INFLORESCENCE — 403 — INFLORESCENCE
Le dessous de ce réservoir est garni de velours doux et soyeux où les poussins viennent se récliautfer et se frotter pour lisser leurs plumes. L’élevage se conduit alors comme si la poule accompagnait la couvée ; on fournit aux poussins les soins et les aliments qu’ils réclament (Voy. Poule). — J. Thi-
BONDEAU.
lucliiLÇOstioii. — L’indigestion se produit chaque fois qu’il y a arrêt do la digestion. Les causes qui peuvent la produire sont très variées; elles peuvent provenir de la faiblesse des organes des animaux ou de la mauvaise qualité des fourrages qu’ils ont ingérés.
Chez le cheval, l’indigestion occasionne des coliques.
Chez les Ruminants, dont l’estomac est si compliqué, les indigestions peuvent se produire dans la panse^ le feuillet ou la caillette.
L’indigestion de la panse ou rumen produit la météorisation (Voy. Météorisation).
L’indigestion dans le feuillét est généralement très grave. Elle apparaît ordinairement pendant l’hiver, alors que les animaux sont soumis à une mauvaise alimentation. I^es substance^ sèches, mal imprégnées des sucs digestifs, s’accumulent dans les feuillets et déterminent do la constipation. Los animaux perdent l’appétit, deviennent tristes, ensuite apparaît do la diarrhée très intense qui épuise rapidement les sujets et peut les faire mourir.
L’indigestion dans le feuillet se combat au début par une lionne alimentation, dans laquelle entrent des fourrages verts, complétée par des boissons tièdes adoucissantes et mucilagineuses (farine d’orge et graine de lin). Si le mieux no survient pas rapidement, il faut consulter le vétérinaire.
L’indigestion dans la caillette ne se manifeste que sur les veaux. Elle se complique vivement do diarrhée et do d^'senterie, qu’il faut arrêter si l’on veut éviter à brève échéance la mort des animaux atteints. (Voy.
Diarrhée.)
Mnfection. — Ce mot sert à désigner, en médecine vétérinaire, la projiagation des microbes, agents de maladies infectieuses. La transmission peut s’effectuer naturellement par l’air ou les animaux; elle peut être aussi l’effet de rhommo intervenant dans ce cas pour atténuer les effets de l’infection naturelle. (Voy. Inoculation.)
lonoroscence. — On appelle inflorescence la disposition des fleurs sur le pédoncule commun ou sur tout le végétal que l’on considère.
Quand le i>édoncule ne porto qu’une fleur, elle est dite solitaire (tulipe)
{^Fiq , /). Elle est alors terminale ou axillaire.
Mais, le plus souvent, les fleurs sont groupées de façons differentes, permettant d’établir quatre modes d’inflorescences :
L inflorescence définie on déterminée; \ inflorescence indéfinie ou indéterminée; Winflorescence mixte; 4® Vin florescence anomale.
Inflorescence définie. — Elle se montre toutes les fois que les axes se terminent par une fleur; à une génération fixée, on peut prévoir le nombre de fleurs qui seront produites.
On trouve d’abord la cyme bipare^ qui se manifeste sur les plantes ù feuilles opposées.
Prenons comme exemple la petite centaurée. A la première génération apparaît une fleur entre deux bractées fertiles ; celles-ci produiront à leur tour chacune un axe donnant naissance à la deuxième génération à 2 fleurs; à la troisième il y en aura 4; à la quatrième 8, etc. On voit donc que, la première génération mise à part, les générations suivantes peuvent se représenter par une progression géométrique dont le premier terme est ^ et la raison 2. Cette cyine est aussi dite bipare parce que l’axe d’une génération produit deux axes à la génération suivante {Fig. 2).
Chez les plantes à feuilles alternes, la cyme est unipare ; elle pourrait encore le devenir dans le cas de feuilles opposées par avortement d’une bractée.
Chaque génération no porte qu'une fleur; si cette fleur existe toujours du même côté, les axes sc trouveront disposés en hélice, d’où le nom de cyme hélicoïde.
Parfois, les axes floraux naissent àltcrnativement à droite et à gaucho do la tigo; de plus, ils s’enroulent à l’extrémité en forme de queue de scorpion, d’où le nom de cyme scorpioide.
On en trouve un exemple dans les Borraginées (Myosotis) {Fig. S).
Inflorescence indéfinie. — Dans l’inflorescence indéfinie, on ne peut fixer le nombre des fleurs do même génération ; en outre toutes les fleurs qui s’ajoutent aux premières s’interposent au centre; le dévoloiDpement do l'inflorescence est centripète.
Voici les principales inflorescences indéfinies.
IJépi^ qui se compose d’un racliis commun sur lequel vicnnenL s’insérer des fleurs sessiles. Ex. : la verveine.
Lorsque Yépï ne contient que des fleurs mâles ou des fleurs femelles (iinisexuées), il prend le nom de chaton. Tel est le cas du saule {Fig. 5 et (5), du noyer, du coudrier, etc.