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composition des argiles auxquelles elle communique ses propriétés.

— L’alun ordinaire est un sulfate double d'alumine et do potasse.

11 est utilisé dans rindustrie pour la teinture et l’impression des tissus, ii sert à conserver les peaux recouvertes de leurs poils. La médecine l’emploie comme astringent {Fig.).

amandes douces (Fig.) et celle à amandes amères {Fig.). Cette dernière est

Amandier (Port de l’arbre et rameau fleuri).

Cristaux d*alun.

surtout importante, parce que les sujets servent de porte-gretfes pour plu-

II est obtenu par la calcination des argiles en présence de l’acide sulfurique. La potasse qui entre dans la composition de l’alun ordinaire peut être remplacée par la soude ou rammoniaque, donnant ainsi naissance à l’alun sodique ou à Talun ammoniacal.

Alvéole. — Les cellules que construisent les abeilles pour déposer leurs œufs sont souvent désignées sous le nom (^alvéoles {Fig). — Les dents de l'homme et des animaux sont implantées dans des cavités des os maxillaires , appelées aussi alvéoles.

Aitiadoii. — Matière végétale très spongieuse qui s’enflamme facilement sous l’action d’une étin- Cellules celle et continue àbrûler. d'abeille^ L’amadou avait beau - ou alvéoles, coup d’importance avant l'emploi dos allumettes chimiques ; on se procurait alors du feu avec une pierre à fusil, un briquet et une mèche d'amadou.

L’amadou est préparé avec un champignon, l’Amadouvier igna-

rites), que l’on trouve sur les troncs des vieux arbres.

Amande. — Fruit de l’amandier.

Amandier. — Arbre fruitier cultivé surtout dans la région de l'olivier. 11 est de la famille des Amygdalées {Amygdalus communis) {Fig.). On çn distingue deux variétés : celle à

Amande commune. Amande des dames.

sieurs espèces fruitières (pêcher et abricotier).

Amande princesse (Amande douce).

L’amandier croît dans presque tous les sols, mais il redoute les terrains compacts et humides. Avant d'elfectuer le semis, il faut faire subir aux

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noyaux la stratification ( Voy. Stratification). On sômo alors en mars sur terre bien préparée et dès la fin do

rëté, en août ou septembre, on peut greffer le jeune sujet, car, par le semis, on n’est pas sûr de conserver la (pialitô des fruits. Quand on cultive ramandier en vergers, les sujets sont espacés de 8 m. en tous sons; la fructification commence ii 5 ou G ans.

Les insectes nuisibles a l’amandier sont les kermès et les pucerons.

Pour leur destruction, voy. Pécher.

inanité. — Nom d’un groupe de champignons du genre Agaric (Voy.

CO mot) renfermant à la fois des espèces comestibles très réputées(Oronge ou Amanite des Césars) et des espèces très vénéneuses (Fausse oronge ou Amanite tuo-mouches, Amanite citrine).

C'est surtout dans le groupe des Amanites que se trouvent les champignons les plus toxiques, causant la j)lupart des empoisonnements suivis do mort.

On distingue les Amanites des autres Agarics à leur volve^ c’est-à-dire à une sorte do sac qui les enveloppe complètement à l’état jeune et qui, à l'état adulte, subsiste sous forme d’une aine ou d’un étui entourant la base U pied. En tenant pour suspect tout champignon muni dmno volve, ôli no court pour ainsi dire aucun risque do s’empoisonner mortellement.

.%iiiéliorAiite» (mantes) • —

Depuis fort longtemps, les cultivateurs ont remarqué que les trèfles, sainfoins, luzernes, la lupuline et l’anthyllide, ])lantes de la famille des Légumineuses, enrichissaient le sol et permettaient à la céréale, cultivée sur leur défrichement do donner une abondante récolte, le plus souvent sans fumure. Il paraissait y avoir amélioration du sol ; aussi les cultiva-

