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élevés que nous avons beaucoup d’autres plantes plus méritantes à faire entrer dans l’assolement.
— La sève représente le liquide nourricier de la plante ; elle est puisée dans le sol au moyen des racines, plus particulièrement par le ciievelu,
La sève absorbée s’élève de la racine jusqu’au sommet do la plante; Tasconsion s’effectue par loscouchesligneuscs. On sait actuellement que le mouvement ascensionnel, grandement facilité par les pliénomènes d'osmose, est la conséquence de l’émission d’eau qui se fait à la surface des feuilles.
Quand la sève arrive dans les feuilles, elle éprouve au contact de l’air certaines modifications. Elle perd de Teau et CO phénomène a reçu le nom particulier de iran^pwation. Si la transpiration devient trop active par suite de l’intensité de la lumière, les feuilles se flétrissent, tombent, la végétation languit.
La sève reçoit eu outre dans la feuille, sous l’influence de la respiration, le contact de l’oxygène; elle devient c7aborée^ propre en conséquence à nourrir les organes. Les phénomènes intimes do la nutrition nous échappent, car nous ne savons pas de quelle manière les éléments qui sont puisés dans le sol et l’atmosphère donnent naissance aux composés variés que l’on rencontre dans les tissus. Nous n’en pouvons faire que la simple constatation ; cela du reste nous suffit au point de vue pratique.
— Le sevrage consiste à priver les jeunes animaux du lait maternel. Trop souvent le sevrage est fait dans de mauvaises conditions, sans préparation et sans transition dans le régime alimentaire. Il s’ensuit nécessairement que le changement brusque fait maigrir les jeunes sujets, leur fait jirendro un ventre énorme et arrête leur développement.
Le sevrage ne devrait jamais commencer avant Tâge de quatre mois; il devrait durer au moins un mois en remplaçant progressivement la quantité de lait supprimée par des aliments de bonne qualité et concentrés : jeunes herbes, tourteaux et farines. Après le sevrage, il faut en outre continuer le régime intensif pendant quelque temps.
fShrop^^liire (Itaco de). — On donne ce nom à la population ovine du
comté de Shrop, en Angleterre, Les Shropshires ressemblent beaucou])aux ►Southdowns (Voy. Southdown [Race de]). Voici ce qu’en dit M. Sanson :
« Ils ont la face et les membres pigmentés, mais le noir y est généralement plus vif. Leur taille, toujours plus élevée, ne descend pas au-dessous de 0'",65 chez la brebis et elle atteint au moins0®,70chezles béliers {Fig.), Le squelette est relativement fort, la tête et les membres sont plus volumineux.
On dirait volontiers que le Shropshire est un Southdown grossier ».
Les Shropshires ont eu un moment de vogue en France ; mais comme ils sont inférieurs aux Southdowns sous le rapport de l’engraissement et que par ailleurs ils n’atteignent pas des poids supérieurs aux premiers, l’en-
Bélier Shropshire.
gouement s’est vite passé. Actuellement, quelques amateurs seuls persistent dans l’élevage de cette race.
— « C’est, dit M. Sanson, la description sommaire des caractères extérieurs de l’individu, a^’^ant pour objet de faire reconnaître son identité ». Le signalement est surtout important pour les chevaux.
Pour faire le signalement d’un animal, on spécifie ce qui est relatif à l’espèce, au sexe, à l’âge, à la taille, à la robe et aux particularités qu’elle peut présenter.
Quand la robe ne présente aucune particularité, on recherche les marques accidentelles, comme, par exemple, les traces de feu, le coup de hache à la partie supérieure de l’encolure, le coup de lance à la fesse, etc.
Modèle de signalement.
Nom. — Pervenche.
Sexe. — Jument,
Age. — 8 ans.
Taille. — 1*",58.
Robe. — Alezan doré, en tête, ladre
SILO
SILO
dans los naseaux, trois balzanes dont une antérieure droite.
I^ogèrement riibican aux flancs.
Milice* — Composé de silicium et d’oxygène. Dans los terres, on trouve la silice à l’état de quartz^ do silex^ do sables (Voy. Teuhe arable).
La silice fait partie do la composition des végétaux, mais le sol en contient toujours assez pour suffire à leurs besoins.
^iilic|ue. — Voy. Fruit.
Villon. — Voy. f^ABouR.
^ilo. — On appelle silos lès constructions permanentes ou temporaires, parfaitement closes, édifiées en vue de mettre les denrées agricoles à l’abri des agents extérieurs : air, humidité, chaleur, insectes, rongeurs, etc., et d’assurer ainsi leur conservation. Par extension, on nomme encore silos les tas de fourrages verts conservés à l’air libre grâce à une pression énergique, mais il serait préférable de les désigner sous le nom de meules (T ensilage.
Les matières que l’on peut ensiler sont : les grains, les racines, les tubercules, les pulpes et les fourrages verts.
Ensilage des grains. — liOs silos à grains sont le plus souvent des constructions permanentes, complètement enterrées ou tout au moins logées dans un talus, édifiées en maçonnerie revêtue de ciment, eu béton, en sidérociment et pourvues d’orifices de remplissage et de vidange à fermeture étanche.
