‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 373 sur 394 · I..a traction en terrain horizontal sera · texte numérisé non relu

I..a traction en terrain horizontal sera

T = VK.

La traction en gravissant un terrain incliné ayant une pente i par mètre, sera :

T = PK -P (P -h G)i.

Do ces formules on tire le poids brut remorqué :

en terrain horizontal :

en terrain incliné :

T Gi R -f- i *

Ces chiffres, bien qu’ils no soient qu'approximatifs, montrent Tavantage que Ton peut retirer des voies ferrées agricoles (Voy. Chemin de feh aghi- GOL.E, P(jktkuh) et des routes bien entretenues.

Trèfle. — Plante fourragère de la famille des Légumineuses, dont on connaît de nombreuses variétés, parmi lesquelles îes plus répandues sont : le trèfle des prés et le trèfle incarnat.

Trèfle i>es prés. — I^e trèfle des prés (Trifoiium est surtout

cultivé dans les pays septentrionaux, car dans les régions méridionales les longues sécheresses Tarrêtent dans son développement.

Caractères. — La racine du trèfle est ])ivotante, (Omettant des faisceaux de feuilles, puis des tiges dressées de 10 à 0*",50, le plus souvent creuses, simples ou rameuses. Les fleurs sont d’un rose purpurin, disposées en capitules ovoïdes munis à leur base de deux feuillesopposécs (Mg-)- Le fruit est une gousse sessile renfermant une graine ovoïdedecouleur jaune clair, violette ou bien panachée de jaune et de violet.

I..es différentes autres espèces de trèfle sont employées pour la création des prairies naturelles (Voy. Prairie).

Sol. — Le trèfle aime les terres franches, profondes, non humides. Il redoute les terrains compacts et les terres acides et trop calcaires qui présentent

TRÈFLE

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beaucoup d’humidité ou manquent de fraîcheur.

Pour réussir dans la culture do cotte lo^umineuse, il faut avoir soin, au point de vue de la succession dos cultures, do la faire entrer dans l’assolement aussi près que possible de la sole qui a reçu la fumure. On y arrive en semant dans une céréale de printemps succédant à une plante sarclée pour laquelle on a disposé d’engrais abondants. En outre, les binages donnés à cette plante sarclée contribuent au nettoiement de la couche arable ainsi qu’à son ameublissement.

Epoque du semis. — En France, le trèfle se sème en mars-avril. Le plus souvent, on confie la semonce à la terre portant une céréale de printemps. On profite du moment où l'on herse la céréale pour semer le trèfle.

I^a semence est recouverte par un hersage léger suivi d’un roulage. On répand 25 kg. de graines environ par hectare.

Il est très important de ne confier au sol que des graines do bonne qualité, bien nourries et bien conformées.

Pour être belle, une graine do trèfle doit être légèrement aplatie, ovoïde, avec le gros bout coloré en violet, luisante, claire; au contraire, les vieilles graines sont brunes et ternes.

Les semences de trèflé doivent être exemptes de cuscute.

Association du trèfle et du raygrass. — Si l’on veut faire consommer le trèfle sur place, on associe le raygrass au trèfle ; alors la météorisation n’est pas autant à redouter. On sème dans ce cas, par hectare, 12 kg. de ray-grass et 20 kg. de trèfle.

Soins d’entretien. — Pendant l’hiver, il faut enlever les pierres des tréflières afin de faciliter le fauchage. Au printemps qui suit le semis, on peut appliquer des engrais commerciaux, superphosphates et engrais potassiques. Le plâtre est toujours à recommander et l’addition de 400 kg. à l’hectare peut souvent augmenter le rendement d’un tiers.

Plantes nuisibles. — I.e trèfle des prés se défend mal contre les plantes adventices. Il redoute surtout l’agrqstis stolonifère, la petite oseille, le chiendent et l’avoine folle. Mais la cuscute cause aussi des dommages irréparables. Pour la destruction de cette plante parasite, le procédé qui a donné les meilleurs résultats est celui de M. Ponsard.

Il consiste à faucher le trèfle rez do terre dans les endroits envahis par la cuscute et à arroser ensuite avec une solution de sulfate de fer à la dose de 10 kg. par hectolitre d’eau.

Rendement. — I^a première coupe so lait quand les capitules sont bien éjianouis. Le trèfle est consommé en vert ou en sec. Le fanage est une opération difficile, car les feuilles so détachent facilement.

l^ar le fanage, 100 kg. de trèfle vert se réduisent à 25 kg. de foin.

La deuxième coupe est souvent utilisée pour la graine ; dans ce cas, on fauche (juand les capitules sont roux.

Dans les terres bien cultivées, on récolte 4 500 à 5 000 kg. de foin sec.

En graines, on peut obtenir 300 à 350 kg. par hectare ; l’hectolitre pèse 78 à 80 kg.

Durée des tréflières. — Le trèfle dure dix-huit mois ou deux ans et demi; après ce laps do temps, la tréflière se dégarnit, les herbes adventices fenvahissent et il faut défricher.

I^e défrichement doit se faire dès le mois de septembre ; on sème ensuite un blé d’automne ou une avoine do printemps.

Le trèfle, après défrichement, laisse au sol une grande quantité de racines dont le poids est estimé par M. Boussingault à 25 000 kg. dosant 0,95 0/0 d’azote. Elles contribuent à l’amélioration et à la fertilisation de la couche arable.

TkkCle incarnat. — Le trèfle incarnat (77 incarnatum) est désigné vulgairement sous le nom de farouch ou trèfle du Roussillon.

Caractères. — Ses racines sont assez développées ; la tige est simple, pubescente, s’élevant à 0"\50 ou 0”\60 ; les feuilles sont un peu membraneuses.

Ij’inflorescence est constituée par un épi oblong , d’un rouge vif (/^’ï((7.). Le fruit est une gousse renfermant une graine ovoïde, blanchâtre ou jaune froment.

Variétés. — Cette légumineuse a donné naissance à quatre variétés importantes :

1® \jG trèfle incar- 7iat ordinaire , qui fleurit dans la première quinzaine de mai.

2° Le trèfle incarnat tardifs dont la floraison survient dix jours après celle du précédent.

3® Le trèfle incarnat blanc ta7^dif^ à fleurs blanchâtres se montrant encore dix jours plus tard.

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