DE TROISIÈME SAISON
Jeannette
Bcdan
Doux Saint-Ouen.
Parmi les bonnes variétés, nous pouvons encore citer : Médaille d'o7\ Rousse Latour., Bramtot., Argile grise., Amère de Berthecourt, Jambe de Lièvre., Mou-lin à vent. Amer doux., Doux évêque., Fr équin rouge ^ etc.
Plantation dans le verger. — Les va-
riétés obtenues comme il vient d’être dit ou achetées chez le pépiniériste sont mises en place dans le verger à des intervalles de 15 m. en tous sens.
On plante en carré {Fig .) ou en quin^
Pommier (PJantalion en carré du).
conce {Fig.)., les trous et la mise en
Pommier (Plantation en quinconce du).
place s’effectuent ( onime on 1 a vu à l’article Plantation.
I^es arbres doivent être munis de tuteurs et d’armures. L’armure peut se composer simplement d épines ; elle peut être âussi formée de pieux reliés
f)ar des traverses
I^es pommiers a cidre ne sont pas t O U j O U r s plantés en vergers ; ils sontquelquefois cultivés e n bordure des haies,
des champs, Pommiers (Armure pour des chemins protéger les).
POMMIER
— 605 — POMMIER
Au comnienconicnt de la deuxième année de plantation.
de plantation.
Pommier (Taille du).
A la fin
de la troisième année de j)lantation.
d’exploitation. Ils réclament toujours les mômes soins.
Formation de la tête des arbres, — C’est un point très important, trop souvent négligé. Abandonné à lui-même, le pommier pousse irrégulièrement, les oranches retombent, Tintérieur se dégarnit, tous les fruits sont à la péri-
f)hérie. On évite ces inconvénients par es prescriptions suivantes :
La deuxième année do plantation, la tête est établie sur trois ou quatre rameaux taillés àO'",3Q de longueur (Fig.). A la fin de cette deuxième année, les deux yeux supérieurs de chaque rameau ont constitué deux branches, de gorte que la tête en porte six ou huit {Fig.). A la troisième année, la taille s’effectue d’après la môme base ; en fin d’année, la tête porte douze ou seize rameaux : elle est complètement formée {Fig.).
Pour la maintenir à peu près régu- Ifère, il faudra chaque année enlever le bois mort, maintenir les branches gourmandes, favoriser Télongation des rameaux faibles.
Entretien de V arbre. — Tous les deux ans, les écorces seront badigeonnées avec un lait de chaux additionné de sulfate de fer, afin de détruire les mousses, les lichens qui vivent aux dépens des arbres et servent de refuge aux anthonomes. Il faut aussi ne pas oublier l’enlèvement du gui.
Insectes nuisibles. — Comme dans le iardin fruitier, il faut citer la pyrale et Je puceron lanigère, mais nous avons à y ajouter d’autres ennemis redoutables. .
D’abord l’anthonome {Anthonomus pomorum)^ qui pond ses œufs à l'intérieur des boutons à fruits non épanouis et dont les larves dévorent les organes de la fructification (Fig.). On le détruit par l’anthonomag e (Voy. An-
THONOME ), q U i n'e s t pas un proc é d é très pratique.
La chématobîe du pommier Chemato ia bynimaria) s’atta-
q U e aux Anthonome et sa larve fleurs, aux (Grossis),
feuilles et
.même aux écorces des pommiers et les épuise très vite.
Le papillon femelle n’a que des rudiments d’ailes ; le mâle est ailé ; il vole le soir â la recherche des femelles. La ponte a lieu en novembre; les œufs passent l’hiver sous les écorces et aonnent au printemps des chenilles qui dévorent les bourgeons. Elles sulussent des mues, grossissent et dépouillent complètement les pommiers. En juin, elles s’enfoncent en terre, se chrysalident et apparaissent en octobre et novembre pour s’accoupler et pondre â nouveau.
D’après les mœurs de cet insecte, on a cherché le moyen de le détruire en
POMPES
POMPES
formant autour des arbres des colliers de glu qvii arrêtent la montée des chenilles et celle des papillons.
Ficmnre des vergers, — Dans beaucoup do cas, on ne fume pas les arbres à cidre.
Si le sol des vergers est soumis à la culture, pour entretenir la fertilité des arbres, on augmentera la dose des engrais comj)Iémentaires. Autrement, il faut restituer les éléments prélevés par la récolte des pommes. On admet qif un arbre produisant 100 kg. de fruits exporte :
Azote
Acide phospliorique 0 030
Potasse 0 140
Chaux 0 014
Après pressurage, la plus forte proportion de Tazote et de Tacide pliosphoriquo reste dans le marc ; la potasse, au contraire, se trouve en grande partie dans le cidre. En utilisant les marcs à Tétât de composts par Taddition de terre et de phosphate de chaux, on restitue la plus grande partie des éléments extraits du sol, à part toutefois la potasse.
On peut du reste fournir au sol les éléments dont les arbres ont besoin par le mélange suivant :
Cornes broyées 25 kilogr.
Superpliosphate à 15 0/0 40 —
Chlorure (le potassium à 50 0/0. . 20 —
Plâtre 15 —
100 kilogr.
