III. - La famille des Apiens (abeilles
Les Hyménoptères à tarière comprenant :
T. — La famille dos Cynispiens ( c y n i p s déterminant les galles du chêne).
IL — T^a famille des Tenthrédiniens (cèplies, tenthrèdes).
■lyHopo. — L’hysope ofJicinalo ( //y55opus officiii(dis) est une ])lanto de la famille des Labiées.
C’est un petit végétal à feuilles opposées, étroites, répandant une odeur aromatirpie. H croît à rétat spontané sur les vieux murs et dans les calcaires socs du midi do la Franco. Cette plante possède des propriétés toniques et excitantes (/wV/.).
Hysope (Tige fleurie).
(Zoologie). — Oiseau do l’ordre tics Echassiers, habitant surtout TEgypte, et émigrant de mai à s O P te m b r O dans la Franco méridionale. Il se plaît dans les lieux maréca- ^ geuxet se nourrit de poissons {FifJ-)-
1 e II n e 11 iiKiii. — Les
ichneumons sont des insec- ibis,
tes de l’ordre
des Hyménoptères. Ils ont quatre ailes membraneuses, lu tête armée de deux
au moyen dj leur tarière, déposent un œuf dans le corps des chenilles^ des chrysalides^ d’un grand nombre d’es-
f)èces nuisibles. L’œuf étant éclos, la arve vit aux dépens de son hôte et le détruit complètement. C’est ainsi que souvent s'arrêtent les invasions d’un grand nombre d’insecies dévastateurs.
Les ichneumons doivent être considérés comme de précieux auxiliaires du cultivateur.
■ L — Arbre résineux de la famille des Taxinées. L’if {Taxas ôaccata) n atteint pas en général de grandes dimensions ; il est rameux dès la base, à branches éparses, à tige droite,cannelée,s’exfo liant et restant mince. Les feuilles ont en dessus la couleur do celles du sapin argenté, mais elles ne sont pas blanchâtres en dessous; en outre, elles se terminent en pointe. Lorsque le fruit est rnûr, il est enfermé dans une enveloppe cupuliforme {F'tg-)-
Le bois de l’if est excellent, très dur, formé de couches très minces, rouge vif au cœur. On peut l’utiliser en ébénisterie C’est un arbre d’orne-
If (Rameau avec fruit).
INC
INCUBATION
ment; il n’est pas employé comme essence forestière, sa croissance étant trop lente. Dans les parcs, on peut le soumettre à une foule de formes, car il se prêt© très bien à la taille.
Miiiinortelle (Botanique). — Genre de plantes de la famille des Composées, employées pour l’ornementation. Dos principales variétés sont : l’immortelle annuelle {Xeranthemum annuiim){Fig ,)^
©t l’immortelle à bractée (A", helickry- Elles ont donné naissance par la culture à un nombre considérable de sousvariétés de coloris très divers.
La multiplication des immortelles s© fait principalement par semis, au printemps, sous châssis ; on repique après les gelées printanières et les neurs apparaissent en août et septembre.
Les fleurs s’enlèvent dès leur épanouissement; ©liesse conservent r © m a r quablement en s© desséchant ©t gardent même leurs nuances d’une façon parfaite. Aussi les utilise-t-on pour faire dos couronnes mortuaires et des bouquets d’hiver.
loeij^ion annulaire (Viticultu-
Incision annulaire (Rameau de vigne montrant une).
re). — C’est une opération qui se pratique sur la vigne; elle consiste à
enlever un anneau d’écorce au-dessous des grappes dont on veut activer la maturité, ou à la base des rameaux do l’année précédente portant la production fruitière de l'année courante
incision se fait actuellement au moyen d’une pince à inciser spéciale permettant de travailler aussi vite que possible. En présence de cet avantage, étant donné que, dans Tespace do quatre à cinq jours, on peut arriver à enectuer l'opération sur une surface d’un hectare, l’incision annulaire devrait se pratiquer couramment. Faite avant la floraison, elle empêcherait la coulure, hâterait la maturité des raisins et régulariserait par conséquent la production dos vignoules.
