‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 192 sur 394 · IV. c · texte numérisé non relu

IV. c

Vacherie

Tricorne, veau Durliain,

3 mois, 1^20 kg l'SO

Bliubarbe, vache, 8 ans,

580 kg 400

2o Modilier mort Harnais

Instruments aratoires .

etc., etc.

Ainsi qu’on le voit, le cultivateur inscrit donc d’abord, sur son inventaire, les animaux de l’exploitation, puis les harnais, les instruments aratoires, les véhicules, le mobilier de la vacherie, de l’écurie, de la bergerie, etc., celui du ménage. Il faut aussi faire figurer les denrées en magasin susceptibles d’être vendues comme n’étant pas immeubles par destination.

L’inventaire fait connaître : 1° le montant du capital d’exploitation :

c’est Y actif du cultivateur; il peut indiquer aussi sa situation de fortune en retranchant de l’actif, les jettes qu'il a contractées et qui forment le jjassif. Seulement, pour que ces renseignements soient bien exacts, il importe d’estimer à leur juste valeu7\ et ce n’est pas toujours facile, les objets ou les clioses faisant partie de l’inventaire (Voy. Comptabilité agiucole).

— Famille de plantes monocotylédones , à fleurs hermaphro dites, à six divisions, renfermant trois étamines et trois styles; les feuilles sont longues et pointues, taillées en forme de glaive. Elle comprend én particulier les genres Iris et Ci^ocus. (Voy. Safran.)

iriis. — Genre de la famille des Iridées, caractérisé par des styles pétaloïdes, une souche à rhizome vivace qui court quelquefois hors de terre.

Iris (Tige lleuric d').

Toutes les variétés sont ornementales, de culture très facile et sont assez employées pour la confection des bordures dans les jardins ( 7^X7.).

L’iris fétide {Ti'is fœtidisshna)^ à fleurs bleugris sale, est surtout cultivé pour scs feuilles et ses fruits rouges.

L’irisde Florence (7. /7orentina) a des fleurs blanches ; le rhizome sent la violette et on s’en sert dans les 1 e ssi ve s pour pa r f U mer le linge.

Il était encore utilisé sous le nom de pois à cautère^ afin d’entretenir la suppuration des jjlaies.

L’iris d’Allemagne (7. gei^manica') est violet mêlé de jaune et de roux ; les rhizomes sentent la violette, les fumeurs les mâchent quelquefois; ils renferment en tout cas un principe expectorant et diurétique.

Irri^ntioo. — Ifirrigation a pour but soit de fournir au sol l’humidité nécessaire à la végétation, soit de lui céder les éléments fertilisants que les eaux tiennent en suspension ou en dissolution.

L’eau, môme dépourvue d’éléments fertilisants, est indispensable à la croissance et au développement des végétaux : ainsi les travaux de Lawes et d’Haberlandt ont montré que l’élaboration de 1 gramme de matière sèche correspond, pour les céréales par exemple, à l’évaporation de 550 à 100 gr. d’eau. Les plantes doivent donc trouver cette eau dans la terre qui les porte et la proportion la plus convenable est, dVprès Hervé Mangon et Leclerc, la suivante : la terre arable, sur une épaisseur de 0"',30 à 0*",35, doit renfermer de 15 à 53 0/0 de son poids d’eau; en deçà il faut irriguer et au delà il faut drainer (Voy. Drainage).

Toutes les plantes ne tirent pas un égal profit de l’irrigation ; ainsi les céréales, à l’exception du maïs qui souflre parfois de la sécheresse dans le Midi, n’ont que très rarement besoin d’irrigation dans nos régions, mais il n’en est pas de même pour les prairies, où la production se trouve accrue dans d’énormes proportions par les arrosages.

IRRIGATION

On distinguo, ainsi quo nous Tavons dit plus haut : 1" les irnc/dtions crétc^ qui so tout depuis le printemps jusqu'à la fin de Tête on vue d’apporter au sol l’eau nécessaire à la végétation au moment où les pluies sont rares, etc.; ^2^ les In^iyations <Vhiver^ qui so font depuis Tautomno jusqu’à la iin do riiivor et ont pour but d’enrichir la terre par l’apport do matières fertilisantes. Dans le premier cas il est important do déterminer, ainsi quo nous le verrons plus loin, la quantité d’eau nécessaire aux: arrosages parce quo les rivières et les ca'naux n’en charrient qu'un faible volume, tandis (lue, dans le second cas, on so préoccupe uniquement do la teneur des eaux en éléments utiles aux plantes. Pour les irrigations d’été on^ utilise des eaux quelconques, pourvu qu’elles ne soient ni trop froides, ni chargées do matières nuisibles, et pour les irrigations d’hiver on donne la préférence aux eaux les plus limoneuses.

Qualités des eaux. — Les eaux sont rarement pures, elles charrient au contraire des quantités do limon variables suivant la nature des terres qui forment leur bassin versant et suivant l’époque de l’année ; ainsi, d’après Hervé Mangon, le poids do limon qui contient un mè<re cube d’eau est :

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