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SIL

matériaux leur font préférer les appareils do compression mécanique.

I^es appareils de compression se divisent en deux classes ; les appareils discontinus (appareil Reynolds à vis, appareil Cocliard à levier, etc.) et les appareils continus (appareil Blunt à contrepoids).

La meule d’ensilage Reynolds {F'ig.)

repose sur un plancher porté par deux madriers sur lesquels ïToiit montées les poulies A et B ; elle a 4»", 50 de longueur, 3'", 60 de largeur et 4*", 50 de hauteur. La pression est donnée par deux chaînes qui sont tirées par le tendeur à vis CD manœuvré par 1© levier E ; cet appareil donne une traction de 4000 kg. sur les chaînes verticales. Quand l’appareil a été serré à refus, on arrête les chaînes à l’aide de broches et 1 on transport/^ lo tendeur sur 1 autre face de la meule pour exécuter la meme opération : un seul tendeur peut servir ainsi pour plusieurs meules.

Les quatre chaînes verticales transmettent à la couverture une pression de 4000 kg. ; soit, au total, 16 000 kg. pour 16 mq. de surface. La meule contient environ 50 000 kg. d'ensilage.

Les chaînes ét les poulies coûtent 100 fr. et le tendeur 95 fr. Le tendeur Reynolds s’applique également à la compression des silos en maçonnerie.

Exécution de l’ensilage. La conservation par ensilage s’applique aux céréales coupées en vert, seigle et maïs; aux graminées, millet et sorgho ; aux légumineuses, luzerne, tiène, sainfoin, minette, vesce, pois, etc.

plantes parfaitement fraîches sont débitées au hache-paille, en fragments de 0^,0^ à 0"',04 de longueur afin de diminuer les vides dans la masse et par

conséquent l'air interposé. On les répartit on couches horizontales et on les tasse seulement sur les bords et non au centre.

Pour obtenir un ensilage doux^ c’està-dire une légère fermentation alcoolique avec odeur de foin, il faut employer des fourrages frais renfermant à peu près ^75 0/0 d’eau, non mouillés et les abandonner dans le silo, sans compression, jusqu’à ce que la température intérieure de la masse s’élève au-dessus de 50® centigrades. Dès que cette température est atteinte on comprime le silo par l’un des procédés indiqués plus haut de manière à arrêter la fermentation. Le produit ensilé doux a un goût agréable ressemblant à celui des vieux foins; il est préféré pour Tengraissement du bétail.

Pour obtenir un ensilage aigre^ on entasse le fourrage humide et même mouillé, le plus rapidement possible et on 1© charge immédiatement. La fermentation alcoolique ne peut prendre naissance et, au bout de quelques temps, la masse acquiert une odeur légèrement acide due au ferment acétique, et aussi, parfois, au ferment butyrique. L’ensilage aigre paraît aussi nutritif que l’ensilage doux.

I^es fourrages ensilés subissent une diminution de vblume variable avec la compression et la durée de la conservation ; ils perdent en outre une certaine proportion de leur matière sèche, mais acquièrent, par l’effet de la fermentation, une valeur nutritive supérieure à celle du fourrage sec.

L’ensilage est donc un procédé avantageux de conservation des fourrages verts et surtout des regains qui, dans nos climats, sèchent difficilement et ne donnent, la plupart du temps, que de mauvais foins. — Gharvet.

^ilplie. — Genre d’insectes coleo-

Silphe obscur.

ptères. Une espèce s'est faite une funest© réputation parmi les producteurs

Ensilage à air libre.

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