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luvions ; les terrains schisteux et granitiques lui conviennent encore.
Il pousse lentement les premières années, mais, passé dix ans, sa croissance est rapide et il est susceptible d'atteindre 40 à 45 m. de hauteur sur 6 m. de tour.
Le bois du sapin argenté est à fibres fines, flexibles, élastiques. On l'emploie pour faire des planches, du charronnag-e, il est médiocre comme bois de chauffage, car il pétille énormément.
^arcla^c. — Le sarclage est l’opération qui a pour but d’enlever les plantes adventices se multipliant dans les récoltes.
Les sarclages se font à la main ; ce sont généralement les femmes qui sont chargées de ce travail. Le sarclage est toujours coûteux; aussi doit-on chercher à le réduire le plus possible. Pour cela, il faut pratiquer après la moisson les labours de déchaumage qui feront germer les plantes adventices; il faut adopter la culture des plantes sarclées dites nettoyantes^ et recourir à la jachère si le sol est par trop infesté de mauvaises herbes.
Siarnieiit^. — Les rameaux de vigne aoûtés sont désignés par le terme de sarments.
Sarrasin. — Plante de la famille des Polygonées dont le grain est alimentaire. Le sarrasin {Polygonum fagopy7nim) se désigne vulgairement sous le nom de blé noir à cause de la couleur de son grain.
Variétés. — Le sarrasin commun, dont on a obtenu une sous-variété paf sélection, à grains plus petits, très arrondis , lisses , b I an châtres ; c’est le san^asin argenté {Fig.) ;
Une graine
Tige fleurie (Très grossie)
Sarrasin argenté.
Le sarrasin de Tartarie {P. tartaricnm), dont les fleurs sont petites et verdâtres et les fruits à arêtes ondulées. Cette variété se recommande surtout pour la culture fourragère.
Climat. — Le sarrasin est sensible à
la gelée; il est cultivé dans les zones humides : en Bretagne et en Bresse.
Sol. — Cette polygonée vient bien surtout dans les terres fraîches; le développement de la plante se fait en trois mois; il ne faut pas que la végétation soit arrêtée par la sécheresse.
Engrais. — Eu égard à la rapidité avec laquelle le blé noir parcourt ses phases de végétation, il faut lui donner des engrais assez assimilables. Une récolte de 30 hl. enlève au sol :
Azote 70
Acide phosphorique. ..... ,30
C’est sur ces bases qu’il faut calculer la restitution d’après la fertilité du sol.
Préparation du sol. — II est nécessaire que le sol ait reçu une' série de façons afin d’obtenir un ameublissement complet de la couche arable.
Semis. — Le blé noir se sème du 15 mai au 24 juin. La quantité de semence à répandre à l’hectare est d’environ 60 litres que l’on sème à la volée ou en lignes. 11 ne faut pas rouler après le semis, car les cotydédons ne pourraient percer la couche tassée et durcie.
Récolte. — Elle se fait en août et septembre; on coupe au moment de la plus grande grenaison. La récolte se pratique au moyen du volant breton et on dépose en javelles au fur et à mesure de l’opération. Ces javelles sont ensuite relevées en faisceaux liés à la partie supérieure pour leur donner de la résistance contre le vent. Après dessiccation, on ramène à la ferme, pour procéder au battage.
Conservation du grain. — Le grain battu, puis nettoyé, est mis au grenier sur une surface bien carrelée ou bien planchéiée, il faut l’étendre en couche très mince. Pendant le premier mois, on pratique des pelletages deux fois par semaine, afin d’achever vivement la dessiccation.
Il y a presque toujours avantage à vendre le sarrasin après la récolte, car il perd beaucoup en grenier par dessiccation, puis par le détachement final des enveloppes calicinales restées adhérentes au péricarpe. Dans les trois premiers mois qui suivent la récolte, il y a souvent perte du dixième en poids.
Rendement. — Le rendement moyen est de 20 hl. ; dans les bonnes cultures, il peut atteindre 30 et 35 hl. à l’hectare.
L’hectolitre pèse 60 à 65 kg.
Emploi du grain. — II sert â l’alimentation humaine sous forme de bouillies ou de galettes, constituant un aliment assez nutritif.
Les chevaux peuvent consommer le blé noir qui entrera dans la ration â raison d’un tiers, pour remplacer l’a-
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yoine. Les oiseaux de basse-cour en font leur aliment préféré.
La paille est mise en meules étroites après le battage ; elle s’utilise comme litière. — J. T.
— Genre de plantes de la famille des Labiées. Doux espèces sont particuliôrement connues :
1° La sauge ofticinale (Salvia officinalis\ employée dans le Midi comme plante médicinale et comme plante à parfum ;
La sauge des prés {S\pratensis"j^ commune en prairies sèches et sur les bords des chemins. Elle est bien connue par ses grandes fleurs en grappes et ses feuilles rugueuses
futile* — Les
saules sont des arbrisseaux, quelquefois des arbres, de la famille des Salicinées.
Saule (Chaton de fleur à claniincs).
Le genre Salix se caractérise par des fleurs en chatons (Fig.); les feuilles
Saule (Chaton de fleur à pistil).
sont longues, entières ou dentées.
Pour les étudier, on les divise en deux sections :
1® Saules latifoliës.
2^ Saules angustifoliés.
Saules latifoliés. — Leurs feuilles sont au plus deux ou trois fois plus longues que larges ; leur écorce est rude.
I.e saule marceau {Salix Caprca) a les fouilles un peu laineuses, les bourgeons gros et ovoïdes, le bois lisse.
