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vivaces; on les rencontre surtout dans les lieux humides et marécageux.

Juos principales variétés sont : le scirpe des bois, le scirpo maritime, le scirpe des lacs, le scirpe gazonnant.

^cortOH. — Voy. PHOst>HATÉs (Engrais).

î4coi*j40iièro • — I^a scorsonère

{Scorzonera hispanlca) est une plante potagère de la famille des Composées.

La partie alimentaire de la plante est la racine, très pivotante, à écorce noirâtre {Fig.).

Les scorsonères se sèment en mars et avril, en lignes espacées de 0’",‘20.

Scorsonère.

Après la levée, on éclaircit le semis pour obtenir do plus beaux produits.

Pendant l’été, un certain nombre de pieds fleurissent et il faut couper les inflorescences si on veut émi)êcher les racines de durcir.

La récolte commence en novembre et se continue jusqu’au printemps. Les scorsonères ne redoutent pas le froid, mais comme il serait impossible de les arracher quand la terre est gelée, on peut en extraire une grande partie au commencement de l’hiver et les conserver en jauge en les couvrant pendant la période des grandes gelées.

Les scorsonères se c O n s O m m e n t après qu’on en a enlevé l’écorce noire ; on les soumet à la cuisson.

— Famille de plantesdicotylédonesse caractérisant par la forme de la corolle personée avec ou sans éperon.

Cette famille porte ditférents noms qui viennent des genres que l’on y a rangés : Antirrhinées ^Linariées.Pey^- Scrofulariée sonées. Les princi- (Tige fleurie du muflier), paux genres que

Ton rencontre sont : celui du muflier {Fig .)^ de la scrofulaire ^ de la véronique^

de la digitale., de la linaire.dxi. rhinanthe., du mélampnjre.

— Outil employé pour tailler la vigne et les arbres fruitiers. Les sécateurs sont formés do deux lames courbes {Fig.), Tune convexe et tranchante, l’autre concave etépaisse, mobiles autour d lin axe et terminées par des manettes que l’on manœuvre à une ou à deux mains.

Pour obtenir une section nette et no pas mâcher le bois de la branche, il faut que le sécateur coupe oblique- Sécateur, ment.

Seigle* — Le seigle est une plante céréale de la famille des Graminées.

Ce sont les Gaulois qui l’ont cultivé les premiers, et il a toujours été regardé comme la plante utilisant le mieux les régions déshéritées. En pays de montagne, il a l’avantage d’accomplir toutes les phases de sa végétation à une altitude où le froment ne pourrait être cultivé.

Caractères. — Le seigle possède une tige mince s’élevant à une plus grande hauteur que le froment ; il a aussi des épis plus allongés. Les grains sont longs, pointus, incomplètement recouverts par les glumes à la maturité, de sorte que l’égrenage est facile.

Variétés. — On distingue : le seigle commun ou seigle d’hiver, dont le seigle de Champagne est une sous-variété {I ig.) \ le seigle de la Saint-Jean ou multicaule, que l’on sème en juillet {Fig.). Il donne dans ce cas un faible rendement en octobre, ce qui ne l’empêche

f)as de produire une récolte de grains ’année suivante.

Terrain. — I^e seigle est la céréale par excellence des sols légers, quelle que soit leur nature.

Quoique peu exigeant, il nécessite des fumures au fumier de ferme ou tout au moins des engrais pulvérulents fournissant de Tacide phosi^horique et de la potasse.

Préparation du sol. — Il faut un sol bien préparé et bien ameubli, ce qui s'obtient facilement si le seigle succède à la jachère, à une plante sarclée ou aux fourrages verts. S’il vient après une céréale, il faut pratiquer des labours de déchaumage et les compléter par des façons successives jusqu’à l’époque de la semaine. En terrain humide, la surface sera disposée en planches bombées pour éviter l’eau surabondante.

Semis. — On sème à partir de septembre jusqu’au 15 octobre au plus

tard. La semence doit être bien nettoyée et chaulée. Les graines se réi)andent à la volée ou en lignes à raison do 2 hl. par hectare. I^a germination se produit vers le dixième jour et les cotylédons de couleur rougeâtre se montrent au-dessus du sol ; cette coloration persiste pendant plusieurs semaines.

Seigle de Seiglè

Champagne. de la Saint-Jean

Maladies. — Le seigle est sujet â Ve?^ffot. C’est une altération du grain caractérisée par une excroissance qui se développe aux dépens de Tovaire. Cette affection est causée par un champignon : le Cùaviceps purjmrea.

