Cadre à sections
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dont les cadres mesurent 0"’,d6 de large et 0'”,135 de haut; ces hausses servent à augmenter la capacité de la ruche à l’époque de la grande miellée.
La ruche La^ ens a 0^,8^ de longueur, de haut et de large. Les
cadres (0^,40 de haut et 0®,31 de large) soiît faits avec des liteaux en bois et suspendus sur une feuillure. Le bord supérieur de la feuillure porte des points de repère qui indiquent l’écartement des cadres, fixés en bas par des crochets. La capacité de la ruche augmente ou diminue dans le sens horizontal au moyen de plaiiches de partition qui ne sont que des cadres en bois plein <5’). Le vide qui existe entre
la paroi de la ruche et la planche de partition sera rempli avec du foin. La l)artie supérieure des ruches est fort souvent garnie d’un toit.
On construit aussi des ruches dites d'observation qui permettent aux apiculteurs de se rendre compte des mœurs des abeilles à l’intérieur de la ruche.
La ruche d’observation sc compose de quelques cadres enfermés entre deux portes vitrées : rien de plus facile alors que l’examen du travail qui comporte la construction des rayons, l’élevage des colonies, le dépôt du miei.etc. {J^^ig.O).
Installation du rucher. — Les ruches s’installent en plein air ou à couvert.
A l'air libre, les ruches sont élevées au-dessus du sol par soubassement de briques ou depieux; eliessont éloignées les unes des autres de 1 m à Il
faut que les ruches soient abritées des vents violents et les trous de vol seront orientés au sud-est. La distance qui doit séparer les ruches des propriétés voisines est déterminée dans chaque département par des arrêtés préfectoraux.
Autour du rucher, les abeilles auront de l’eau à leur portée; elle sera déposée dans des vases peu profonds que l’on pourra encore garnir de flotteurs afin que les abeilles ne risquent pas de se noyer
Les ruchers couverts ont Tinconvénient d'être coûteux; il est du reste facile d’abriter les ruches pendant l’hiver avec des paillassons
Conduite du rucher. — Il faut d’abord verser l’essaim dans la ruche à cadres en le recueillant préalablement dans une ruche en paille ou une boîte carrée de 0"',30 de côté. Quand l’essaim s’est fixé, au moment de l’essaimage, aux branches d’arbres et d’arbustes envL Tonnants, on le détache d’un coup sec; il tombe dans la boîte qui est aussitôt refermée. On la retourne vivement en laissant une petite ouverture par l’intermédiaire d^une cale afin de permettre aux abeilles non captées de rejoindre l’essaim. La boîte sera placée à proxi-
mité d’une ruche vide garnie de cadres amorcés ou comfilètement munis de cire gaufrée. Le soir, on fait alors tomber l’essaim devant Touverture de la ruche sur une planche disposée à cet effet; les abeilles passent dans la ruche, le transvasement est opéré. Pour débuter, on peut aussi acheter des ruches garnies de colonies prêtes à butiner dès le printemps.
Calendrier de l’apiculteur. — Janvier et février. — On fait un examen sommaire des ruches; les plateaux sont nettoyés, les trous de vol sont abrités au moyen de tuiles inclinées.
En février, les abeilles commencent à sortir; on met de l’eau à proximité de la ruche et de la farine de seigle, de pois, dans de petites augettes plates. Cette farine remplace le pollen.
Mars. — On fait la visite des ruches ; pour cela, il faut préalablement enfumer les abeilles. La fumée est produite au moyen d un enfumoir /O) dans
lequel on fait brûler des chiffons. II faut avoir soin, pour se garder des piqûres, de s’envelopper la tête d’un voile (Fig- ii) ou d^un camail "et les mains de gants.
Si les provisions de la ruche ne sont pas suffisantes, il faut nourrir les abeilles; c’est ce qu’on appelle, le nourrisseynent. Cette opération consiste à mettre à leur portée des matières sucrées, sirop, sucre candi. On peut les déposer dans des noui^risseiirs., sortes de réservoirs laissant écouler lentement le liquide {Fig iS). On donne par jour 100 gr. de sirop par ruche.
En visitant la ruche, il faut s’assurer que la reine existe, une ruche orpheline ne donnant jamais de couvain. Un essaim orphelin doit immédiatement recevoir une mère.
3Iai, — En mai, on fait la gi^ande visite. A cette époque, les colonies sont nombreuses; il faut donc leur donner de l’espace pour recueillir leur produit. Les rayons sont visités, ceux reconnus défectueux sont enlevés ; on ajoute des cadres vides amorcés afin d’exciter les abeilles à construire.
Juin-juillet.. — C’est le moment des grandes miellées; on enlève les cadres dont les rayons sont bien operculés.
Préalablement, on enfume la ruche, et on se couvre la figure et les mains.
Les cadres pleins sont remplacés par des rayons vides; il est prudent cependant de laisser quelques provisions pour ne pas être obligé de nourrir avant mars.
Aoûtj septembi^e.^ octobre. — Nouvelle visite des ruches; on prend du miel à celles qui en ont trop; les rayons sont transportés dans celles qui n en ont pas
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