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III. — 7'erres huinifères. — Terreaux

1® Doux ; 2*^ Acides.

I. — Terres calcaires. — lierres franches, — Elles sont dites encore « limons » ; elles possèdent toutes les propriétés favorables à. une bonne culture. Le saV)le, Targile, le calcaire et riiumus qui les composent sont associés dans les meilleures proportions ; le cultivateur qui les possède n'a qu'à maintenir leur productivité, en restituant au sol les éléments exportés par la récolte.

Terres arg ilo-catcaires , — Elles contiennent au moins 30 0/0 d’argile et 5 0/0 de calcaire. En général, ce sont des, terres fortes, difficiles à travailler, se durcissant par la sécheresse. La végétation spontanée se compose de ronces, bluets, tussilages, chardons.

Ces terres sont bien représentées dans la Deauce, par les argiles à meulières ; le drainage a j)orté ces terres à un haut degré de fertilité, surtout quand il a été suivi de labours profonds et de fortes fumures.

Terres crayeuses, — Ces terres renferment 60 0/0 de calcaire et au plus 10 0/0 d’argile. Leur couleur c^st blanchâtre ; elles sont froides, à végétation tardive; par les pluies, elles forment do la bouillie; par la sécheresse, elles deviennent trop sèches. En été, elles demanderaient de l’eau tous les huit jours ; tel est le cas de la Champagne pouilleuse, bien transformée cependant par l’emploi des ^engrais chimiques (phosphatés et potassiques).

Terres sablo-calcau*es, — Quand le sable est réuni au calcaire, les terres sont de meilleure production. Dans les vallées, ces sols peuvent se prêter à la culture des céréales, de la betterave, des prairies naturelles.

II. — Terres sans galcairE. — Argileuses et dérivées, — A l’état pur, l’argile ne peut être utilisée que pour la poterie, la brique et la fabrication des tuyaux de drainage. Les glaises, à '70 0/0 d’argile, sont encore très coûteuses à cultiver. Quand le sol renferme 40 0/0 d’argile, il donne naissance à la te’n'e argileuse,, compacte, difficile à ameublir. Cependant, par l’emploi des amendements, des fumiers,

dos engrais verts, on peut en faire des terres productives.

lérres argilo-siliceuses , — Elles renferment 70 0/0 de sable et 30 0/0 d’argile. Ces terres manquent de calcaire, mais elles peuvent être l’objet de cultures avantageuses. L’introduction de la chaux et des phosphates les améliore considérablement.

Siliceuses et dérivées, — Les saVjles presque purs se rencontrent surtout sur les bords de la mer où ils forment les dunes : le pin maritime les utilise admirablement.

Terres silico-argileuses, — La présence de l’argile rend le sable moins mobile. Elles peuv^entêtre subdivisées en trois classes :

a) Terres silico-argileuses granitiques.

h) Terres silico-argileuses volcaniques.

c)Terres silico-argileuses schisteuses.

Les terres silico-argileuses granitiques ont peu de consistance ; elles sont perméables, avec fragments de

J[uartz, de mica, de granit. Elles ren* erment de la potasse, mais elles sont pauvres en chaux et en acide phosphorigue. Les terres granitiques produisent l’ajonc, la bruyère, la fougère, Ja inolinie bleue. I^a culture les utilise par les récoltes de navets, de pommes de terre, de seigle, de topinambours.

Ij’amélioratien de ces sols est liée à l’introduction du calcaire et des engrais phosphatés.

Les terres silico-argileuses volcaniques sont en général fertiles : la Liniagne en Auvergne, couverte d’alluvions volcaniques, possède un sol très riche.

Les terres silico-argileuses schisteuses ne sont véritablement mauvaises que lorsque les bancs de schiste sont près du sol. Partout ailleurs, en les améliorant avec les engrais calcaires et phosphatés, elles sont susceptibles de culture rémunératrice. Dans l’ouest do la France, elles produisent des froments et des fourrages de bonne qualité. Lo pommier utilise très bien ces sols, et donne sur le schiste un cidre léger et pétillant.

A l’état sauvage, la végétation de ces terrains est la même que celle des sols granitiques; quand la fougère apparaît, c’est un indice de profondeur.

III. — Terres hümifères. — Elles sont caractérisées par l’abondance des débris organiques. Quand l’humus est mélangé de sable, la terre est dite de himyère : les pins, les bois feuillus y donnent de bons résultats. La Bretagne et la Sologne possèdent de grandes étendues de terres humifères.

Pour les convertir à la culture, il faut les défricher et y apporter de la

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