Récolte, — Le seigle mûrit de bonne heure; on le récolte en juillet; à la maturité, les épis s’inclinent vers le sol. La coupe s’opère comme pour le froment.

Les pailles sont souvent employées pour faire les liens et, pour ne pas les briser, on les bat par un procédé spécial désigné dans l’Est, d’après M. Heuzé, sous le nom de chaubage.

Los épis sont frappés sur un tonneau ou sur un chevalet et les grains s’en séparent sous l'influence du choc ec de la force centrifuge. Ensuite on prend la poignée par les épis, on la secoue pour faire tomber les pailles courtes et on forme des bottes de 10 â 12 kg. attachées par deux ou trois liens. Ainsi préparées, les pailles peuvent être employées à la fabrication des paillassons ou au rempaillage des chaises.

Rendement. — En terres pauvres, le rendement ne dépasse pas 12 à 13 hl.

SEMAILLES

par hectare, mais il atteint facilement 2ô et 30 hl. sur les sols fertiles.

L’hectolitre do seigle pèse 70 à 70 kg.

Utilisation du grain. — Le grain sert à ralimoiitation ; la farine est moins blanche (jue celle du froment et le pain obtenu se trouve un ])eu bis.

Le grain peut être employé avantageusement dans l’alimentation des animau.x, cuit ou moulu grossièrement, — J. T.

^einie« — La seime est une maladie du pied du cheval i)rovenant de la fente de la paroi ou muraille , La seime j:>eut être superficielle ou profonde et faire boiter l’animal. Môme au début, la seime doit être examinée, parce que si on n’y fait pas attention, elle devient toujours grave.

Un cheval atteint de seime doit donc être présenté au vétérinaire qui donne les indications nécessaires pour la ferrure du pied malade et pratique l’opération qu'il peut réclamer.

— Le sel marin {cïiloi'ure de sodium) est abondant dans la nature.

Jf agriculture Tutilise comme condiment dans l’alimentation des animaux.

lOn petite quantité, il est excitant ; il donne du ton et de la fermeté aux tissus, de la vigueur aux animaux.

sel active la circulation ; les globules deviennent plus abondants,, plus rouges; la nutrition se trouve accrue.

Le sel est aussi un aliment, car il entre dans la composition du sang et des tissus.

Les doses que l’on doit administrer aux animaux sont les suivantes par jour ;

Pour un bœuf do travail . oO grammes

Pour une vaclie laitière. . 30 à 40 —

Pour un j»ore iO —

Pour un cheval 30 —

Pour un mouton 10 —

Pellette. — I^a sellette ou selle de limon est le harnais qui se place sur le dos du cheval de limon. Elle sert à supporter les brancards de la voiture par l’intermédiaire de la dossière (Voy. Harnachement).

Il faut veiller à ce que les panneaux de la selle soient toujours bien remplis de crin et que celui-ci ne forme pas â rintérieur des pelotes dures qui viendraient blesser le dos du limonier.

^cinullleis. — D’une façon générale, on entend par semailles Topération qui consiste à confier à la terre les corps renfermant le germe des plantes qu’ils doivent produire. Mais le terme de semailles doit plutôt être réservé pour désigner la répartition des graines et des fruits secs, indéhiscents, simples ou composés. L’expression de plantation comprend la dissé-

SEMAILLES

SEMAILLES

mination au soin do la terre dos tubercules, des boutures, des bulbes.

Méthodes d’ensemencement. — Pour conlier les sonionccs au sol, il y a deux iiiétliodes principales : à la volée ou e?i II (pi es.

I^es semailles ci la volée sont encore souvent edectuées à la main bien que les semoirs mécaniques à la voléû tendent à se répandre de })lus en plus ; quant aux soiiiailles en lig‘nes, elles sont toujours j)ratiquées à Taide dos semoirs uiécani(iues (Voy. Skmoih).

SKiVTAiLLKS A LA voLKK. — La pratique dos semailles à la volée est une opération fort importante, qui doit etre confiée à un ouvrier très intelligent pour être exécutée dans do bonnes conditions. Préalablement à la semaille, Je sol doit être hersé pour le niveler et éviter que les graines no se déposent en grande quantité dans les sillons formés par les crêtes du labour.

Le semeur j)orte la semence dans un tablier-semoir.

J^a ligne que parcourt le semeur s’appelle le raijatje; le jet est formé par la quantité de semonce qui s’échappe de la main ; le train est l’espaoe compris entre deux rayages.

