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mais les autres matières fertilisantes, (jiii sont gènèralemont des sui)erplios- ])liates ou du nitrate de soude, ne sont employées qu’au moment des semailles.

Le maïs doit être traité comme une plante sarclée ; aussi l’a-t-on mis souvent eu tète d’assolement. Toutefois, dans ce cas, il no faut pas chercher à cultiver iiprès lui un froment, car la préparation du sol s’etiectue j)our cette céréale dans de mauvaises conditions et on se trouve beaucoup mieux de faire suivre le maïs par une céréale do printemps, do l’orge surtout. Quoi qu’il eu soit, le maïs reçoit toujours à l'automne un labour profond. Au printemps, par un ou deux labours ordinaires, ou même avec des scarifiages suivis de hersages, on arrive à obtenir un ameublissement i)arfait.

Semis, époque. — Les semences doivent d’abord être bien choisies ; elles seront de la dernière récolte, et dans chaque épi femelle, il ne faut cm[)loyer que les grains situés dans la ])artie médiane. Il faut chauler ou sulfater en vue do protéger les plantes contre le charbon.

Knhn, comme les oiseaux et les rongeurs sont très friands des grains de maïs, on leur fait souvent subir certaines préparations pour les empêcher d'être mangés. C’est ainsi (jue l’on enduit les grains d’une décoction de coloquinte ou d’hellébore blanc ( Veratrmn album). Le pralinage avec le plâtre est quelquefois employé.

Le semis s’etfectue depuis tin avril, lorsque les gelées ne sont plus à redouter ; il faut aussi que le sol soit suffisamment réchauffé, car sans cette condition, la germination ne s’effectuerait pas et les grains de maïs pourriraient s’ils rencontraient dans le sol une certaine dose d’humidité. Cette condition fait souvent que dans la région du Nord on ne sème qu’en mai.

Quant à la méthode d’ensemencement, elle peut s'opérer de bien des façons différentes.

On peut tout d’abord semer à plat ou sur billons.

Dans le premier cas, la semence peut être réj)andue à la volée ^ à la mahi en lignes^ à laynain en porjuets etXau semoh' en lignes. Le premier procédé est abandonné ; le deuxième est très adopté dans le Midi i)ar la petite culture et il donne de bons résultats si le semeur est soigneux. Très souvent les semis en poquets sont employés et on espace ces poquets de 0’”,35, les lignes étant distantes de à 0“,80. Enfin les semis en lignes au

semoir mécanique dorment d’excellents résultats.

Quand on recourt à l’emploi des billons, on j)eut économiser l’engrais en le distribuant dans l’intervalle des billons; en laisant passer une herse, cet instrument enlève les crêtes et les dissémine sur le fumier. Los graines sont alors déposées sur cette mince couche do terre et en refendant les premiers billons on recouvre la semence.

La quantité de semence que l’on répand varie dans chacun do ces cas avec le volume des grains de 50 à 80 litres. II faut toujours avoir soin d’orienter les lignes nord-sud, afin d’amener une égale répartition de chaleur et do lumière entre tous les plants.

Soins d’entretien. — Au bout de dix à douze jours, les cotylédons roulés en cornet apparaissent à la surface du sol et quand ils mesurent 4 à 5 cm., on donne un léger binage k la houe à main sur la ligne, à la houe à cheval dans l’interligne. La môme façon se renouvelle quand les plantes atteignent 0'”,30 à 0*^,40, puis on termine par un buttage lorsque le maïs est développé à 0"^,r>0 ou 0"’,G0. Toutes ces façons ont [)our but de favoriser la formation du chevelu et l’émission de racines adventives: c’est alors que lacéréale pousse avec une grande vigueur.

11 arrive souvent que le maïs émet de la base des tiges quelques rejets qui nuiraient à la tige principale; il faut alors les faire enlever par des femmes ou des enfants.

Dans le Midi, on pratique des irrigations cha([ue fois que la situation le permet, mais il faut réduire cette distribution de l’eau à deux arrosages par mois, car un excès d’humidité accroîtrait la pousse des tiges aux dépens de la fructification.

Ecimage. — Après la fécondation, quand les touffes soyeuses qui surmontent les épis femelles ont pris une

Maïs '( Écimage du).

I teinte rouge et sont sur le point de disparaître, on opère Vécitnage {Fig.), Cette pratique consiste à supprimer k

MAIS

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la partie siipériourc avec une serpette, toute la portion de tige située au-dessus du iKeud (jui surmonte le dernier épi femelle. On active de la sorte la maturation on meme temps qu’on obtient une quantité importante de fourrage vert pour la consommation des animaux. Plus tard, on vient enlever les feuilles, mais il no faut procéder à cette opération que lorsque la maturité est près d’ôtro complète : c’est ce que Ton appelle V effeuillage (^Fig,),

Maïs (Eftè ni liage du).

Maladies, altérations. — Malgré son exubérante végétation, le maïs est sujet à la chlorose^ dans les sols humides du Nord plus particulièrement; les plantes sont alors chétives et la récolte compromise.

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