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tours avaient-ils désigné les végétaux qui nous occupent sous le nom do plantes améliorantes. En examinant la manière dont ces esj^èces se développent, il no fut pas difficile do découvrir qu'elles avaient do longues racines }»i vol antes, ))ar rintcrinédiairo desquelles il leur est possible do fouiller le sous-sol ; pendant ce temps, la couche s\H)erficiolle ne fournit que peu ou pas d aliments. Ensuite, au moment du fanage, les Légumineuses perdent sur le sol une assez grande (juantité de fleurs, de feuilles et do tiges; après le défrichement, les parties foliacées et les racines restituent une certaine quantité d’éléments nutritifs. D’après ces seules données, on conçoit cpi’il n'y a pas d'amélioration au sens propre du mot; il s’effectue un simple déplacement de fertilité, une augmentation do la richesse du sol aux dépens du sous-sol , celui-ci s’épuisant do tous les principes fertilisants mis on (ouvro par les récoltes obtenues et les débris qu’elles laissent, ("haquo plante légumineuse enrichit «lonc d’autant plus le sol qu elle épuiso davantage le sous-sol.

Mais, jAus tard, G. Ville émit l’hypothèse que les Légumineuses jouissaient do la j:)roj)riété d’absorlier, par leurs feuilles, 1 azote de l’air. Cette théorie, en jnxrtic seulement inexacte, fut combatlue par Doussingault ; les cultivateurs ne pouvaient alors être fixés sur les véritables fonctions des niantes dites améliorantes. Il fallut l’intervention do MM. Ilelriegol et Wilfarth en Allemagne, do M. Bréal en France, pour expliquer et montrer que les plantes de la famille dos I légumineuses jouissent de la propriété do fixer l’azote do l’air, par l’intermédiaire des microbes ou bactéries renfermés dans des nodosités développées sur leurs racines. Il y a, dès lors, une véritable amélioration, mais au point do vue seulement do l’élément azoté; il est donc nécessaire de restituer au sol les autres principes, potasse, acide phosphori([uo et chaux, exportés par les récoltes.

En résumé, les rôles sont établis comme il suit : le cultivateur a tout intérêt à combiner la culture des Légumineuses avec celle des céréales et dos autres plantes fourragères afin : 1° d’utiliser les matières fertilisantes entraînées dans le sous-sol; d’incorporer à son sol une certaine doso d’azote et de diminuer dans le commerce ses achats d’engrais azotés. Ces explications de l’heure actuelle sont, du reste, parfaitement d’accord avec les constatations do la bonne çt saine pratique.

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i%iiicndoiiient. — Rien do plus varié que les délînitions données de ranienclement. Disons, sans prétention scientifique, que ce sont des substances incorporées aux terres arables, pour en inoditier la nature et les propriétés physiques.

On emploie dans ce but la silice, l'argile, le calcaire. Les amendements siliceux sont à recommander pour les terrains argileux, (jui ont le défaut do se prendre en masses compactes do division difficile. Les amendements argileux produisent, au contraire, de bons clfets sur les terres légères et principalement sur les sables. En principe, les amendements argileux et siliceux se justifient parfaitement, mais en pratique ils ont le grave inconvénient de n'etro pas économiques. Pour qu’ils donnent en effet des résultats appréciables, il en faut des doses considérables, occasionnant de coûteux transports. — En horticulture seulement, il est avantageux d'en faire usage.

Les amendements calcaires , par contre, agissent énergiquement sous un petit volume ; aussi sont-ils largement employés sur les terrains jieu ou point calcaires. Ces amendements sont donnés au sol sous forme de chaux ou de marne, en ayant recours au chaulage et au marnage,

Chaulage des terres. — La chaux est indispensable à la végétation ; à ce point de vue, elle joue le rôle d’engrais, et toutes les terres, pour être fertiles, doivent en renfermer au moins 5 0/0. Comme amendement, dans les terres fortes, la chaux jouit de la propriété do coaguler l’argile, qui ne forme plus pâte avec l’eau; sa plasticité se trouve détruite.

