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Epi de blé de Bordeaux

(1/2 de la grand, nat.).

FROMENT

FROMENT

très gros, à ëpillots très rapproches, les poulards sont toujours barbus; mais quelques-uns perdent leurs barbes avant la maturité. Le grain est court, trapu et renflé sur le dos près du germe.

On distingue :

Le poalard blanc lisse^ dit aussi blé de Chàtellerault^ très cultivé dans le centre do la France.

Los pétanielles blanches et noires sont assez cultivées dans le midi do [ la France; dans la région du Nord, le , poulard d'Australie est assez répandu.

Blés durs. — Les blés durs ont le grain allongé, pointu et la texture en est cornée au lieu d’être farineuse.

Les blés durs sont toujours barbus, leur paille est pleine ou demi-pleine; ils sont originaires do climats chauds et restent généralement localisés dans leur pays d’origine. Tels sont les blés de Xérès^ de Bélotourka^ do Medéah.

Blé de Pologne. — Le blé do Pologne, qui peut aussi être classé parmi les blés durs, possède un grain allongé, glacé ; les balles et les glumes accusent un développement exagéré.

Fpeautres et amidonnieks. — Les épeautres ont l’épi long, à épillots très distincts les uns des autres; à la maturité l’axe de l’épi se divise en autant do parties qu’il y a d’épillcts et la séparation des grains et des balles se fait au moyen de meules spéciales. Le grain des épeautres est petit, aplati, à écorce très mince, contenant beaucoup d’amidon. La paille en est très creuse, les parois du chaume étant excessivement minces. IjCs épeautres conviennent aux terres maigres des climats de montagnes où l’hiver est long e£ rude.

On distinguo V épeautre blanc sans barbes J cultivé dans le Jura et dans les Vosges; Vépeaiitre blanc barbu.

Les amidonniers présentent à peu près les mêmes caractères que les épeautres *, leur nom leur vient de ce qu’ils servaient autrefois exclusivement à l’extraction de l’amidon. Le grain a la forme d’une navette.

Engrains. — Les engrains dérivent d’un type distinct que Linné a appelé T. monococcum ; froment à un grain.

Ils sont très rustiques et la culture s'en est localisée en situation très mauvaise dans les pays de montagnes à température basse. Le grain est très effilé et aplati ^ux deux bouts.

Il y a une /ariété à deux grains dite engraip' double {T. dicoccum).

Mode de végétation. — Quand on expose un grain de froment à l’humidité et à une température de 10 à 12®, au bout de trois à quatre jours, les

enveloppes sont gonflées et rembryon se sépare en deux parties : la tigelle et \2iradicuLe Le quin-

zième jour apparaît au niveau du sol la feuille cotylédonaire qui se colore en vert et s’ouvre ; les racines sont au nombre de trois à quatre et coléorhizées

Avec l’apparition de la chlorophylle

Froment Froment

(Grain très grossi, mon- (Embryon gonflé très Iraiit la feuille cotylc- grossi, montrant la (lonnairc et les ràci- tigelle et la radines). cule).

commence le fonctionnement des racines, la plante ayant vécu jusque-là de l’approvisionnement constitué par Talbumen . Au nœud souterrain lo plus proche de la superficie se développent bientôt de nouvelles racines, qui acquièrent un grand développement et remplacent complètement les premières formées. C’est de ce nœud inférieur que se trouvent émises des ramifications de la tige principale produisant ce qu’on appelle le tallage {Fig.). Puis chaque ramification s’élève depuis 0'",75 jusqu’à P", 50. Alors survient la floraison, en juin sous le climat do Paris, quand la température moyenne est de 16^ et quand la plante a reçu 850*’. La maturité commence ensuite, mais ne s^achève que par 2100® de chaleur totale.

Climat. — Le froment est une plante qui se développe bien surtout dans les contrées où la température moyenne oscille entre 15 et 18®. Les blés sans barbes et à grains tendres sont cultivés dans les contrées à climat doux plutôt un peu brumeux que sec. Au contraire, les blés barbus, les blés durs, sont cultivés dans les pays chauds et secs. En France, les variétés douées d’assez grande rusticité résistent bien aux froids ordinaires de la région septentrionnale, — 15® et — 20® quand les terres sont saines et perméables. En sols humides, ces mêmes varié-

FROMENT

FROMENT

t(5s souffrent beaucoup des alternatives do gels et de dégels qui soulèvent les plantes, les déchaussent et brisent les racines {Ficf.). I^a neige agit favorablement lorsqu’elle persiste comme couche

protectrice, sans elle beaucoup de froments disparaîtraient pendant les liivers rigoureux.

Au printemps, les pluies persistantes

Blé déchaussé.

nuisent beaucoup au froment; elles déterminent souvent une exubérante végétation et peuvent plus tard occasionner la verse; elles favorisent le développement des maladies cryptogamiques, la rouille principalement, qui compromet l’avenir de la récolte.

Les grandes sécheresses sont aussi à redouter, elles arrêtent le développement foliacé et empêchent les grains d’acquérir un volume normal.

DICTIONNAIRE d’aGHICULTURE.

Les hivers trop doux, pendant lesquels les blés poussent facilement, produisant de nombreuses feuilles donnant l’apparence d'un magnifique gazon, sont en sommo préjudiciables h la récolte; le sol est épuisé prématurément et les princi})es minéraux sont moins abondants i)our la période do fructilication.

Terrain. — Le froment no réussit pas sur toutes les terres ; celles qui sont trop légères (siliceuses, graveleuses), de même que les terrains tourbeux et crayeux, ne lui conviennent pas. Il faut acs sols assez consistants sans être compacts, et do plus, ils doivent être perméables et profonds.

Fertilisation. — Le froment est une niante exigeante qui ne donne do bons rendements que dans les terres fertiles. La présence du calcaire est nécessaire pour avoir des grains do bonne qualité, tendres, fins, à cassur^e amylacée, La richesse on acide phosphoriquo est absolument indispensable pour assurer une bonne grenaison.

1^0 problème de la fertilisation des terres destinées à porter une récolte de froment doit être résolu d'une part, en tenant compte des éléments do fertilité accumulés dans le sol et révélés à l’analyse chimique ; d'autre part il faut examiner les exigences do la céréale en éléments fertilisants.

Une récolte do blé do 20 hl. enlève au sol ;

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