I.<cs principales sont
1® Da mauve sauvage {Malva st/lvestris) ou mauve commune, à feuilles palmatilobées ; ses Heurs sont pourpres veinées de lilas
La mauve à fouilles rondes (H/, roturdifolla) est couchée, elle se distingue en outre par ses Heurs rose pâle ;
3® La mauve musquée (J/, nioschata), il Heurs roses; toute la |)lanio répand une odeur do m use. Ses l*(î U i 1 1 e s du bas sont arrondies,celhîs d\m haut très d (î c ou P é O s ( P a 1 m a tisé- (piées). Les mauves sont mucilagineuses, émollient, e s , 1 e U l’ s
Heurs sont pectorales et peuvent être utilisées pour combattre h^ rhume et les bronchites.
Cesjilantes Mauve sauvage
croissent (Uameiiu llcuri).
q U O 1 (| uefois
dans les prairies; les animaux no les consomment ni à l’état vert, ni à l’état sec. Si elles étaient abondantes, il faudrait donc les détruire.
.'tléliiiio.Sf^. — La mélauosc est caractérisée j^ar des tumeurs noires so rencontrant surtout dans l’espèc'o chevaline, au voisinage <lc l’anus, do la vulve, du fourreau. Au début, elles ont le volume d’un pois ou d’urne noisette) : en grossissant, elles aenuièrent celui du poing. On est alors oliligé <lo les extirper, car elles gênent les animaux.
Les tumeurs mélaniques se rencontrent jiresquc exclusivement chez les (dievaux blancs, halles })cuvent so répandre aussi dans les tissus de toutes les parties du coiqis, sans nuire ])cndant très longtemps aux fonctions de l’animal qui en est atteint.
Les chevaux blancs sont peu estimés pour la boucherie, parce (ju’ils ont souvent des mélanoses à l’intérieur et les muscles qui en présentent ne sont pas livrés à la consommation.
Jja mélanose est héréditaire ; les sujets imssédant des tumeurs seront donc exclus de la reproduction.
itlélimjsso. — I^a mélasse esj, un résidu de l’industrie sucrière; 1000 kg. do betteraves on fournissent environ ■10 kg. Jusque dans ces dernières années, la mélasse était presque exclusivement employée par les distilleries qui la convertissaient en alcool.
A la suite d’expériences concluantes qui avaient démontré rcxcollence do la mélasse dans ralimentation des animaux domestiques, de nombreux vœux furent émis par les sociétés agricoles des régions sucrières et le
DICTIONNAIRE d’aG RIGULTU llE .
MÉL
MÉL
Parlement vota enfin la loi du M juillet 1897. I^article 14 de cette loi s’exprime ainsi :
« Seront admises en décharge, à raison do 14 0/0 do leur poids, au compte des fabricants qui n emploieront pas le procédé de Tosmose, les mélasses ayant au moins 44 0/0 do richesse saccharine absolue, lorsqu'elles seront expédiées o)^ distillerie ou à l’étranger, ou lorsqu’elles seront destinées aux usages agricoles. »
Ensuite la décision du ministre des Finances du 16 novembre 1900, autorisa les cultivateurs à incorporer aux fourrages, hors la présence du service des contributions indirectes, des mélasses on nature expédiées directement des fabriques.
La mélasse est en meme temps qu’un condiment, un aliment. Comme aliment.elle fournit surtout dos matières hydrocarbonces (sucre). Tous les animaux de la ferme sont susceptibles do la recevoir avantageusement, elle facilite rengraissement, la sécrétion lactée, elle favorise la production de la force. C’est du reste très rationnel.
Les principes d’alimentation montrent que la matière hydrocarbonoe est susceptible de se transformer en graisse sous l’infiucnce do la vie: que, d’autre part, les travaux de Chauveau, sur la fonction gl3'^cogénique du foie accordent aux môiiies matières hydrocarbonées un rôle prépondérant quand il s’agit du travail des animaux moteurs.
Les quantités de mélasse que l’ou peut introduire dans la ration sont :
1 kg.500â2 kg. par cheval et par jour.
^2 à 3 kg. par bœuf à rengrais,
l kg. 500 à 2 kg. pour les vaches laitières.
0 kg. 800 à 1 kg. pour les génisses.
0 kg. 500 pour les moutons et les porcs.
En Allemagne, on utilise depuis longtemps la mélasse dans l’alimen^ tation du bétail; beaucoup d'agriculteurs connaissent les savantes réclames lancées parM. Schwartz, l’inventeur de la tourbe mélassée. Ce produit ne doit évidemment avoir de valeur que par son deuxième facteur, le premier ne possédant aucune j)ropriété nutritive.
Au point de vue alimentaire et économique, la mélasse a désormais cause complètement gagnée. Les cultivateurs n'ont plus qu’à prendre l'habitude de faire entrer ce produit dans les rations. Leur intérêt le commande doublement.
Jusqu’à présent, en etîet, nous n avons examiné qu’une des faces du problème, il en existe une autre qui n est pas moins importante.
