‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 156 sur 394 · SÈCHES · texte numérisé non relu

SÈCHES

Paille de céréales

Paille de sarrasin

Sciure de bois

Feuilles mortes

Tannée

Densité du fumier. — l^e poids du fumier est important à connaître pour le cultivateur; il sert pour le charroi de Tengrais et les dimensions à donner à la fosse ou aux tas de fumier. Rien n’est variable comme le poids du mètre cube de fumier : la nature des litières, sa décomposition plus ou moins grande, son état d’humidité modifient beaucoup la densité. Le seul moyen d’appréciation évitant toutes les chances d'erreur, la liascule, manque dans la plupart des exploitations.

D’après Boussingault, le mètre cube de fumier de ferme, pailleux, sortant des étables, pèse 300 à 400 kg. ; le fumier à demi consommé, 700 kg. ; le fumier très consommé , humide et tassé, 900 kg.

Fermentations du fumier. — Les matières minérales du fumier, acide phosphorique, potasse et chaux, no

FUMIER

FUMIER

subissoiit pas ilo transformation cliiiin(|ue; les modifications norlent sur la matière or{ÿaiu<juo, et elles tendent à éliminer l azote.

Dès ipie les déjections solidi^s sont rejetées, par Tanalyso, on y décèle la jirésence de Tazoto à l’état d’urée et d’acide hippurique. Dans les déjections solides, la fermentation no détermine que de très légères pertes d’ammoniaque, mais il n'en est pas de même pour les urines ipii fermentent activement sitôt après leur émission. L’urée se décompose et devient du (‘arhonate d’ammôniatjue sous rinlluenco d’un ferment spécial et d’une température convenable. A 33®, il faut vingt-K^inq jours pour que 93 0/0 de l azote soient transtormés en ammoniaque (Muntz et Girard).

Tant que le fumier reste h l’étable, exposé sur une assi'z grande surface, le dégagement d’ammoniaque continue ; si on le transporte au tas, d’autres moditications surviennent. Extérieurement, ro.xygèno de l’air détermine la combustioVi qui développe de la chaleur, en mémo temps qu’il se produit <le l’acide carbonique et de reau. (,’ette com!)ustion a lieu nécessairement au.x dépens des matières organiques azotées, et ce phénomène donne l’explication de la fermentation plus active des fumiers paillcux dos chevaux et des moutons.

Lorsque tout l’oxygène a été utilisé et que le fumier s’est tassé en chassant la plus grande partie do l’air à rintérieur du tas, une autre fermentation se produit : les matières organiques se décomposent do plus en

Elus, se transforment en substances runes dont les réactions sont acides et qui s’appellent nciJes /atmiV/ne, ulmique et funiiqne. Ceux-ci ont un rôle très important ; ils ont la propriété de retenir l’ammoniaque, do sorte qu’ils arrêtent les déperditions. Sous cet état, le fumier est consommé, il a l’aspect d’une matière noire, désignée pour cette raison par les praticiens sous le nom de beurre 7ioir,

La combustion lente ainsi produite à l’extérieur du tas do fumier donne naissance, ainsi que l’a montré M. Dehérain, à une grande quantité de formène (gaz des viarais); aussi l’appelle-t-on encore fernientatioii forméiiique. Elle est provoquée par un ferment spécial, le ferment forménique^ travaillant dans une atmosphère contenant fort peu d’air, mais ayant besoin du concours. do l’oxygène pour se ranimer.

Nous en tirerons des conséquences pratiques au point de vue do la fabrication du fumier (7wr/.).

Déperditions d’azote du fumier. —

A l'f'table, — Des expériences rigoureuses faites par MM. Muntz et Girard établissent que par fermentation les urines laissées à Tétablo, en j>roduisant du carbonate d’ammoniaque, perdent au bout de quinze à vingt jours, pour les moutons 30 0/0 do leur azote, pour les chevaux 30 0/0 également, pour les bœufs et vaches 23 0/0, les lirjuides étant plus dilués.

Tas de fumier (Coupe).

La zone AflC Kubit une fermentation très active; la Icmpér.itiire s’élève è 00 cl 70*> ; la fermeiitalion aérobie (en présence de Tair et de roxvfiène) brûle rapidement les matières organiques, le (‘arboiiatc <rammoniaque produit peut être entraîné ( perte d’azote). — Dans la 7one D, la température atteint seulement 30 à 35® ; roxyjzène est pres«|iic ou totalement absent; c’est là c|n*à lieu la fermentation forinéiiique et la prochietioii «l’acides ulmique, fumique et liumi(|ue qui fixent rammoniaque.

Au (as de fumier. — Les pertes ont été déleriuinées par Vœleker sur trois tas de fumier |)lacés dans dilférontes conditions :

1® I"n tas à l’air libre.

2® Un tas à l’abri de la pluie sous un hangar.

3® Un tas étalé à l'air libre sous faible épaisseur.

Voici les résultats rapportésà 1000 kg.

de fumier :

1® Fumier a l’air libre.

POIDS

AZOTE

Fumier à l'orij^ine. . .

— après 0 mois. .

après 0 mois .

— ajirès li mois.

. lOOOltF . 7 1 i

0 kg i3 0 30

2® Fumier en tas sous un

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