Les semences doivent être projetées toujours dans le morne sens en se servant du vent comme auxiliaire, d’où la nécessité do semer aussi bien du bras droit que du bras gauche. Il faut encore que le semeur contracte l’habitude d’accorder ses pas, ses jets et ses poignées, puis en projetant la semence il ouvre l'index de façon que les graines soient séparées par ce doigt et s’éparpillent en le quittant. Pour que la semence soit bien lancée, lamain doit décrire une courbe on avant depuis le côté jus(|u’à l’épaule opposée en donnant à cliaque jet la meme impulsion.

Les méthodes de semailles à la volée sont au nombre de trois : semis par un seul jet ; semis par double croisement ; semis par triple croisement .

Semis par un seul jet. — C'est le plus simple et le plus anciennement connu, mais il donne les récoltes les plus irrégulières.

i^e semeur commence à une limite du champ en faisant décrire à la semence une série de courbes sur une largeur d'environ ^2 m. Arrivé en C, l’ouvrier se déplace de 2 m. vers AB, change do main et revient en semant suivant G-II (AV//.). Le travail se continue de la mémo façon jusqu’à l’extrémité du champ. Les inconvénients de la méthode sont les suivants ; les jets étant égaux au nombre de pas du semeur, il se trouve toujours un intervalle séparant tous Icsjets ; les jets

no sont pas également fournis dans toute leur étendue : lo semis sera donc irrégqlier.

Méthode du double croisement . — Elle apporte un remède aux défectuosités de la première. Soit à semer la surface ABCD, le vent étant dirigé dans le sens DA.

L’ouvrier partant du point D se dirigera suivant DC en répandant à chaque fois une demi-poignée sur 2 m. do largeur ; arrivé en C, il change le semoir de bras, revient vers D en semant avec poignée entière et de la main gauche sur 4 m. de large. La surface CDEF est alors garnie deux fois ; EFGH, une seule fois. Arrivé en D pour la deuxième fois, le semeur se déplace de "2 m. vers A, change le semoir de bras et repart vers F en semant de la main droite.

Quand il est au point F, GHEF est semé deu.x fois, GHM, une fois; le semeur se porte de 2 m. vers B, change de main et continue l'opération jus<|u’à la limite de la parcelle {Fig.).

Semailles uMélliodc du double croiseiucut).

En suivant ce procédé, il n’est pas nécessaire d’un très long apprentissage pour semer bien régulièrement : le jet est long, les trains sont croisés, de sorte que toutes les conditions d’une bonne répartition se trouvent réalisées.

Méthode du t7dple croisement. — Elle se recommande lorsqu’il s’agit de semer de petites graines dont on ne répand que 25 à 30 kg. par hectare. Telles sont, par exemple, les graine.s des légumineuses fourragères et encore celles des graminées des prairies, etc. On est

SE MAILLES

SEMENCES

obligé de ne répandre ces semences

allé par pincées au moyen de trois oigts, et pour bien les répartir il est indispensable de croiser les trains au moins trois fois, d’où la dénomination de triple croisement.

Le vent étant dirigé dans le sens de la tlcchc, supposons (pi’il s’agisse de semer la surface ABCD. Le semeur marchera de D vers C avec un tiers de pincée sur le train ; arrivé on C, il reviendra vers D on couvrant 2 trains, puis il repartira à nouveau de D en C avec pincée entière sur 3 trains. Le premier train est alors semé complètement ; le semeur se portera alors au point F, se dirigera vers E en somantencore avec pincée entière sur trois trains, etc. {Fig.).

B. FC

Ce système présente donc Tavantage d’un croisement plus compliqué et d’une meilleure dissémination.

Un bon semeur peut ensemencer par jour une surface de 3 hectares environ.

Après la semaille, il faut x^i’océder au recouvrement de la graine. Cette opération s’effectue au moyen d’un ou de deux hersages plus ou moins énergiques suivant le volume des semences.

Très souvent on complète cotte façon par un roulage, surtout au moment des semailles de printemps et d’été. Le roulage pour semailles d’automne est rarement à conseiller.

Semailles sous raie. — Quelquefois les semences répandues à la volée sont enterrées à la charrue ; on a alors les semailles sous raies. Ce jjrocédé est forcément employé quand on pratique la culture en billons. Le semeur projette la semence devant lui sur la bande voisine do la raie ouverte et le passage de la charrue détachant une nouvelle bande recouvre la semence.

Après le recouvrement des graines, il est do toute importance de procéder au nettoyage des raies d’écoulement pour permettre aux eaux de pluie de s’écouler pendant l’hiver. 11 faut éviter d’attendre pour cette opération que les

DICTIONNAIRE d’aGRICULTURE.

graines soient germées. — J. Tribon-

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