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riches et bien préparées. On sème en lignes à 0'",15 de distance et on répand 40 gr. à Tare. Quand les plants ont deux feuilles, il faut les éclaircir et les distancer de 0'",10 sur les lignes. Convenablement arrosés, les navets sont bons à récolter trois mois après le semis.
Les semis s'échelonnent ainsi pendant toute la belle saison ; les derniers ont lieu en août, pour obtenir des navets do conserve pendant l’hiver. On s'adresse surtout alors aux variétés des Vertus et de Meaux. En lin octobre, on les arrache ; ils sont descendus à la cave ou mis au cellier, où ils se conservent facilement. — J.
Tribondeau.
Mavette. — La navette {Bi^assica , var . campestris) est une plante oléifère de la famille des Crucifères. Elle est moins cultivée (|ue le colza, dont elle se distingue par ses ^ siliques dres- .
sées contre les tiges, et les feuilles radicales hérissées de poils rudes. Les graines sont plus petites, moins abondantes et contien-
nentaussimoins Navette (Tige fleurie).
d huile ^
On réserve à la navette des terres peu fertiles et moins riches que celles destinées au colza. C'est surtout en Saône-et-Loire, dans l’Ain, le Jura, la Côte-d'Or, que la culture de la navette a pris une certaine importance.
Variétés, — On distingue deux variétés : la navette d’hiver et la navette de yjrintemps ou d’été. Cette dernière est fort peu répandue, car ses produits sont excessivement faibles.
Terrain. — Quant à la navette d’hiver, elle redoute surtout l’humidité; aussi la cultive-t-on sur des terres légères à sous-sol perméable. Dans l’assolement triennal, elle succède à l'avoine et remplace la jachère, de sorte que, dès l’enlèvement de la récolte, il faut commencer la préparation du sol.
Préparation du sol et fertilité. — Cette préparation consiste à donner un déchaumage, puis un labour aussi profond que possible par lequel on enterre la fumure. vSi on ne dispose pas d’assez grandes quantités de fumier, on complète la fertilisation par des engrais chimiques appropriés. La na-
vette peut être cultivée après défrichement de trèfle.
Semis. — Les semailles s’effectuent toujours dans le courant d'août ou septembre. On les pratique à la volée avec des graines bien pures, lourdes, noires, x^i’ovenant de pieds vigoureux.
La quantité à répandre à l’hectare est d'environ 6 à 7 litres ; puis on recouvre par un hersage, La navette couvre rajDidement le sol et les soins d’entretien sont très réduits; on se borne à pratiquer un éclaircissage en faisant |)asser une herse.
Insectes nuisibles. — Les altises et les limaces envahissent souvent la navette.
Récolte. — La navette fleurit en avril, les siliques se montrent en mai, et en juin on X3eut récolter. La maturité s’annonce par le jaunissement de la plante, par la couleur brune que prennent les anciennes siliques. Gomme jjour le Colza, il faut bien choisir le moment ox^portun de la coupe, car si on récolte trop tôt on obtient des graines rouges, x^^^^ riches en huile, par conséquent difficilement acceptées du commerce.
Très souvent la récolte s’effectue X)ar arrachage, surtout quand les tiges sont x^®^ dévelopx^ées et peu ramifiées. La navette est réunie en javelles et, après dessiccation, on bat sur le champ même comme pour le colza.
Les graines ne sont pas non plus com- X:>lètenient débarrassées des siliques, pour la rentrée au grenier; ce nettoyage définitif n’est pratiqué qu’au moment de la vente.
Rendements. — En général, les rendements sont faibles, la production moyenne ne s’élève pas à plus de. 10 ou 12 hl. par hectare.
L’hectolitre x^êse 66 à 70 kg. et so vend environ 20 fr.
Utilisation des produits. — L’huile que l’on retire des graines a les mêmes . propriétés et les mêmes usages que l’huile de colza; dans certains pays, on l'utilise comme huile alimentaire.
Après le battage, les pailles ramenées à la ferme servent comme litière, les siliques x^^^veat être consommées par le bétail.
Les tourteaux qui forment le résidu de l’extraction de l’huile sont recherchés pour la nourriture dos animaux.
— J. Tribondeau.
ÎVélïior. — Le néflier est un petit arbre de la famille des Rosacôos-Pomacées. Il est du genre Mespilus (nom qui vient de ynesos, moitié, et de pilos^ boule, allusion à la forme du fruit) ; ce fruit est désigné sous le nom de nèfle. Les nèfles ne deviennent comestibles qu'après le blettissement y qui est facile-