On répand 3 à 4 kg. par arbre sur toute la surface de la terre couverte par les branches. — J. T.
lN>iiipes. — Les machines qui servent à élever les liquides portent le nom de pompes; elles sont en nombre très considérable, mais nous devrons nous borner, dans cet article, à signaler celles qui sont les plus répandues dans la pratique agricole.
Pompes à piston, — Les pompes k piston peuvent se diviser en : pompes étévatoiî'es^ pompes aspb'antes et élevatoireSy pompes foulantes ^ pompes aspirantes et f oulantes ; les deux derniers types sont à simple ou à double effet.
I^a pompe aspirante et élévatoire se compose d’un corps de pompe, d’un piston mis en mouvement par un balancier et de deux soupapes : une au fond du corps do pompe sur le tuyau d'aspiration et Tautre sur le piston- Quand le piston s’élève, Teau monte sous faction de la pression atmosphérique et vient se déverser par Toriflee supéiùeur de la pompe : la hauteur pratique d’élévation est de 7à 8 m. {Fig, /).
La pompe foulante à simple effet, toute en tonte, destinée à Télévation du purin, comprend : un corps de
pompe A avec piston b, une boîte G avec soupapes c et d et un tuyau do refoulement B. Quand le piston s’élève, le purin entre par les orifices aa et soulève la soupape c ; quand il s’abaisse, le purin soulève la soupape rf et monte dans le tuyau B. Une petite soupape, dite soupape de vidange, peut être ouverte à Taide d’un fil de fer lorsque Ton veut vider le tuyau B à la fin du travail et prévenir les accidents qui seraient causés par la gelée {Fig, 2),
Dans la pompe aspirante et foulante à double effet, le piston, dépourvu d’ouverture, travaille par ses deux faces et le corps de pompe est muni de quatre soupapes. Cette pompe aspire à 7 ou 8 m. et refoule à 10 m. et plus {Fig, 4).
Le rendement mécanique des meilleures pompes à piston est de 60 à 70 0/0.
Pompes rotatives, — Les pompes rotatives k bras ne sont pas k conseiller k cause de leur mauvais rendement ; pour une élévation de 0"\40 à 0"*,80, le rendement est d’environ 60 0/0, mais il s’abaisse rapidement et tombe à 10 ou 12 0/0 pour une élévation de 4 à 5 m.
De plus elles sont très délicates.
Un très petit nombre de pompes rotatives k vapeur, la pompe Greindl notamment, atteignent un rendement de 80 à 90 0/0, mais c‘'est Texception.
Pompes centrifuges — La pompe centrifuge comprend essentiellement une enveloppe d {Fig, 5), à l’intérieur de laquelle tourne, animé d’un mouvement de rotation très rapide, un arbre horizontal aa armé de palettes courbes. Le tuyau d'aspiration b débouche, autour do l’arbre a, à la naissance des palettes et le tuyau de refoulement c part de la périphérie de Tenveloppe. Quand les palettes tournent, Teau qui est emprisonnée entre elles est projetée k la périphérie, par la force centrifuge, dans Tenveloppe d et de là dans le tuyau de refoulement c. L’eau refoulée qui s’échappe produit, à la base des palettes, un vide qui fait monter Teau d’aspiration par le tuyau b. L’arbre a de la pompe est mis en mouvement par une courroie qui passe sur la poulie p,
La pompe centrifuge convient surtout pour élever de très grands volumes d’eau à faible hauteur : elle peut aspirer à 2 ou 3 m. et refouler à 6 ou 8 m. au maximum. Son rendement, assez faible, varie de 35 à 50 0/0, niais elle est précieuse pour les eaux boueuses, chargées de sables ou de graviers.
On s’en sert pour la submersion, les dessèchements, Tirrigation, etc.
Pompes à cho,pelet, — La pompe à chapelet {Fig.) comprend un tuyau AB élargi en entonnoir à la partie inférieure en B et muni d'un dégorgeoir à la partie supérieure en A. Dans ce
POMPES
POMPES
(Vue de face)
Pompe à chapelet.
(Vue de protil)
tube se déplace, entraînée par une roue à empreintes C, une chaîne sans fin, garnie de distance en distance de disques lenticulaires en fonte. Un homme placé sur la plate-forme E actionne la chaîne en tournant le volant à manivelle D.
Les disques, en montant, d un mouvement assez rapide, dans le tube AB entraînent le liquide du bassin intérieur et le déversent en A.
Quelquefois les disques sont remplaces par des obturateurs en caoutchouc (Fig.); ces obturateurs glissant à frottement doux dans le tube d’ascension peuvent se déplacer à une vitesse moindre parce qu’ils ne laissent pas fuir le liquide. Le rendement de cette pompe doit être supérieur à celui de la précédente.
Les pompes à chapelet peuvent élever des liquides épais ou chargés de corps étrangers, aussi sont-elles très employées pour le purin. Leur rendement est de 60 à 70 0/0.
Noria. — La noria est formée de deux chaînes sans fin, parallèles, qui s’enroulent sur un tambour placé à l’orifice du puits et comprennent entre elles une série de godets ou d’augets. Au bas de leur
course les aiigets plongent dans l’eau et se remplissent, puis, en passant sur
Pompe à chapelet avec oDturateurs.