefois en tenant compte seulement des éléments digestibles (Voy. Diges-
TIRIEITÉ).
Il est donc facile d’indiquer maintenant quelques considérations générales qui doivent ])résider au rationnement des animaux :
P L’action utile des matières azotées dépend surtout du rapport dans lequel elles se trouvent avec les autres éléments de la ration et surtout avec la graisse.
2® Le volume de l’aliment doit être proportionnel au volume de l’estomac; ainsi un ruminant doit recevoir un plus grand volume d’aliments pour une même quantité de substances nutritives qu’un carnivoi’o.
3® Il y a lieu de tenir compte que les ruminants (bœuf et mouton) digèrent beaucoup mieux la cellulose que les chevaux et par conséquent que les porcs.
4® Il est essentiel de rechercher et d’indiquer la quantité de substance sèche organique qui se trouve contenue dans la ration journalière (elle doit se rapprocher de 25 kg. par I 000 kg. do poids vif).
Le mode de calcul des rations, leur établissement suivant les principes exposés, sont développés au mot ration^ pour les principales espèces animales (V^oy. Ration). On y trouve aussi Je mode do distribution, ainsi que les préparations ayant pour but de rendre les aliments plus digestibles et plus appétents.
ALlifliicJUits. — Les aliments sont des substances prises par les animaux pour apaiser la sensation de la faim et fournir à réconomio des éléments qui pénètrent dans le sang. Us sont fibreux, pulpeux, pulvérulents ou presque liquides.
L’aliment fourni aux animaux doit
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ôtro inodore ou à odeur agréable, à saveur également agréable ; dans le cas contraire, cotte saveur doit être masquée par un condiment (Voy. Conuiment). •
Les aliments sont les uns d’origine organique, végétale et animale, les autres d’origine minérale : ce sont alors dos substances salines nécessaires aux tissus, comme le chlorure do sodium et le phosphate do chaux.
— Fruit de ralisior;lcs oiseaux on sont très friands.
— Arbre do la tribu des Pomacées, famille des Rosacées. Les principales espèces en sont les suivantes : 1° Lalisior ou sorbier des
Oiseleurs {Soi'bus auciipavia)^ à écorce lisse, grisâtre, bourgeons velus, tlours blanches en corymbe composé. Le fruit est rouge corail, âpre et acerbe, mûrissant en septembre. Il réussit dans toiis^ les sols; son l)ois est lourd, dur, estimé en nicnuiseric; on en fait des écrous.
Le sorbier domestique (5. dômestica) , vulgairement cormier , bien
Alisier.
connu par son fruit désigné sous le nom de corme. Go fruit est astringent, on en fait du poiré ou du vinaigre ; on peut le consommer quand il a subi le blettissement. L’arbre possède une écorce fendillée, noirâtre; les bourgeons sont visqueux, les fouilles très découpées, poilues. Le bois en est lourd ; il sert à faire des outils do menuiserie.
3® L’alisier blanc {S. aria\ se distingue par ses bourgeons puoescents, dos feuilles ovales, elliptiques, très dentées, tomenteuses par-dessous. Le bois en est teinté ; il est employé