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GAZON

Plantation d’un arbre.

nécessaire de les délier avant de les placer dans la jauge, de bien les égaliser au centre ou contre l’une des pa-

rois , de recouvrir ensuite de terre flne, meuble, voire meme de paille pour que, par les froids intenses, la terre ne puisse être soulevée.

Quelques jours avant la plantation, les trous seront à idcu près comblés, en réservant la terre la plus riche pour la mettre en contact avec les racines. Inutile de dire longuement que l’on ne doit pas planter par un temps de pluie, car on malaxerait le sol à l'état de boue et de mortier.

Avant de confler l’arbre au sol qu’il occuyiera définitivement, il faut lui faire subir Y hahillage^ consistant dans le rafraîchissement de l’extrémité des racines, mutilées et déchirées par la déplantation. Des sections pratiquées ainsi seront produites avec un instrument bien tranchant, un gretfoir ou une serpette. Il faut rejeter le sécateur et la scie, qui mâchent et décollent l’écorce; si le volume des racines nécessite absolument l’emploi de la scie, le travail sera toujours terminé à la serpette, afin d’avoir une plaie bien nette. Da section de coupe doit être, en outre, oblique ou en pied de biche^ elle donne de la sorte une ligne de cambium ou couche génératrice plus développée, qui fournira un plus grand nombre de radicelles. D’habillage portera non seulement sur les racines, mais encore sur les ramifications de la tôte de l’arbre : il est juste en effet de réduire les parties à nourrir puisque les bouches ont été diminuées.

Et maintenant, à quelle profondeur faut-il planter? Presque toujours, les arbres sont trop enterrés, les racines no peuvent alors absorber l’oxygène de l’air qui leur est nécessaire ; il faut que les arbres émettent, dans ces conditions, un nouvel étage de racines, et souvent ils succombent à la peine. On ne peut fixer, mathématiquement, l’épaisseur de la couche de terre à mettre sur les racines, mais, jDour chaque arbre, on peut poser un principe absolu : H doit être enterré jusqxC au collet^ celui-ci représentant la ligne de démarcation entre la tige et les racines. Quand on a affaire à un sujet greffé, il faut veiller à ce que le bourrelet formé par la greflé soit à 0”\05 au-dessus du sol, pour éviter l’affranchissement. 11 est utile alors de bien se rappeler qu’au moment du remplissage des trous, la terre a foisonné^ augmenté de volume du septième au dixième suivant sa nature, et qu’après tassement, si on ne tenait pas compte de ce point de pratique, l’arbre serait trop enterré. Tout ceci bien compris, l’arbre est placé à Fendroit voulu; ses ^

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racines, parfaitement étalées, seront recouvertes avec do la terre bien fine, ])ieu meuble, que Ton insinuera partout avec la main. JjG recouvrement terminé à la bêche, la surface du sol devra présenter nue légère cuvette, propre à retenir les eaux do pluie ou celles d'arrosage si la terre est trop sèche. Dans presque tous les cas, Tarrosage après plantation est des plus utiles : il fait adhérer la terre aux racines^ facilite rémission de chevelu^ par conséquent la reprise [Fig.).

Enfin, la plantation achevée, Tarbre doit recevoir un tuteur et une armure : le premier, pour le maintenir dans la direction verticale qu’il perdrait sous Faction du vent ; la seconde le protégera des animaux qui viendraient s’y frotter et le briser. Les armures du commerce sont chères, le cultivateur a toujours à sa disposition l’épine noire qui remplit fort bien le but désiré (Voy. Armure).

Pendant la première année, le planteur maintiendra le sol propre, meuble et frais, par des binages et des arrosages. Ce sont des conditions de succès qui complètent la série dos soins de plantation; il est donc du plus grand intérêt de ne pas les négliger. — J. Tribondeau.

Pliiiitoii*. — Le plantoir est un instrument qui sert à la transplantation des plantes potagères. On se sert à cet effet dans les jardins d’un piquet, droit ou recourbé, d’une longueur de à

Souvent la pointe est recouverte d’une douille de fer pour empêcher Fadhérence de la terre (Fig.). Pour se servir du plantoir, on l’enfonce préalablement dans le sol afin d’ouvrir un trou ; le plant y est enfoncé jusqu’au collet. Ensuite avec le plan- Plantoir, toir, on applique la terre sur les racines en ouvrant un second trou à côté du premier : ce second trou servira à recueillir les eaux d’arrosage qui auront pour but de borner le plant convenablement en déterminant l’adhérence des molécules terreuses.

Pla^tane. — Genre d’arbre de la famille des Platanées. On trouve surtout deux variétés : le platane d'Occident et le platane d'Orient.

Le platane d’Occident (Platanus occidentalis) est originaire de l’Amérique du Nord ; sa tige "est droite, cylindrique, menue jusqu’à 15 et 20 m.

et porte des bràncliQS coudées. Les feuilles sont grandes, alternes, palmatilobées, triangulaires, cotonneuses

(Fig.). Il pousse rapidement en Franco et atteint 30 à 33 m. de hauteur totale.

