RATEAU
Rat ordinaire.
fins et solides qui pouvent dans certains cas remplacer le chanvre et le lin.
nitpliia* — Le genre Raphia comprend un certain nombre d’espèces de
f)almiers croissant principalement dans ’lnde et à Madagascar.
I-iGS feuilles fournissent des fibres textiles qui sont actuellement très appréciées dans rhorticulture et très recherchées pour ligaturer les grelTosbouturcs do vignes.
■tut. — IjO genre Rat ou Mus^ do l’ordre des Rongeurs, classe des Mammifères, possède des espèces caractérisées par une queue écailleuse, longue, et des dents molaires on forme de tubercules.
On connaît : 1® le rat ordinaire {M.
rat us) ^ de couleur brune, vivant dans les gren i e r s , les granges, les maisons où il dévore tout ce qu'il peut rencontrer.
Sa fécondité est très grande; aussi se multiplie-t-il avec rapidité {Fig.).
La souris (J/, yniisculus) qui habite dans ^les m ornes lieux et se nourrit.de la môme façon
3® Le mulot (J/, sijlvaticus)., qui se rencontre souvent dans les champs ; l’hiver, il pénètre dans les greniers
et les habita- ^ Mulot, tiens {Fig.).
Tous ces rongeurs se détruisent par les pièges ou les aliments empoisonnés.
Les chats leur font une guerre acharnée ; on doit aussi essayer le virus Danysz (Voy. Campagnol;.
RaVteitti. — Le râteau àtraction animale est le complément indispensable de la faneuse mécanique; son emploi s'impose meme, en Tabsence de cette dernière, pour recueillir et rassembler le fourrage éparpillé par les faneurs, hommes ou femmes.
Quoi qu’il en soit, nous donnerons, â côté des râteaux mécaniques les plus récents, quelques types simples â bras ou à traction qui peuvent rendre des services dans la petite propriété ou sur des terrains très accidentés.
Souris.
Râteau à bras. — Le est formé d'une traverse en hôtre assemblée, sous un angle do 60^ environ , avec un manche en sapin ou en frône. Cet instrument, très léger, peut être man i é par un homme ou une femme {Fig.).
Lo râteau anglais possède *20 à 22 dents, longues do 0'",20 à 0'”, 25, implantées sur une traverse de 2 m.
de longueur au maximum ; il est tiré, suivant ses dimensions, par deux hommes tenant en main les petites traverses ou par un seul homme povirvu d'une bricole {Fig.).
Lo travail de ces instruments est lent et pénible.
Râteau à traction. — Les râteaux à traction se divisent en deux classes : les râteaux à dents droites et les râteaux à dents courbes.
Ràt eau à dents droites.
— IjO râteau â dents droites ou ancien râteau américain comprend(/^^^.):
Deux brancards AA réunis par une entretoise F, à laquelle s’attachent les traits des animaux.
Deux mancherons C C portant uno béquille articulée B, reliée par uno tringle D â l'entrotoise F.
Enfin une traverse TT, longue do 2 m., arméo de dents droites. Cette traverse, arrondie aux endroits où elle s’engage dans les brancards et les mancherons, peut tourner autour de son axe de manière à ce que les dents d’arrière viennent prendre la place des dents d’avant.
Pour ramasser le fourrage, on soulève légèrement les mancherons et les dents d’avant, maintenues par un buttoir (que la lettre D sert aussi à
râteau à bras
Râteau à bras.
Râteau anglais, désigner) ,
s'ahaissent et so chargent ce foin; puis, lorsque le rateau est suffisamment chargé, on élève les manclierons
Râteau à dents droites.
un peu plus que précédemment et les dents d'avant piquent en terre pen-
dant que la béquille B laisse échapper les dents d'arrière : le râteau bascule
Râteau Albaret.
alors en abandonnant sur le sol tout le fourrage recueilli.
lidtecLu CL dents couvbes . — I^es rateaux modernes sont construits en fer et en acier ; ils possèdent tous des dents courbes et ne diffèrent les ujas des autres
que par le mécanisme de soulèvement.
Le soulèvement effectué autrefois à bras, puis au pied, est produit maintenant par le mouvement de rotation des rouesporteuses.
Dans le râteau de Howard {Fig,)^ les dents peuvent tourner autour de l’essieu et sont reliées à un frein à bande d’acier qui entoure le moyeu des roues
f)orteuses. Lorsque ‘ouvrier juge que le râteau est suffisamment chargé de fourrage, il appuie sur une pédale et détermine ainsi Je serrage du frein :
les dents participent alors au mouvement de rotation des roues porteuses et se soulèvent pour abandonner le fourrage qu elles traînaient. Dès (juo l’ouvrier cesse d appuyer sur la pédale, le frein se desserre et les dents retombent.
Cet embrayage sans chocs donne de bons résultats, mais si le temps est humide ou si quelques brins d’herbe se sont collés sur le tambour, le frottement du frein n’est plus assez énergique et il faut jetei^ un peu de terre sèche ou de sable entre le tambour et la bande d’acier.
Dans le râteau Albaret (Fig.), le f r e in d’ e m b r a3^ âge est remplacé par une roue à crochet.
La traction nécessaire à la progression des râteaux est de 10 à 20 kg. à vide et de 45 à 65 kg. en charge; un cheval suffit, avec un homme à la manœuvre, pour râteler 5 â 7 h a . par j our .
Les râteaux américainspèsent 150 kg.
et valent 200 à 220 fr. ; les râteaux anglais et français pèsent 250 à 350 kg.
et valent 250 à 400 francs.
RAtclier. — On appelle râtelier une sorte d’échelle destinée à recevoir