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3/|9 FUMURE

la mati^ro orf^^aniqno s'imprégnant davantapo <lo li(|uido.

Valeur des fumiers. — Lo cultivateur qui a< hèto du fuiiü(*r doit en ddtoriiiinor la valeur suivant les dldnients fertilisants qu’il contiont (azote, a(Mdo pliosphori([ue, potasse). C’est chose facile en appliquant c'hacjue éldiuont lo prix qu'il possède dans les enprais commerciaux. 11 faut nunarciuer do ^>lus que lo fumier sera en outre preve do irais de transports, plus ou moins élevés suivant la distance du lieu où il a été produit, aux c hamps (jui le recevront (Voy. Fümi’he).

Utilisation du purin. — Lo purin recueilli dans la citerne sert d’ahord ti l’arrosape du fumier, mais celui-ci ne l’absorbe jamais compli‘tement . Lo surplus est répandu sur les terres en arrosapos. Si lo purin était pur, il faudrait l’étendre cfo ((tiatre ou cinq fois son volume d'eau: ce cas est rare, car le jilus souvent, les eaux pluviales cpii ont lavé lo fumicM* ont suftisainment dilué le purin. Son a«'li4>n c*ori^sivc est alors nulle. Ou le transnorio ensuite avec un tonneau spécial ( voy . Tonneau A puuin) au printemps sur les c'éréales étiolées et les ])rairios naturelles épuisées. 11 est aussi tout indiqué pour améliorer les terres sablonneuses maipres et stériles. Seulement il faut penser que si lo nurin est un enprais comj)lct, comme ic fumier du reste, l’acide i)hosphoriquo n’y entre c^u’en faible proportion.

Voici, d'après M. Dchérain, la composition du purin do Gripnon :

1 litre rcnicrme

Azote à rétal «le rarbonalc

craininoniaquc lCrO'JO

Azote à l étal de sel ainino-

niacal 0 O'iO

Azote à Tétât orfcanique. ... 0 415

Ac*i(lc pliosphoriquc U

Potasse 4 iiO

I^a valeur vénale du purin s’estime comme celle du fumier c^u tenant coinjite des éléments fertilisants qu’il renferme. — ^ J. TniBONOEAU.

I^iiiiiiire. — La fumure s’entend do la quantité de . fumier conduite périodiquement aux champs. La dose do fumier est en raison do la richesse du sol et des oxipenccs des plantes cultivées.

Transport du fumier. — JjO fumier so conduit aux champs à des époques Variables, déterminées par l’assolomont et le système de culture, mais il faut bien dire aussi que les phénomènes météorolopiqucs exercent une larpo influence. Par les pluies abondantes, le sol détrempé no peut supporter lo poids des véhicules sous i)cino d’étre corroyé, malaxé et d’offrir ensuite un

milieu pou favorable au développement dos vépétaux.

J^ans l’assolement triennal, le fumier est mis pendant l’été sur la solo do iachèro. Dans les assolements à plus lonpuo rotation, la fumure est appliquée avant la culture des jilaiitos sarclées, pému'alcmcut en automne et surtout eu hiver, pour que renfouisscment S4>it opéré avant lo printemps.

Lo fumi<‘r est alors décomposé ù. Tépotpio «h'S scmiailles ou d(*s plantations, les «mlturcs en proliUMit largement.

Pour lc‘s jdantes fourragères d’été, comme les choux, lo maïs, les vcsccs, lo fumi4*r est ajiporté au printcmj>s.

Ou so rend donc facilement compte qu’A part h's éjioqm^s do la fenaison ot de la moisson la conduite' du fumier est susceptible «le .s’«>péror toute l’année. On utilise pour lo transport les véhicnh's connus.

Chargement du fumier. • Quand on proc-èdo au «diar^ernent, il faut éviter d’onlever lo fumier par couches liorizontalcs. La forme est en eflbt le (as commun oui a re<^u les déjections des vaches, «les clievaux et des porcs déposées par couches alternatives d’où résulte un manque d’homogénéité.

Pour y remédier, il n’y a «[ifà détacher des tran<*hos verticales en so servant «lu couteau ù fumier; le mélauf^e des diverses matières réj^ularisera la fertilisation.

Répartition du fumier et épandage.

— A la surface du chami), lumier vjyt disposé ci> petits tas désignés sons h' nom do f'iu^ierons. Ils doivent «‘•tro «listants do 1 m. on tous sens, afin d’obtenir do l’ouvrier lo maxininm de travail. La plus grande distance à Jaqiiolh» il doit jeter l’engrais est collo do la demi-diagonale du cariV*; elle est égale A si elle était* plus

grande l’ouvrier serait obligé do so déplacer ot perdrait du temps. Cette disposition s’obtient en commençant les lignes à 3"’,50 du bord do champ; lorsqu’elle est bien régulière, elle a en outre pour but d’assurer l’égale répartition do la fumure page 350).

L’épandage doit s’effectuer aussitôt après lo dépôt des tas; si ceux-ci rest('nt longtemps exposés à l’air, ils éprouvent des déperditions par évaporation, lavage ot fermentation, sem- ))lablos il celles que nous avons constatées dans un fumier mal soigivé. A la suite do pluies fréquentes, la place des fumerons reçoit les sols solubles enlevés par les eaux, la végétation y est exubérante; à côté, elle reste languissante.

L’épandago so fait ù la fourche et comprend deux opérations : 1® la réparti^on des fourchetées ù la surface du

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