Le platane d’Orient (P. oin'entalis) a des fruits plus gros entourés par des soies très courtes. Son aspect est le même.

Le platane est très employé comme arbre d’avenues . Son bois est assez dur ; bien sec, on peut l’utiliser en ébénisterie. Il fournit un combustible peu estimé.

Plâtre. — Le plâ- platane tro est le résultat de (Uanicau avec fruit), la cuisson du sulfate

de chaux hydraté ou gypse dont on rencontre des gisements importants dans les environs de Paris : Montmartre, Triel, Villejuif, Argenteuil, etc.

Cuisson du plâtre. — En sortant des carrières, le plâtre est impropre aux usages industriels, aussi lui fait-on subir la cuisson (Fig.). Cette opéra-

Plâtre (Four pour la cuisson du).

tion terminée, le plâtre est retiré des fours, conservé à l’état de pierres, le broyage n’en étant effectué qu’au moment de la vente, afin qu’il ne s’évente pas (Fiq.).

Le plâtre livré à l’agriculture contient d’après M. Joulie :

Sulfate (le chaux 82,28 0/0

Carbonate de chaux .... 7,42 —

Eau 10,30 —

Le plâtre cru diffère seulement par

PLÂ — 582 — PLÂ

une plus grande proportion d’eau et une teneur moins élevée en sulratc de chaux. Le plâtre cuit sc distingue facile-

ment du plâtre cru par la façon dont il se comporte après gâchage avec l’eau.

Achat. — 11 raut recourir à l'analyse chimique afin d’ètro ])ien fixé sur la teneur on acide sulfurique, car c’est seulement la chaux sous forme de sulfate qui forme la valeur du produit.

I^e jdâtre cru agit tout aussi efficacement que le plâtre cuit â égalité de sulfate de chaux; si le centre tl’approvisionnement est éloigné du lieu de consommation, il y a avantage à employer le plâtre cuit afin de réduire les frais de transport.

Théorie du plâtrage. — Depuis longtemps, les bons eîfets du plâtre en agriculture sont connus des agriculteurs, mais on s’explique moins la façon dont il agit.

De plâtre agit favorablement sur les Légumineuses et ne paraît exercer aucune action sur les céréales.

Davy admettait que les plantes absorbent ce sel en nature, mais cette hypothèse doit être écartée devant les expériences de Boussingault. Ce savant a en effet reconnu que dans les cendres de trèfle plâtré l’acide sulfurique et la chaux ne sont pas dans les rapports où ils sont combinés dans le sulfate de chaux. On s’en rend compte â l’insi^ection du tableau suivant :

CEXORES I»E TRÈFLE

MATrÈRES DO.SÉES

Non plùlré.

Plâtré.

Chlore

Acide fibosidiorique.

Acide suUuritiuc. . ,

Chaux

Fer et manganèse. .

Magnésie

Potasse

Soude. . ;

Silice e .

Pour 99 de chaux on trouve seulement 3,4 d’acide sulfurique au lieu de 40.

Suivant Liebig*. le plâtre agirait en fixant le carbonate d’ammoniaque des eaux pluviales, en le transformant en sulfate.

Ca0,S03 (Azili)* Co® = (AzH^)3 Ca,Co*

Mais cette théorie s’applique très mal, car les engrais azotés sont sans influence sur les Légumineuses et, d’un autre côté, le plâtre n’agit pas sur les céréales.

D’après M. Dehérain , le plâtre aurait pour effet dans le sol de mobiliser les sels de potasse et d’ammoniaque, de leur permettre de s’enfoncer dans les couches profondes du sol où les racines do Légumineuses vont les chercher.'

Le plâtre agirait donc dans ce cas comme sulfate en amenant la potasse et ramnioffiaque à l’état de sulfate.

Enfin, suivant MM. Muntz et Girard, le plâtre jouerait à la fois un rôle comme engrais calcaire et comme engrais sulfurique de la même façon que les phosphates qui apportent au sol de l’acide pnosphorique et de la chaux.

Le plâtre envisagé comme engrais calcaire aurait pour but de fournir de la chaux aux plantes en se diffusant dans le sol en vertu do sa solubilité. Quoique très riche en chaux, le plâtre ne peut en aucun cas jouer le rôle d’amendement calcaire, c’est-à-dire saturer les acides du sol, activer la nitrification, augmenter le pouvoir absorbant des terres en produisant comme la chaux de Vimrnate de chaux.

Son action est du reste nulle dans les terres riches en matières organiques et mal assainies: il pourrait même être d’un emploi dangereux en se réduisant et formant du sulfure de calcium, dont les effets sur la végétation sont des plus pernicieux.

Comme engrais sulfurique, le plâtre aurait pour but d’apx^orter les quantités d'acide sulfurique qui peuvent manquer pour la végétation. Dans les cendres des végétaux, on rencontre toujours des sulfates et l’exportation moyenne du sol par les principales plantes est la suivante par hectare et par an :

Plâtre Moulin à broyer le).

PNE

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