‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 223 sur 394 · MAC · texte numérisé non relu

MAC

sous-sol. Sans vouloir poser do rèp^lo générale, on peut admettre que la luzerne ne doit revenir sur le môme terrain f|u’a|)rès un espace do temps égal à (leux Ibis le nombre d’années qu‘cllc y a vécu.

IjG défrichement se pratique à J’automne ou de ))onno lieurc au ])rintcmps et on sème une céréale. J^a réussite de cette céréale est toujours assurée, mais il sera prudent de lui fournir quehpies éléments minéraux, car la luzerjie cmj)orto beaucoup de potasse et d’acide pln^sphoriquc. Kilo améliore surtout le sol on azote, ce cjui explique les bonnes récoltes que l on prélève après la culture do cette plante. l)o Gasparin a trouvé que la luzerne laissait au sol 37 000 kg. de racines, dosant

0,87 0/0 d’azote, ce qui représente une quantité de ^96 kg. d’azote. Il ne faut pas toutefois en abuser ; il faut au contraire maintenir la fertilité de son terrain par des fumures appropriées aux besoins et à la nature des cultures su]>séquentes.

Récolte des graines. — Très souvent, la production des semences s’effectue sur de vieilles luzernières dépérissantes, de sorte qu’il est difficile d’obtenir de bons résultats. On devrait toujours prendre les graines sur la deuxième coupe de la troisième année.

On obtient par hectare 400 à 500 kg.

de graines dont le prix oscille entre 50 et 3 fr. le kilogramme. — J. Tri-

BONDKAU.

— Voy. Lis.

ItlAelic. — La mâche ou doucette est une jdante ])Otagère, bisannuelle, de la famille des Va- 1 é r i a n é es. La mâche ( Valerianellci o/iloria) a les feuilles s])atulées, très ran- })rochées sur la tige, formant sur le sol une sortede rosette.

Au printemps de la deuxième année, les tiges Mâche,

se développent

et se torrninent par des inflorescences en cyiries.

Les variétés sont peu nombreuses ; une seule est du reste couramment cultivée, c’est la mâche ronde (f iV/.)

Culture. — La mâfdie se sème vers le mois d’août; on répand la graine â la volée à raison de 100 gr. par are.

La graine s’enterre par un léger coup de râteau. Si le sol est sufflsamment humide, la graine lève au bout de dix jours en émettant deux petits cotylédons glau([ues et arrondis. On commence à récolter en octobre les premières mâciies. I^es semis du mois d’août sont consommés avant l’hiver, car les plantes complètement développées résisteraient mal à l’hiver. On fait d’autres semis en septembre et octobre pour subvenir aux besoins de rhiver et du printemps. I.^es mâches ne craignent pas le froid des hivers ordinaires, mais si on veut en récolter par les temps de neige et les fortes gelées, il faut les couvrir de paille ou do paillassons.

Les mâches arrivent à fleur dans le couramt de mai ; lorsqu’elles commencent à jaunir, on les arraclie pour recueillir la graine.

Usages. — La mâche est utilisée en .salades; elle fournit des produits tout l’hiver.

.llàcfo. — Genre de plantes de la famille des Onagrariées. La mâcre ou

Mâcre.

châtaigne fVeait (^Trapa 7iatans) est une plante aquatique dont les feuilles supérieures sont réunies en rosettes à la surface des eaux ; les inférieures réduitesâ l’étatde filaments sont souvent prises pour les racines.Celles-ci sont réellement beaucoup plus bas et plongent dans la Mâcre (Fruit de la), vase (I^ig.).

Le fruit de la mâcre possède une

4' Mi

MAG

MAG

forme caractéristique qui a fait donner à la plante le nom de inari^oii co?‘nu [F'ig,). Co fruit est comestible; on le consomme après cuisson dans Tcau.

HlniliiE. — Genre de plantes do la famille des Composées. Le Afadia satioa pourrait ôtre cultivé comme plante oléagineuse si scs graines mûrissaient régulièrement, et si scs liciirs no dégageaient pas une odeur aussi infecte.

IjO seul usage que Ton puisse faire de cette plante, c’est de lacultivor corunic engrais vert.

Elle se sème en avril et mai à raison de 1"2 kg. de graines par hectare ; on Tenterre en pleine floraison, généralement au commencement de juillet.

Ce serait une mauvaise plante fourragère et du reste son odeur repoussante la ferait rejeter par les animaux.

MixVvVm — \jO macrl ou merl ou mari est un engrais marin qui se présente sous forme de concrétions calcaires. Il est réparti sur le littoral des Côtes-du-Nord et du Finistère.

Le inaérl a pour origine une sécrétion de carbonate de chaux produite dans la mer par des algues qui s’entourent de carapaces calcaires (/'7<r/.).

