EN ÉTÉ EN CRUES
Pour la Marne.
— le llliône.
— la Seine.
— la Durance
— le Var . .
de 0kg,ül4 O»tg,oir;
Cet auteur exprime d’ailleurs, d’une façon assez saisissante, la porte quo cause à l’agriculture l’inutilisation dos eaux de nos fleuves en montrant que 20 000 me. d’eau contiennent, en substances alimentaires, l’équivalent d’un bœuf, et que, par conséquent, la Seine jette à la mer un bœuf toutes les deux minutes.
Dans le Nord, les irrigations d’automne et d’hiver sont fertilisantes parce, quo les rivières charrient surtout pendant la saison des pluies; dans le Midi, les irrigations d’été le sont aussi parce quo les cours d’eau sont chargés de limon à l’époque de la fonte des neiges.
La valeur des dépôts abandonnés par l’eau d’irrigation est également très variable et ne peut être déterminée que par l’analyse chimique : la teneur en azote, par exemple, oscille entre 0‘^e,09 et 0‘‘&,98 j:>our 100 kg. do limon.
Mais, sans recourir à l’analyse, on peut reconnaître les qualités ou les défauts d’une eau d’irrigation à certains indices :
IRRIGATION
1® Eaux très bonnes : eaux traversant des terrains cultivés; rivières poissonneuses, dont les rives sont tapissées do cresson, do véroniques, de renoncules, etc.
2“ Eaux assez bonnes : donnant naissance à des roseaux, des patiences, des salicaires, des menthes.
Eaux mauvaises : les carex et les mousses y dominent.
4*» Eaux très mauvaises : proviennent des^ marécages, des tourbières, dos forets de chêne (on peut les corriger par des additions de chaux ou de purin alcalin); eaux trop calcaires, que l’on peut améliorer par une aération énergique; eaux trop froides, que l’on doit échaufier au soleil.
Moyen de se procurer les eaux. — I..es dilférents moyens do capter et do réunir les eaux nécessaires à l’irrigation sont les suivants :
1® I^es puits, les puits artésiens.
2® Les réservoirs et les barrages qui retiennent les eaux de pluie.
3® Los sources naturelles ou artificielles.
4® Los rivières et les canaux.
Quantité d’eau. — La quantité d’eau nécessaire à l’irrigation dépend :
D Do la nature du sol et du soussol; 2® du climat; 3® do la qualité des eaux et du but que l’on se propose :
apport de limon ou apport d’humidité;
do la pente du sol qui doit guider le cultivateur dans le choix du système d’irrigation à adopter.
Il est donc difficile de donner des chiffres précis et on doit tabler sur les moyennes rapportées par les auteurs-
Pour les irrigations d’été des prairies méridionales on peut adopter, avec do Gasparin, des arrosages de 1 000 me. par hectare, dont la fréquence et le nombre varient avec la proj)ortion de sable contenu dans la terre, ainsi que le montre le tableau ci-dessous :
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Pendant six mois