Comme conséquence, l’eau s’écoule mieux, la terre devient plus perméable. En terrain léger, siliceux, la chaux, en présence de la matière organique du fumier ou des engrais verts, donne do l’humate de chaux possédant des propriétés agglutinantes ; l'élément calcaire apporte alors de la consistance. — Sur les sols tourbeux assainis, la chaux neutralise l'acidité produite par Texcès d’humus et facilite la nitrification (Voy. Nitrification).

La chaux s’obtient par la calcination du carbonate de chaux. En sortant du four, la substance porto le nom de chaux vive; au contact de l’air, elle absorbe do l’eau, foisonne et se délite.

On distinguo la chaux grasse^ contenant peu do matières siliceuses, elle est blanche; — si le calcaire contient beaucoup de silice, la chaux foisonne

peu; elle est dite maigre; — enfin quand le carbonate de chaux renferme 10 à 20 0/0 d'argile on a, après cuisson, la chaux hydraulique, La chaux grasse est seule utilisée pour le chaulage des terres (Voy., pour la classification des sols. Terre arable et Région agricole).

Les sols granitiques, scliisteux, les sables siliceux doivent /être chaulés.

La végétation de ces surfaces est caractéristique ; on rencontre en abondance : le genêt à balai, la bruyère, la digitale, la matricaire, la petite oseille, l’ajonc, etc.

Les terres bien pourvues de calcaire produisent des légumineuses : luzerne, sainfoin, trèfle, etc. ; les plantes spontanées les plus communes sont : les chardons, le coquelicot, la moutarde sauvage, la chicorée sauvage, le mélampyre des blés, etc.

L’analyse chimique donne des indications plus sûres; il est facile, dans tous les cas, de caractériser la présence du calcaire en le traitant par un acide : on voit se dégager de l’acide carbonique par effervescence.

La chaux est donnée à la terre de trois façons différentes.

Méthode française, — Pendant la saison d’hiver, on relève sur la chaintre du champ un volumineux sillon de terre auquel on mêle des curures de fossés, des balayures do cours, des raclures de routes, etc. En mars pour les semailles de printemps, en septembre pour celles d'automne, on incorpore à cette terre, qui a reçu le nom de tornbe^ la quantité de chaux nécessaire à la surface réclamant l'élément calcaire.

Voici comment on opère ; la tombe est ouverte à son sommet, la chaux déposée dans la rigole ainsi formée est ensuite recouverte de terre. Sous l’action de^riiumidité de la terre, la chaux foisonne et se délite, la tombe se fissure, les crevasses doivent être fermées en battant avec le dos d’une pelle. Quelques jours après, on mélange intimement la chaux et la terre ; 10 jours plus tard, le compost peut être réparti sur le champ.

2^ Méthode italienne, — La chaux non éteinte est déposée en petits tas espacés de 8 m. les uns des autres; ils sont recouverts de terre prise autour d’eux. Au bout de quelques jours, les fissures doivent être également bouchées ; on mélange après foisonnement et délitement, deux fois, s’il est nécessaire, puis les tas sont répandus à la surface et la chaux enfouie par un labour.

3® Méthode allemande, — Ce procédé consiste à laisser la chaux se déliter à Tair sous des hangars. Elle perd ainsi,

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en absorbant Tacide carbonique do l’air, ses propriétés caustiques; do plus répandago on est difricilo.

Pi^atique du chaulafje. — La chaux ne doit jamais être mélangée ni au suL fate f.Vdmmoniac/ue, ni aux phosphates naturels. Il ost prudent aussi d’éviter le contact du fuiiiior et do la chaux môme éteinte. Si on chaule et fume pour une meme récolte, il faut répandre séparément les deux matières fertilisantes.

lïépandage de la chaux se pratique après Téteignagc. Quand on opère i^ar le procédé des tombes, la chaux est déposée en tas espacés de 7 m. en tous sens, puis répandue au moyen de pelles. On renterro à 0’”,15 do i>rofondeur par un labour.

Les quantités de chaux apportées par hectare varient dans do grandes

J)roi)ortions. En Angleterre, on applique ÎO à 30 me. ; il ost préférable do faire des chaulages répétés et pou considérables, alin de maintenir Télément calcaire dans la couche active du sol. Du reste, en France, dans le Nord, on emploie 15 à 30 me. pour une période de 12 à 25 ans ; — dans l’Ouest, on se contente de 2 inc. et on renouvelle l’opération tous les 4 ou 6 ans.