Les mélasses vont alimenter les distilleries et concurrencent bien en-
tendu la betterave do distillerie. Il appartient aux cultivateurs do diminuer considérablement ce courant, par une large consommation, dont ils retireront profit d’abord, sur la nourriture des animaux, ensuite, en se réservant de nouveaux débouchés pour la culture^ betteravière. — J. Tribondeau.
ItlcleJise* — Ijc mélèze {/^arix enropea) est un arbre résineux apiiartenant à la failli lledes Abiétinccs.
Sa tige est élancée, grêle, de 30 â 53 ni. de hauteur ; la cime est pyramidale, formée do branches étalées qui portent do gros boutons à fruits. Les feuilles sont nombreuses, vert clair , isolées sur 1 e s jeunes rameaux, en rosettes de u i n Z e à vingt sur les vieux {Fig,).
Les fieurs sont monoïques, les chatons mâles prçsque sessiles sont ovoïdes, d’un jaune verdâtre. Les chatons femelles sont rouge violacé, donnant naissance à des cônes de 3 à4 cent, de longueur,dressés ou horizontaux, d’un gris brunâtre {Fig,). Les graines gris jaunâtre sont enveloppées dans une gaine se brisant facilement {Fig,),
Mélèze (Port de Tarbrc).
ni
’ÿii
Mélèze (1, Kiimeaii floiiri. — 2, C5nc à maturité. — 3, Graine isolée).
Le mélèze vient dans tous les sols % s’ils sont profonds ; son bois est de . , bonne qualité, élastique, employé en
MELON
MELON
mâture. Il réussit bien sur les nionta-
fnos du centre de rKurope, jus([u*à düO ru. d'altitude ; il l’onnc avec le pin ceinbro la lunito do la culture fores-
tière.
Le mélèze peut être soumis au résinage ; il fournil la tércbcmliiuc do Venise, réputée plus pure que ceilb du pin maritime.
lülélier» — Voy. IN èr lieu.
Itléliiot. — Genre de plantes de la famille dos liéguminouses dont on a recomniandé la culture ; elle n’a pas pris une grande extension parce que les tiges durcissent trop par la dessiccation. Les espèces ),)rincipales sont :
l^Lo mélilot oflicinal {JJelilotus officinalis), à tiges droites, creuses, do 0'”,80 à 1 m. ; ses Heurs sont jaunes en grappes s'éi)anouissan t en juillet. Le mélilot ofticinal croît spontanément dans les terres calcaires sèches; le bétail le délaisse ;
Le mélilot blanc ou mélüot de Sibérie (J/, alba) a des Heurs blanches en grappes allongées;
3" Le mélilot bleu (J/, cærulea) porte des Heurs V>leucs. On le cultive dans
les jardins comme plante ornementale ; il est très odorant, ses feuilles et ses fleurs sèches servent à former dos sachets pour parfumer le linge.
— La mélisse oflicinalo {Métissa officinalts) est une plante de la famille des Labiées, désignée vulgaire m ont sous les noms de thé de France , et citronneLle. C’est une plante herbacée, de 0"",o0de hauteur, à feuilles ovales d’un vert clair, à fleursblan elles.
Les feuilles et les tiges froissé e s exhalent
une odeur citrine très accusée {Fig,), l^a mélisse possède des propriétés digestives ; elle sert à préparer Veau de mélisse des Carmes,
Melon. — Le melon {Cucumis Melo) est une plante annuelle de la famille des Cucurbitacées. Sa tige est rameuse, munie de vrilles et rampant sur terre ; les feuilles sont alternes, cordiformes, les fleurs jaunâtres, axillaires, monoïques. Les fruits à côtes sont variables de forme et d’aspect : ovales ou arrondis, lisses ou verriiqueux, renfermant des graines plates, jaunâtres, elliptiques.
Mélisse.
Melon cantaloup Prescott.
Variétés. — On en fait doux sections:
la 1*’*^ (a)in j)reiul les mclo?is à côtes ou melons caîitaloups , la melons brod as,
A. AIelons Cantalou CvS. — Indépendamment des côtes, la surface du fruit est i)arsemée d’aspérités; la chair, do saveur agréable, est rouge orangé, parfumée, très sucrée;
1” Melon cantaloup Pi^escott fond blanc,, variété très vigoureuse dont les fruits i>cuvent acquérir tV^\‘25ct0"\30 do diamètre. C'est une excellente race, très employée pour la culture maraîchère. Le melon l^rcscott liâtif à châssis en est une sousvariété ;
Melon c(nilaloup noir des C(t7'7neSy hâtif et^ productif; fruit^ do 0'”,î25 do diamètre , à peau presque lisse avec des tac lies
Melon cantaloup noir des Carmes.
vert ïoncé{Fig.);
3^ A/elo7i cantaloup suciôn;
4^ A/elon cantaloup d' Alger,, couvert de verrues, pouvant se cultiver tout l’été à Tair libre {Fig,).
