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BEAU

NciiiencoN. — Au sens le plus général, on entend par semences les graines, les fruits, les tubercules, les bulbes, etc., des plantes qu'il s’agit' do reproduire.

Sélection des semences. — Le cultivateur a un intérêt capital à ne multiplier que des semences procurant, par leur développement, des plantes dont les caractères sont bien lixés et mettant en œuvre d’une façon aussi parfaite que possible les matériaux accumulés dans le sol. Suivant l’expression de M. Tisserand, « la plante est un véritable outil qui sert à fabriquer la matière végétale » ; il faut à l’agriculteur, non seulement des instruments perfectionnés, mais encore des plantes capables do fournir la plus grande quantité possible do matière végétale.

Le plus souvent, en praticjuo, le cultivateur ne dispose pas do pépinière spéciale où il se livre à la production des semences. Cependant, en suivant certaines proscriptions, il est possible ddbtenir des semences sélectionnées.

Prenons comme exemple une culture de froment. Il faudra choisir la parcelle qui se sera développée le plus normalement et où les plantes adventices seront le moins nombreuses.

Après le battage, on soumettra les graines au nettoyage et à un criblage rigoureux, de façon à ne conserver que les semences du poids le plus élevé.

D’après les expériences de M. Schribaux, les grosses semonces produisent les pieds les plus touffus, les talles les plus productives en paille et grain, et les grains les plus lourds.

Renouvellement des semences. — La plupart des agriculteurs pensent qu’il faut de temps en temps changer de semences et cultiver de préférence les variétés tirées d’une autre exploitation plutôt que de semer celles qu’ils ont récoltées. Beaucoup d’auteurs qui ont étudié la question se rangent à cet avis sans qu’il soit motivé par des arguments bien sérieux.

La sélection bien pratiquée chez le cultivateur lui est un sur garant de la qualité des semences et de leurs facultés reproductrices. Mais, cependant, si, avec une bonne culture et des soins do criblage très rigoureux, le poids des produits récoltés est inférieur à ceux obtenus au dehors, il y aura lieu de chercher à acquérir des semences de meilleure production en s’entourant de toutes les garanties possibles pour n’être pas trompé.

Achat des semences dans le commerce. — L’agriculteur qui tire ses semences du dehors doit les examiner

SEMENCES

SEMENCES

attentivement et se renseigner exactement sur leur pureté, leur faculté gerniinalive, leurs caractères extérieurs.

l^ureLé. — Toutes les semences ont des impuretés. Ces impuretés peuvent être inertes (terres, balles, graines brisées, etc.); elles sont beaucoup plus redoutables quand elles se composent de grains de nuisibles ou si

elles renferment des spores de champignons comme la carie et le charbon.

Une bonne semence marchande doit renfermer un minimum de graines pures indiqué, d’ai)rès les expériences de M. Schribaux, par le tableau suivant :

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