C'est une essence à bois tendre, léger, que Ton peut utiliser pour flxer"^les terres et les berges des cours d'eau.
En forêt, c’est un mort-bois, (ju'il faut enlever, car il drageonne beaucoup et devient nuisible.
Le saule à oreillette (S. aurila) a les feuilles chagrinées, avec de grandes oreillettes. C’est une espèce sans valeur, se développant surtout dans les marais.
Saule fragile
(Port de Parbrc).
Saules angustifoliés. — Ils ont beaucoup plus d’intérêt que les précédents ; ce sont les saules osiey^s ; leurs feuilles sont 4, 6, 8, 10 et ]2 fois plus longues que larges.
Le saule blanc {S. alba) est le plus remarquable. Il est cultivé comme têtard; on le voit dans toutes les vallées et on l’exploite pour faire des fourches et des manches de fouet.
L’osier jaune {S, vUellina) est une variété du saule blanc; comme il est très liant, on l’emploie dans les jardins pour le palissage.
Le saule fragile {S. fragilis) est commun sur tous les cours d’eau, en France on estime surtout la variété à écorce rouge {Fig .),
SAU
SCA
Le saule amandier (S. amygdalifia) ou osier })run est cultive dans les oseraies, ses produits sont do deuxième qualité.
Le saule viminal [S, viminaLis) fournit à la vannerie la plus grande (juantité d'osier. On rappelle communément osier blanc, osier vert, saule des vanniers. Les pousses sont droites et longues, les feuilles enroulées par-dessous, soyeuses et six à huit fois plus longues que larges.
Culture des oseraies. — Les saules osiers cultivés forment des massifs appelés oseraies. En terrains mouillés, ricnes, dans le voisinage des eaux courantes, on a des oseraies magnifiques.
Création de Voseraie. — On défonce le terrain à la bêche ou à la charrue.
Au printemps, le travail est complété par la herse ou le râteau pour enlever les mauvaises herbes, puis on met en place des boutures par plançons en les enfonçant aussi jjrofondément que possible. Les boutures sont ensuite coupées au niveau du sol.
r^a distance à adopter entre les plants est d’environ 0‘",30 entre les lignes et sur la ligne. Plus on plante serré, plus les brins sont fins.
Exploitation. — La première année, on pratique le recépage. Les produits commencent la deuxième année; on coupe aussi près que possible du sol.
La récolte se fait de novembre à mars ; les brins sont mis en bottes.
En livrant l’osier à la vannerie, il doit être décorti([ué : c’est Vosier blanchi.
— Insecte orthoptère sauteur de la famille des Locustides {Fig.). L’espèce la plus commune est la grande sauterelle verte {Locusta viridissima). Le mâle fait entendre une stridulation intense.
I^essauterel- Sauterelle,
les se nourrissent de matières végétales, mais leurs dégâts sont peu importants. Tout autres sont les ravages des criquets, rangés dans le genre Acridium.
Saii vo^oon. — Les arbres fruitiers issus de graines sont généralement désignés par le terme de sauvageons . Ils forment des variétés nouvelles, mais le plus souvent on les utilise comme porte-greffes des variétés connues.
^i&tivignoo. Le sauvignqn est un cépage important du Bordelais servant à fabriquer le vin de Sauternes avec le sémillon et la muscadelle. Il est aussi répandu dans le Gers, la Vienne et l’Yonne.
Sa maturité est de deux^me époque ;
il est taillé à coursons de trois yeux.
— Expression qui sert à désigner les landes crayeuses de la Champagne. Après la moisson, ces terrains se recouvrent d'une herbe maigre et courte, Sippelée pouilleuse, qui a fait désigner la surface recouverte par la craie dans les départements de l'Aube, dé la Marne, de la Haute-Marne, sous le nom de Champagne pouilleuse.
— Le scarificateur est un instrument de culture qui complète l’action de la charrue en remuant, divisant et émiettant la terre plus profondément que ne saurait le faire la herse ; à ce titre, il peut remplacer la charrue pour l’exécution des seconds labours et des déchaumages ; il sert, entre temps, aux cultures d’entretien.
Suivant la forme des pièces travaillantes, les scarificateurs portent parfois des noms différents; ainsi on nomme :
Scarificateur, un instrument armé de pointes destinées à fendre la terre;
Extirpateur, un appareil pourvu de lames courtes plus ou moins larges qui soulèvent la couche superficielle;
Déchaumeur , un appareil muni de socs en fer de lance qui coupe les racines.
On les réunit aussi quelquefois sous le nom générique de cultivateurs.
Le scarificateur-déchaumeur de Ba- {Fiq.) est formé de lames courbes,
Scarificateur-déchaumeur de Bajac.
pointues à une extrémité et terminées à l’autre bout par des socs en fer de lance. Ces lames, au nombre de 5, 7 ou 9 sont fixées à un bâti reposant sur le sol par quatre roues; les roues d’avant sont montées à pivot sur une crémaillère courbe, et les roues d’arrière appartiennent à un essieu coudé commandé par un long levier. On peut ainsi régler l’entrure des dents et les sortir de terre lors des tournées.
Dans le scarificateur Puzenat {Fig.), la manœuvre du levier postérieur permet de relever à la fois l’arrière et l’avant du bâti.
Travail et prix. — Pour un travail léger le poids du scarificateur varie de 100 à 130 kg. par mètre de largeur et l’écartement des dents de 0“,07 âO™, 12 ; pour un travail profond, le poids varie de 200 à 300 kg. par mètre et l’écartement des dents de 0™,15â O"', 20. La