JjG maori est dragué à marée basse, chargé sur des gabarres et déposé sur les quais où les cultivateurs viennent le chercher. On l’incorpore au sol ù

le local où se fait l’élevage du ver à soie.

La niagnanerie doit satisfaire à plusieurs conditions hygiéniques : la température y sera régulière, le renouvellement de Tair facile [F'ifj,).

raison de 5 à 10 me. à Thectare pour quelques années ; il agit par le carbonate de chaux qu’il renferme en fournissant le calcaire aux végétaux ot en favorisant la nitrification.

— La magnanerie est

Magnanerie (Coupe) (A, cliniubre d’air avec poêles et tarares.- H, magasin pour la feuille. — (], salle [>our l’iucubalion. — I>I>, orilicos j)our rentrée de Tair. — EE, orifices pour la sortie de l’air).

La construction du bâtiment ne comporte rien de bien particulier; c’est une pièce rectangulaire, dont les dimensions sont en rapport avec l’importance de l’élevage. D'après Robinet^ pour élever les vers provenant de 300 gr. de graines, il faut une magnanerie de 13*", 50 de long, 8 m. de large, 7 m. de hauteur.

Dans les Cévennes, on installe les magnaneries sur une cave : la ventilation est assurée au moyen d’ouvertures percées dans le plancher et fermées par des trappes; l’air vicié est évacué par les ouvertures pratiquées dans le toit.

Il est toujours nécessaire d’avoir dans la magnanerie un poêle en faïence pour élever la température d’une façon suffisante au début de l’élevage. La température doit être en effet voisine de 30® pour que l’éclosion des œufs se produise rapidement.

Aménagement intérieur de la magnanerie. — On dispose, à l’intérieur, des cadres verticaux sur lesquels on fixe des traverses horizontales destinées à supporter des claies en roseaux ou en osier. C’est sur les claies garnies de papier que l’on dépose les vers et les feuilles de mûrier qui leur servent de nourriture. Quand le papier est sali par les excréments, on le change : c’est ce qu’on appelle l’opération du délitement. Pour l’effectuer, on dépose sur les claies des feuilles de

MAG

MAIS

papier percées do trous ayant un diamètre uo 1 "2 centimètres et garnies

do fouilles do mûrier. I^es vers passent au travm's des trous et aVjandonnent eux-memes sans froissement les anciennes feuilles de paj)ier; le transport sur d'autres claies se pratique en faisant glisser la l’euille de papier sur une pelle en bois munie d'un manche.

A sa naissance, le ver à soie mesure 2 mm. do longueur ; il ojière (piatre mues dans resj)aco do trente-trois jours avant d’être complètement développé.

A CO moment le ver tile un cocon et tend à grimper. On mot alors à sa portée sur les claies des balais de mûrier ou de bruyère où il ])rendra dos points d’attache nécessaires à la con-

Gocon de ver Cocon de ver à à soie, contenant soie (Coupe montrant la chrysalide. la chenille traiistor-

inéc en chrysalide).

struction de son cocon {Fig.V, c ost ce qu’un appelle V eyicabanage {Fig-), cocon se construit en quatre jours ; il

Ver à soie (Encabanage du).

est recouvert d’une couche floconneuse et possède à l’intérieur un fll d’une longueur d’un kilomètre environ. C’est ce ni dévidé qui constitue la soie.

La magnanerie doit être constamment maintenue dans un très grand état de propreté.

D’après Pasteur, voici les précautions qu’il convient de prendre : lavage du parquet de la magnanerie à plusieurs eaux, blanchissage des murs à

la chaux, désinfection pendant vingtquatre heures, toutes ])ortes closes, à 1 aide de fragments de chlorure de chaux recouvrant le plancher, aération, badigeonnages des agrès avec une solution de sulfate de cuivre. Le matériel de la magnanerie doit être soumis à des fumigations au soufre : à cet effet, les claies sont mises en tas et on ]>rûlo du soufre en dessous, de sorte que l’acide sulfureux passe à travers le tas. Inondant les éducations, la magnanerie doit être tenue très propre ; il faut cependant éviter de balayer, et les poussières seront enlevées avec une é[)ongc humide qu’on passe sur le sol, les murs et les cadres.

Itla;2;noli4&« — magnolia est un arbre de la famille des Magnoiiacées dont il est du reste le type. On en connaît diverses variétés.

Le magnolia à grandes fleurs (Magnolia gy'andi flora) vit en pleine terre sous le climat de Nantes et d'Angers.

Ses feuilles sont persistantes, ses fleurs blanches possèdent une odeur agréable. Il se plaît dans les terrains frais avec de la terre de bruyère.

Quelques autres espèces à feuilles caduques sont beaucoup moins cultivées : le 'magnolia parasol y le magnolia yulan., le magnolia discolor.

Itflalialel). — Le cerisier Mahaleb est une espèce du genre Cerasus., utilisée pour greffer le cerisier (Voy.

