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les fourrag-es et que l’on place horizontalement devant les animaux.

I^a conformation du râtelier, sa situation varient avec les différents locaux qui reçoivent le bétail. Dans les écuries, les vacheries, les bergeries, les dispositions changent en meme temps que l’affectation du bâtiment. (Voy.

ÈcuF^iE, Vacherie, Bergerie).

— M. Sanson dénnitla ration : la qviantitë d’aliments consommée

})ar un animal dans les vingt-quatre leures. Fort souvent cette dénomination de ration fait naître dans l’esprit Vidée de la parcimonie. Ce n’est pas dans ce sens qu’il faut l’entendre ; tout au contraire, il est nécessaire de comprendre que la constitution des rations alimentaires repose sur les observations pratiques exposées au mot Alimentation. Les points suivants en découlent naturellement :

L’action utile des matières azotées dépend moins de la quantité absorbée que du rapport dans lequel elles se trouvent à l’égard des autres éléments de la ration (Voy. Relation nutritive).

2^ Le volume de l’aliment doit être proportionné au volume de l’estomac.

U n ruminant doit recevoir un plus grand volume d'aliments pour une même quantité de substance nutritive qu’un carnivore.

30 L’appareil digestif si compliqué des herbivores et des ruminants possède la faculté de rendre soluble la cellulose que les carnivores digèrent difficilement.

4® La détermination du rapport nutritif doit être fondée sur les matières réellement digestibles du fourrage :

albumines, hydrates de carbone, graisses, dont les proportions sont indiquées dans les tables de Wolff.

50 Les formules de rationnement doivent indiquer la quantité totale de substance organique contenue dans la ration journalière.

6® Les relations nutritives les mieux appropriées aux besoins des animaux domestiques sont celles de un quart jusqu’à un septième.

Dans le calcul des rations, il ne

suffit pas de déterminer le rapport nutritif, il faut en outre fixer le poids des éléments nutritifs que l’animal absorbera par 1 000 kg. de poids vif. Ce poids est indiqué dans les tables de Wolff.

D’après ces données, établissons quelques tormules de rationnement.

Rationnement des animaux adultes.

Espèce bovine. — D’après des expériences faites sur des bœufs de quatre àsix ans, on a remarqué qu'ils ne changeaient ni de poids ni d’aspect, lorsqu’ils recevaient par jour et par 1 000 kg. de poids vif, 1 une des rations suivantes :

No

Trèfle sec

{ Paille (favoine ....

No

( Trèfle

\ Tourteaux de colza .

, (iOO

E Betteraves

No

( Paille d’avoine ....

[ Tourteaux de colza .

Dans ces conditions, la quantité d’albumine journellement dépensée et digérée s’élevait en moyenne à 0‘^î?,700, celle des hydrates de carbone à 8 kg., celle de la graisse à 0‘^p,150.

Le rapport nutritif était donc :

La substance organique totale était en moyenne de 17^e,500 par 1000 kg.

de poids vif.

Ration des bœufs de travail. — Elle doit varier en raison de l'âge des animaux et do l’intensité du travail.

Type de i^ation pou)' travail 7)ioyen :

( Relation luitri-

Matières azotées. . .

i live Y

Hydrates de carbone.

J Matières orga-

Graisse

/ niques 24 kg.

[ |)ar 1000 kgr

do poids vif.

Travail

énergi

qxie :

Matières azotées

Hydrates de carbone . .

Graisse

La relation nutritive est de 1/6; la matière organique s’élève à ‘26 kg.

L’application pratique de ces données est indiquée par le tableau suivant :

Tableau de rationnement par 1 000 kilogrammes de poids vif. Bœuf de travail. — Travail énergique

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