— L’incubation est l’action qui consiste pour les oiseaux â couver leurs œufs jusqu’à l’éclosion des petits. I^orsqu'il s'agit do l’élevage des oiseaux do basse-cour, l’opération doit être surveillée pour donner tous les résultats qu’elle peut procurer. Il ©St nécessaire d’avoir une pièce qui servira exclusivement à l’incubation, alin que les mères ne soient pas dérangées; on y installera des couvoirs en osier ou des boîtes en sapin qui seront soufrées pour éloigner les poux.
On ne doit mettre à couver que les œufs frais ramassés seulement depuis huit à dix jours. Certaines couveuses, les dindes surtout, restent constamment sur leurs œufs; il faut les lever chaque jour pour qu’elles puissent manger et s© vider. Elles ne doivent pas rester hors du nid plus d’un quart d’heure. En outre, le renouvellement de l’air est indispensable pour les petits qui sont dans la coquille.
Les CGtuveuses changent leurs œufs chaque jour de place ; sous l’influence de ce soin, ils reçoivent également la chaleur, et l’éclosion se produit à peu près régulièrement. Cette considération indique l’importance qu’il y a, à proportionner le nombre des œufs mis â couver au volume de la couveuse. S’ils étaient en trop^ grand nombre, il pourrait arriver qu’ils fussent alternativement en dehors de la mère et que les petits périssent faut© de chaleur avant 1© terme de l’éclosion.
La durée de l’incubation varie avec les différents genres d’oiseaux; voici quelques chiffres â cet égard :
Poule 21 jours.
Canard 28 —
Oies —
Dindons 'iS à 30 —
Faisans 25 à 28 —
Pigeons I? —
Pintades 28 à 30
Paons 30 —
Cygnes 35 —
Immortelle annuelle (Port de la plante).
DICTIONNAIRE d’ AGRICULTURE.
INCUBATION
INCUBATION
Incubation artificielle. — On désigne sous cotte expression la méthode qui consiste à obtenir l’éclosion des œufs sans l’aide de la femelle couveuse. On emploie à ce sujet les couveifses artificielles. Elles sont toutes établies sur le môme principe : maintenir les œufs à une température de 38® à l’aide de chaleur provenant de source artificielle. Voici la description de la couveuse Voitellier {Fig.) :
tourne-œufs. Ce système offre l’avantage do faire refroidir les œufs hors la couveuse dans un air très pur {Fig.).
Couveuse Voitellier (Coupe).
La chaleur necessaire à réclosioii cstrournic par l’eau chaude contenue dans un réservoir, placé à proximité des œuls.
C’est une boîte carrée, en bois, renfermant à l’intérieur un réservoir circulairo en métal, place au-dessus des œufs. Ceux-ci reposent sur un fond de bois recouvert de paille. Cette disposition place les œufs dans les conditions de 1 incubation naturelle, la chaleur vient en-dessus par les rayons caloritiques émanant de 1 eau chaude jilacée dans le réservoir. ^ „
Ea paroi extérieure du réservoir est garnie d’une épaisse couche de sciure de bois pour éviter la déperdition de chaleur.
E’eau chaude se maintient ainsi facilement à la meme température (38®) pendant au moins douze heures. Une simple addition d’eau bouillante, toutes les douze heures, faite par le retrait d'une quantité d’eau tiède a peu près égale, suffit pour régulariser parfaitement la température.
Le thermomètre régulateur est jlacé au milieu des œufs dans ^ la position à peu près verticale. ^ ^ I^a couveuse est fermée par deux châssis vitrés, superposés^, qui permettent do contrôler le degre du thermomètre sans perdre do calorique.
Les œufs sont donc tous soumis a une meme température : leur déplacement est inutile, il suffit de les retourner matin et soir à l'instar de la poule.
Pour faciliter le retournement des œufs, on peut se servir de casiers
Incubation (Casier lounic-œuts).
Les poussins éclosent ainsi avec autant, sinon plus de réussite que sous la poule. Seulement il leur manque une mère pour les réchauffer : on y supplée par V hydro-mère. C’est encore
Hydro-mére.
uuo boîte dont la partie supérieure renferme un réservoir on métal dans lequel on introduit l’eau chaude. Ce réservoir est entouré de sciure de bois pour éviter la déperdition du calorique {Fig.)-