Cerisier).

— Le genre Mahonia, de la famille des Berbéridées, renferme un certain nombre de variétés très utilisées pour la décoration des massifs. Les feuilles composées, persistantes, d’un vert gai, les fleurs jaunes, en grappes, les baies bleu clair et cireuses, tous ces caractères placent les mahonias au rang des plantes ornementales. On distingue le mahonia à feuilles de houx {Mahonia aqnifolinm) \ le mahonia de Fortune (M. Fortanei) qui se dégarnit de feuilles à la base des rameaux; le mahonia du Japon (3/. japonica),

— Plante de la famille des Graminées, cultivée pour ses grains et aussi comme fourrage vert.

Le maïs {Zea mays) doit provenir d’Amérique ; c’est du moins l'opinion d’A. de Candolle, quoiqu’on ait voulu lui assigner une origine orientale.

Caractères. — C’est une Graminée à grand développement, annuelle et monoïque. L’innorescence mâle termine la tige, les fleurs femelles sont au contraire situées à l’aisselle des feuilles en épi composé. L’ovaire des fleurs femelles est surmonté de deux longs styles plumeux qui forment une houppe soyeuse au-dessus de Tépi ; celui-ci

MAIS

MAIS

Maïs (K])i et grain de).

est en outre entouré d’organes foliacés appelés spathes (F'if/,),

Maïs à grain. — I^‘aire géographique de ce maïs est beaucoup jdus réduite que celle du maïs à fourrage.Klle est limitée au nord de la France par une ligne qui part de la Ttochelle, se dirige vers Tours, redescend à Poitiers , Périgueux et Cahors , passe près d'Albi , remonte la rive droite du Rhône et de la Saône en c O U J) a n t la Bo U r g O gne vers l’ouest^ de Dijon.Cette ligne contourne ensuite Nancy et

Bunéville, puis, après avoir traversé les Vosges et le Jura, redescend la vallée du Rhône du côté des Alpes.

Mais c’est surtout dans les Landes, la Haute-Garonne, la Dordogne, le Lotet-Garonne, le Lot, le Tarn, que cette culture est développée, faisant ainsi du maïs la plante du sud-ouest.

Variétés. — Kilos sont très nombreuses et se dilférencient par la couleur des grains; les variétés à grains jaunes et blancs sont les seules importantes.

Maïs bl.aî^cs. — 1® Le 7nais blanc des Landes^ très répandu dans le Sud- Ouest; ses grains sont gros et nacrés; il est assez précoce ;

2® IjC Cuzco blanc;

3® Le Caraqua ou dent de cheval ; ces deux variétés ne mûrissent pas en France.

Maïs jaunes. — 1® Le maïs à poulet ovimaïs nain qui n’atteint qu’une faible hauteur; sa tige ne dépasse guère 0'",60; les grains sont petits, do couleur jaune clair et conviennent très bien aux volailles. On peut lui reprocher d’être peu productif ;

2’^ Le maïs quaraiitain^ donne des rendements plus grands que le précédent, mais il est plus exigeant ; sa tige atteint fréquemment 1*”,20 do hauteur;

3° Le 77îaïs d’Auxonne, très apprécié en Bourgogne comme précocité et rendement ;

4® Le maïs jaune gros^ surtout cul-

tivé dans le midi do la Franco, atteignant do grands rendements et produisant des tiges do 1“',50 à 2 in. do hauteur. I^es grains en sont arrondis, jaune foncé, très gros;

5® Le maïs à bec^ se caractérisant par ses grains terminés par un bec; cette variété no convient très bien que pour le midi de la France {Fiq,).

Terrain. — Kn ce qui concerne la nature minéralogique du sol, le maïs n’est pas très exigeant, pourvu que les sols soient profonds et depuis longtemps bien cultivés. Dans la région du nord, il vient de préférence sur les terres sableuses qui s’échauffent facilement, tandis que dans la région méridionale sa réussite est plus assurée sur des sols plus compacts, des alluvions profondes à base de calcaire conservant pendant l’été de la fraîcheur indispensable pour que la végétation puisse se soutenir.

Fertilité. — Kn général, on ne fume pas assez les parcelles destinées à recevoir le maïs, car c’est une plante très sensible aux fumures qui lui sont dist r i b U é e s .

Cette graminée parcourt vite ses phases de végétation, il lui faut donc des engrais très assimilables, d’autant mieux que la verse n’est jamais û craindre. PZllo demande d’assez gran- ' des doses d’azote , d o potasse, d’acide phosphorique et de chaux, do sorte qu’iivdép O n da n>ment du tumier de ferme, il convient d’ajouter des engrais complémentaires appropriés à la nature minéralogique du sol et à sa composition chimique.

Préparation du sol. — Le fumier do ferme doit être enfoui avant l’hiver^

Maïs à bec.

Page 1