Le prix moyen do revient peut être établi comme ci-après. La chaux coûte généralement, suivant la distance du lieu de production à celui d’utilisation, de 1 fr. à l‘^,50 l’hectolitre du poids de 75 kg. Le délitement et l’épandage k la surface des champs à chauler coûtent D,50 par hectolitre; au moment de l’incorporation au sol, l’hoctolitro do chaux revient donc à 3 fr. Pour un cliaulago de 2 me. ou 20 hl., c’est une dépense de 60 fr.

Le chaulage est une pratique épuisante ; il faut donc simultanément apporter les éléments de fertilisation enlevés par les récoltes, autrement on diminue la fertilité des sols. C’est ce qui a fait dire que la chaux « enrichit le père et ruine les enfants «. Mais si l’agriculteur a soin de maintenir, par des fumures énergiques et des engrais chimiques appropriés, la richesse du terrain, il se trouvera en possession d’un moyen puissant d’augmenter les facultés 'productives de la couche cultivable. C’est alors que « la chaux enrichit le père et fait la fortune des enfants ».

L’application de la chaux fait disparaître les espèces spéciales caractérisant les sols sans calcaires. Sur les prés, l’herbe devient plus drue, les trèfles apparaissent en grande quantité avec les meilleures graminées, et

f)roduisent un foin plus nutritif ; les égumineuses fourragères donnent des

résultats magnifiques, et les plantes granifères produisent des grains plus fins et plus lourds. Enfin l’amélioration se fait sentir sur les animaux. Tous ces résultats ont été surtout manifestes dans l’ouest de la France et particulièrement dans le Maine et l’Anjou, qui ont transformé complètement leurs cultures et leur bétail par l’adoption du chaulage.

Du marnage. — - T^a marne est composée d’un mélange de car])onato de chaux et d'argile, jouissant de la propriété do se déliter à l’air à la suite dos alternatives de sécheresse et d’humidité. Elle possède à la fois les propriétés de l’argile et celles du calcaire ; elle est onctueuse au toucher, elle se délite à l’air et fait etfervesconce avec les acides. On trouve des marnes caL caires., contenant de 50 à 95 0/0 do carbonate do chaux: — d’autres sont argileuses^ et renferment seulement de 10 û 50 0/0 do carbonate do chaux; enfin les marnes siliceuses accusent à l’analyse 10 à 75 0/0 do sable. 11 faut réserver les marnes argileuses pour les terres siliceuses et vice versa. Enfin, certaines marnes contiennent do l’acide phosphoriquo, qui en augmente beaucoup la valeur.

Lâchât do la marne doit se faire après analyse chimique, qui seule fournit une appréciation sur la teneur en calcaire. L’examen chimique doit toutefois ctre complété par la recherche de la faculté de délitement. L’essai se fait par le procédé dû à M. de Gasparin : on place 1 kg. de marne dans une terrine avec do l’eau, de manière que la substance soit recouverte entièrement. Apres une heure de digestion, on agite et on décante ; on renouvelle cette opération jusqu’à ce que l’eau qui surnage soit claire. En pesant le résidu sec, il est facile d!apprécier la proportion des parties fixes et des parties grossières. Ces données peuvent être encore utilement complétées par la détermination de la richesse en acide phosphorique, en potasse et en azote.

Les marnes sont déposées dans la terre en couches plus ou moins profondes. Les procédés d’extraction sont alors variables; quelouefois on a recours aux puits et galeries. Quand la marne s’extrait à ciel ouvert, elle coûte 0^, 10 à 0^,75 le mètre cube ; avec les puits, on arrive au chiffre de 0^,80 à lb25 le mètre cube.

Les effets do la marne sont identiques à ceux du chaulage, sauf en ce qui concerne la causticité de la chaux, et son action désagrégeante sur les matjères organiques. Le marnage facilite donc la nitrification, anieublit.

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