B. Melons BRODÉS. — Ils se d i s t i n guentpardes côtes 17 en Melon cantaloup saillantes ; la d’Alger,
peau ne possède pas do verrues, elle est garnie d’un réseau sinueux donnant un aspect chagriné. L’écorce de ces melons est peu épaisse, la chair rouge ou blancliâtrc, sucrée, mais moins parfumée que chez les cantaloups.
1® Alelon ?7iaraîcher,, à chair m usqu é e , v e rte , à côtes peu saillantes; variété Melon de Cavaillon.
rustique ;
Melon de CatMl Ion y 4e lovme oblongue, à chair verte sucrée et parfumée.
Variolé du midi de la France {Fig-)',
MELON
MELON
3^ Melon sucrin de Tours, à côtes peu luarquées ; arrondi, très ))rod6, à chair rou^e très appréciée;
Melon i^ert r/rimpanf.
Culture sous cloches. — Sous le cliixiai du Centre et de Paris, il n’est piière possible de semer les melons en pleine terre. Tout ce que Ton peut faire, c’est, dans la première quinzaine de mai, de planter des melons venus de couches et sous châssis. Il faut établir pour cela une couche sourde de 0*”,30 de fumier mélanp^é de moitié feuilles et recouverte de de ter-
reau. Les melons y seront plantés à 1 m. de distance, abrités par dos cloches (|ui seront couvertes de paillassons pondant la nuit tant que les froids seront âcraindre(/'’ix/.). Les soins à leur
donner seront les mômes que ceux nécessités par les melons sur couche et sous châssis dont nous allons nous occuper.
Melon sous châssis. Culture forcée. — Les variétés cultivées comme première saison sont les melons cantaloup noir des Carmes et Prescott hâtif à châssis. Les premiers melons se sèment au commencement de janvier. On prépare une couche d'environ 0®,75 de hauteur, composée de bon fumier de cheval ; en surface, les dimensions de la couche sont celles du châssis. Le coftre est posé sur la couche, on y ajoute du terreau, et on entoure le coffre d’un réchaud de fumier. Quand la couche a jeté son coup de feu et que la température se maintient régrulièrement à W ou '*25^, on sème les graines que l'on recouvrira de 2 cent, de terre.» Les châssis sont recouverts de paillassons tant que la graine n’est pas levée, ce qui n’arrive que vers le septième jour. Lorsque les cotylédons seront bien développés, on procédera à un premier repiquage à 0'”,15 en tous sens sur une couche établie semblablement à la première. On pourrait aussi repiquer dans des pots de 0™,08 de diamètre qui seraient enfoncés dans la couche.
Après le repiquage, on arrose légè-
rement; les châssis sont garnis de paillassons pendant un jour ou deux pour faciliter la reprise. Quand les jeunes j)ieds ont trois feuilles, il est nécessaire de pratiquer la ])remière taille â 1 cent, au-dessus de la deuxième feuille. Le bourgeon placé â l'aisselle des feuilles ne tardera pas â se développer; il indi- (juera par son évolution le moment de mise en place.
Mise en place. — On prépare des couches et des châssis comme pour le semis, on les entoure de réchauds de 0*”.50 de largeur. A l'intérieur du châssis, on ]jlace sur la couche 0"\‘20 de terreau, de façon â laisser 0'",15 entre le sol et le vitrage. Quand la temj)érature de la couche atteint 20 à 25'*, on plante deux pieds par châssis. Pour faciliter la reprise, on donne un peu d’eau et on ombre les châssis au moment du soleil ; pendant la nuit, on les couvre avec des paillassons.
Taille. — Les bourgeons placés à l’aisselle des deux premières feuilles donnent deux bras ; 1 un est dirigé vers le haut du châssis, l’autre vers le bas. Chacun des bras sera taillé â trois feuilles.
Les bourgeons qui naîtront au nombre de six constitueront la troisième génération ; lorsqu'ils auront 0*",35 de long, ils seront pincés à deux feuilles alin d’obtenir des rameaux de quatrième génération qui porteront des fruits.
Après la floraison, les fruits prennent le nom de niailles ; on choisit ceux (pii sont situés sur les branches rapprochées du pied, ayant une conformation bien régulière. Sur chaque pied, on ne garde qu’un fruit: si on veut en obtenir un deuxième, il ne faudra le choisir que quand le premier aura le volume d'un œuf. Tous les autres sont supprimés et les rameaux à fruits sont taillés à une feuille au-dessus du fruit. Les nouvelles pousses seront taillées à une feuille et les nouveaux fruits enlevés.
Lorsque les jeunes melons sont bien noués, il faut bassiner fréquemment avec l’arrosoir à pomme, en ayant soin d’employer de l’eau à la mêine température que celle de l’atmosphère pour ne pas retarder la végétation. Chatpie jour, au moment (Ju soleil, on donne de l'air, en soulevant les châssis du côté opposé au vent.
En février, pour succéder aux premiers melons, on sème des cantaloups noirs des Carmes, qui seront absolument traités de la même façon. 11 faut seulement faire des couches moins épaisses parce que la température est plus élevée.
Ijes melons se récoltent à la maturité; celle-ci s'annonce par des ger-