ÉTALÉ
POIDS
AZOTE
Fumier à l'origine. . .
après r» mois. .
— après 0 mois. .
— après 1^ mois .
. 1 000 kg
0 kg .i3
4 or»
FUMIER
FUMIER
1^0 fiimior ])lacô sous un lianp^ar a perdu en un an 11 0/0 do Tazoto (ju'il renterniait; à. Tair li>)ro, rocovant les oaux do pluies, 30 0/0; étalé en couche mince, Gl 0/0.
Conclusion : au soin du tas, la déperdition par volatilisation d’ammoniaquo est peu considérable; c’est surtout lo lavage dos eaux: do pluie qui entraîne Tazoto. 11 est donc ^ de toute nécessité do réduire les tas à la plus petite surface possible.
Il faut ajouter que dans les tas de fumier, imiépondainmont do la pcM'to en ammoniaque par évaporation, il se produit souvent des végétations blanches connues sous lo nom do cftancis^ silices J provenant du mycélium d’un champignon désigné par lo terme de blanc du fumier. l)ans cocas, le champignon brûle la matière organique et élimine de razote à l’état gazeux.
Moyens à employer pour éviter les déperditions. — 1*^ A l établk. — Le sol des étables doit être imperméable pour éviter les infiltrations ( Voy. Etables, Ecuries). Les litières abondantes facilitent rabsorption des liquides ; elles retiennent aussi les gaz. La tourbe et surtout la terre ont à un haut degré la faculté de retenir l’ammoniaque :
on ne saurait donc trop recommander d ajouteraux litières une mince couche do terre, qui procure on môme temps aux animaux un excellent coucher.
Le plâtre, le sulfate de for no diminuent que très légèrement lo dégagement de carbonate d’ammoniaque. Lo phosphate de chaux no fixe pas davantage l’ammoniaque ; la pratique ])cut être cependant considérée comme excellente au point do vue de l’assimilation future par les niantes, du phosphate tribasique mélangé préalablement au fumier (Voy. Phosphates).
Au TAS HE FUMIER. — Disposition du tas. — On peut employer des platesformes ou des fosses.
A. Plates-formes. — L’emplacement est formé de béton bien résistant pour supporter les tombereaux et voitures chargées. L'aire de la plate-forme est déterminée par le nomuro et le poids des animaux entretenus sur l’exploitation, la litière qu’ils reçoivent et le temps qu’ils passent au dehors. 11 est indispensable aussi d’avoir deux platesformes, l’une ayant un fumier terminé, subissant la fermentation qui l’amènera à rétat do beurre noir, l’autre on voie de formation.
Les plates-formes concaves sont surtout recommandables ; c’est lo système adopté à l’école d’agriculturo de Grand- Jouan {Fig.).
La forme est canrée, divisée en
Plate-forme à fumier (Coupc cl plan).
enlevé par les chemins C qui donnent un facile accès
La pente des plans incliné.s est do 1 â 3 cm. par mètre.
B. Fosses — Cette disposition serait excellente si le prix d'établissement était moins élevé et si d’un autre côté renlèvemont du fumier était moins difficile La fosse est entourée de murs do trois cotés , lo fond en est pavé {Fif,.).
C. On peut encore signaler les fumiers couverts qui no sont que des fosses surmontées d’un hangar économique . Des traverses horizontales limitent la surface affectée à la fosse et permettent d’y faire séjourner des animaux. Le fumier est ainsi constamment humide et tassé, aucune déperdition n’est à craindre, c’est la réalisation idéale de la bonne fabrication de l’engrais de ferme. Malheureusement rinstallation est coûteuse.
Formation du tas. — Le fumier doit être enlevé tous les jours dans les vacheries et écuries ; il est ensuite déposé en couches égales, bien pressées afin que l’air ne pénètre pas trop activement. Dans le travail d’enlève-
mont il faut avoir soin do laisser los pailles non salies par les déjections, sans ((iioi on obtiendrait un l'uiiiier trop pailleux. J^e las sera élovo on
Fosse à fumier et coupe).
deux mois et demi au maximum ; scs dimensions en surface seront encore basées sur cotlo considération . Il atteindra une hauteur do que,
i)Our la commodité du service, il no Tant pas dépasser.
Soins à donner nu tas de fumier. — La forme terminée, il convient do recouvrir do terre le fumier j)Our empêcher les déperditions d’azote à Tétât d'ammonia(|ue et do carbonate d’ammoniaque. Le fumier doit ensuite être maintenu toujours humide; on obtient ce résultat par Tarrosage avec le purin, à son défaut avec <io Teau.
L’arrosage modère Télévation de température lies fumiers pailleux dans It^squels se développe le blanc do cliampignon; le purin dissout et entraîne l’ammoniaque nui s’échapperait à l’état gazeux. Dans les fumiers en voie do décom[)ositiorH* lo purin ou Teau introdiiiseLjt dlans le tas uno ]>ctito i|uantité <.t\>xygèno nécessaire au travail du ferment fo?miénif/ue^ lequel fabriipic do la matière noire cjui lixe l’ammoniaque.
Composition chimique du fumier. — Elle varie avec la nature géologique du sol; aussi a-t-on dit très justement que les fumiers étaient Timago du sol. Cela se conçoit fort bien puisque la composition chimique des plantes
dont se nourrissent les animaux est lié’O à celle du sol.
L’alimentation des animaux a uno importance très grainbî .sur la composition du fumier. Les grains et les tourteaux fourjiis.sent licaucoup d’azote et -d’acide phosphorique ; si on les importe dans lo domaine on enrichit les fumiers do matières fertilisantes.
Les spéculations auxquelles Tagricultcur se livre, ont uno influence marquée sur les éléments prélevés dans les aliments i>ar les animaux.
J/ontretien des vaches laitières fait exporter beaucoup d’azote et d’acide phosphorique; s’il s’agit au contraire d’animaux à Tengrais, le prélèvenient est peu important. L’élevage ues jeunes animaux <*xigeant beaucoup de phosphates pour la formation des os entraîne uqe dépcrdiiiond’acidc [diosphorique.
l^our toutes ces raisons, on se rend comj)te que la composition est loin d ètro toujours la mémo.
Voici la teneur moyenne d’un fumier en éléments fertilisants :
A/.cdc O.gi 0/0
Afidc idiosplioriquc 0. tTi
Putatkse Ü.CrO
tJiuiix 0,70
l*ar la fermentation, lo fumier se concentre; aussi, à dose égale, le fumier fait fume-t-il plus fortement.
Les analy.ses suivantes , dues ii Voelcker, le démontrent de la façon la plus absolue.
Co.MPOSlTION DU FU.MIEIi DE FEliME
(Chevaux, vaches^ porcs).
\ 1 •^rrAT SATt’UEl
A l'ftat rkc
ron-
coiî-
frais
ROIIlIllé
frais
Rommé
G mois).
iO mois)
Eau
.Arhic ïdios-
l»liori<|UO . .
l'olasso. . . .
u.rxo
O.thK)
Aïotc total. .
0,0 ia
0,«H)ti
l/.HK)
An)iiionia(|uo
libre
Aniinonia(]iir
à Tétai de sel.
Notons
([u’en
so consommant la
quantité d’eau augmente dans le fumier.