Pour une bonne conservation on préfère les silos en tôle rivée qui coûtent 3 à 4 fr. l’hectolitre pour une capacité totale de 200 à 250 hl.
Au moment de la mise en silo, le blé ne doit pas contenir plus de 160/0 d’eau, d’après Doyère.
Ensilage des racines et des tubercules. — Les pommes de terre sont souvent conservées dans des caves dont les ouvertures sont bouchées; par les fortes gelées, on les couvre de paille ou on chauffe la cave.
Les betteraves sont conservées dans des silos permanents en maçonnerie, mais le plus souvent dans des silos temporaires en terre que l’on établit soit sur le champ même, soit dans le voisinage de la ferme. Sur un terrain sain et exempt d'humidité, on forme des tas de section trapézoïdale ayant 2"™, 50 à 3 m. do largeur à la base et l’";70 à 2 m. de hauteur. La longueur est quelconque et dépend de la (juantité de racines à ensiler. Le silo une fois terminé est recouvert de paille, puis d’une couche de terre tassée à la pelle, de 0'",20 à 0"^,40 d’épaisseur.
Les betteraves doivent être fraîches et exemptes de blessures; celles qui
forment les faces extérieures sont ranées à la main et disposées le collet en chors.
Tous les 3 à 4 m. on dispose des caniveaux liorizontaux et des cheminées verticales formées de quatre planches pour l’aération. De temps en temps on observe, avec un thermomètre que l’on descend dans les cheminées, la température du silo; si elle dépasse S"' à 10® il faut défaire le tas pour l’aérer ; si les gelées sont à craindre on bouche les orifices des cheminées et des caniveaux.
Ensilage des pulpes. — Les pulpes de sucrerie ou de distillerie sont conservées dans des silos partiellement enterrés, creusés dans un sol argileux sec; on les mélange habituellement de menues pailles qui absorbent l’excès d'humidité.
Il est avantageux do revêtir les parois du silo d’uno maçonnerie protégée par un glacis do ciment afin do
diminuer les déchets et d’éviter le mélange de la terre avec la pulpe sur tout le pourtour du tas. Un drainage A sert à l’écoulement de l’eau et une couverture B en terre protège et charge la pulpe. La couche de terre est séparée do la pulpe par de la paille, elle doit être tassée soigneusement pour éviter rintroduction de l’air.
Ensilage des fourrages verts. — Les fourrages verts sont conservés dans des silos permanents, ou temporaires, ou en meules.
Silo permanent. — Un silo permanent en maçonnerie est une excavation rectangulaire dominée par une rampe pour le chargement et desservie à un niveau inférieur par un chemin pour renlèvement du fourrage conservé. Les murs, recouverts d’un glacis de ciment, ont un fruit intérieur de 0®,10 à O"’, 15 par mètre de hauteur, de maniéré à présenter un évasement favorable à la compression latérale des bords, et tous les angles sont arrondis.
SILO
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Enfin la construction reçoit une toiture permanente assez élevée pour permettre le romplissag-o ou bien une toi-
ture plus basse portée par des boulets spliériciues en fonte, roulant sur des rails {Fig,). ■
Ensilage des fourrages verts.
Malgré ces précautions le fourrage s’altèio sur tout le pourtour et cette altération peut intéresser une couche d'une épaisseur do O"', 05 à O^’jlO.
Pour remplir le silo, on répartit uniformément, par couches horizontales, le fourrage ou le maïs passé au hachemaïs, puis, quand le tas est achevé, on le recouvre de planches non jointives que Ton charge de 500 à 800 kg. par mètre carré. Cette compression peut être obtenue avec 0'^,50 à O"', 60 d’épaisseur de terre, ou avec dos pierres, ou enfin à l'aide d’appareils spéciaux.
Silo temporaire. — Les fourrages verts sont souvent conservés dans des silos temporaires analogues à. ceux que l’on établit pour les pulpes.
'Lorsque le terrain est sain, on creuse
Silo tciiiporaiio eu terrain sain.
une excavation de 1 m. à l^’jlb de profondeur et de 2 m. de largeur au plafond, légèrement évasée {L ig.) et d’une
longueur quelconque. Puis on entasse le fourrage jusqu’à une hauteur do 2'", 50 et on recouvre le tas d'un matelas de terre bien tassée de 0*",60 à 0'”,80 d’épaisseur. Au bout de peu do jours, le tas s’affaisse et sa hauteur n'est plus que de 1”\G0.
Lorsque le sol est humide, on édifie le tas hors de terre, puis on creuse des fossés d'assainissement dont la terre servira à recouvrir le silo (Fig.),
Silo temporaire en terrain humide.
Conservation en meules. — Les fourrages en meules, à l’air libre, comprimés à raison de 800 à 1000 kg. par mètre carré, se conservent aussi bien que dans les silos en maçonnerie, mais l’altération périphérique pénètre un |)eu plus avant et intéresse une couche de 0"^,15 à O^'j^^O d’épaisseur.
La compression de la meule peut être obtenue avec des matières pesantes : terre, pierres, etc. ; mais les frais de main-d'œuvre qu’entraînent la manipulation et le transport de ces
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