TRU
TUBERCULOSE
Lo cylindre A, à grandes alvéoles, élève le hlo et les gfraiiies rondes dans la vis (*entrale qui les conduit jusqu’au second coinpartinicnt B pendant que l’avoine et l'orbe restent au fond du cylindre A et tombent par des trous périphériques dans la caisse 5 ;
Le cylindre B, à petites alvéoles, élève les foraines rondes seules dans la vis centrale «pii les déverse dans la caisse 1 ; pendant que le blé et le seiijle restent au fond du cylindre et arrivent au calibreur C ;
Le calibreur C laisse tomber le seigle dans la boîte '2, le blé moyen dans la boîte 3 et le gros blé de semence dans la boîte J.
TÿhivuH et prix. — Les trieurs à.
bras traitent 20 à 30 hl. de grain par jour et coûtent de 2G0 à dOO fr. 11 existe des trieurs plus puissants pour la meunerie (donnant jusqu’à 30 hl. à l’heure) et enrin des trieurs si)éciaux pour traiter le lin, les lentilles, les haricots, les cafés, etc.
Xfisoe. — Voy. Charrue.
Xroeitrt. — Le trocart est un instrument qui sert à faire la ponction du rumen en cas de météorisation.
Xroèiic. — Le troène commun {Liyustrum viil f/are) est un arbrisseau do la famille des Oléacées. La taille est d’environ 2 à 3 ni. ; il possède des feuilles entières, opposées, allongées, glabres, presque persistantes; les llours, blanches, drossées, sont odorantes.
On cultive le troène en bordure et en ])etites haies, dans les parcs et les jardins d’agrément ; il supporte la taille, ce qiii en fait une essence sociable.
Xriiffe. — La truffe est un champignon do la famille des Tubéracées, de l’ordre des Oastéromycètes. Elle présente l’aspect d’une sorte de tubercule, à surface ch agr i n é e ( 7^7/7 .) , de grosseur variable, mais pouvant atteindre le volume du poing. A Truffe,
l’intérieur se trouve une masse compacte, veinée, renfermant les spores qui doivent reproduire l’espèce.
On en distingue diverses variétés, de coloration variable ; il en est de grises, de blanches et de violettes.
La plus estimée est la truffe du Périgord (Tuber melanosporum)^ devenant rouge violacé à maturité.
Les conditions spéciales dans lesquelles se développent les truffes ne sont pas encore parfaitement connues.
On a remarqué qu’elles vivent de préférence au pied des arbres, dans le périmètre des racines. C’est surtout à
DICTIONNAXRE d'aORICUUTURE.
l’ombrage des chênes que les truffes croissent en (|uantité, mais il faut en outre un sol calcaire, poreux et peu riche en liumus.
Les truffes se rencontrent principalement dans la Dordogne, le Lot, l’Isère, la Drôme, le Vaucluse, les Basses-Alpes, la Vienne. Dans toutes ces régions, elle est l’objet d’une culture fort importante, ({uoique cm])iri- (pie : il suffit de planter deschenes pour voir apparaître la truffe au voisinage une dizaine d’années [)lus tard Dans l’Aube, la Côte-d'Or, la Alarne et la Ilaute-jMarne, on récolte la truffe dite de Bourgogne, qui n’est Tobjet d’aucune culture. Pour la récolte des truffes, on dresse des chiens et des porcs dont l’odorat très tin indique la présence du j)récieux champignon.
De récents travaux de laboratoire, dus à AI. Alatruchot, permettent d’entrevoir une amélioration do l’industrie truflicole, qui d’empirique qu’elle a été jusciu’ici deviendrait ainsi rationnelle.
XiiltereiiloAC.^ — I^a tuberculose est une maladie contagieuse qui sévit sur l'homme et les animaux, en déterminant dans l’espèce humaine une mortalité considérable.
Voici, d’après Nocard, un résumé de rétat actuel de cette maladie qui nous intéresse à un si haut degré :
« Elle est caractérisée par des . lésions cqnnues sous lo nom de tubercules qui peuvent se dévelo]>per dans tous les viscères, mais notamment dans le poumon, le foie, les ganglions lymphatiques , ainsi qu’à la surface de la ])lèvre et du péritoine.
« Elle est causée par un microbe spécial, un bacille que Robert Koch a découvert en 1882. I^e « bacille de Koch » peut être cultivé en dehors de l’organisme, dans des milieux artihciels, et l’inoculation d'une parcelle de la culture provoque chez l’animal inoculé des lésions en tout semblables à celles de la maladie naturelle.
« La tuberculose est une maladie qui évolue lentement ; telle vache tuberculeuse peut conserver longtemps, pendant des mois et des années, toutes les apparences de la santé, elle peut travailler, donner des veaux, engraisser même, sans que rien puisse faire sou{)çonner la maladie dont elle est atteinte. On a vu maintes fois des vaches ou des bœufs primés dans des concours d'animaux gras et reconnus tuberculeux à l’abattoir
« Cette lente évolution de la maladie explique pourquoi, jusqu’à ces derniers temps, les cultivateurs, ne s'en sont guère préoccupés : il est certain que bien peu d’animaux succombent à la
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tuberculose ; mais les pertes qui lui sont ducs no se bornent pas aux victimes ({u’ellc fait; quand les botes tuberculeuses arrivent à Tabattoir. leur destination ultime, il en est toujours un certain nombre qui sont saisies comme iinpi-oj)res à la consommation ; d’autre part, la tuberculose, meme à scs débuts, provoque souvent l’avortement; beaucoup do vaclies tuberculeuses deviennent tcmreliùres et ne peuvent plus être fécondées ; la plupart sont bien plus dures à renf^raisseinent.
Si l’on auditionne ces pertes et ces manques do gain, on est etfrayé du chilfre auquel s’élève le déficit.
« »Si la tuberculose bovine est si grave pour le cultivateur dont l’étable est infectée, elle n’est pas moins menaçante pour l’agriculture et pour le pays, en raison des progrès effrayants qu’elle a faits depuis quelque vingt ans, non seulement en France, mais encore dans tous les pays du monde.
w 11 est des régions où la proportion des bovidés tuberculeux dépasse 15, 5?0, 30 et jusqu’à 10 0/0 de la })Oi)ulation totale.
<1 A quoi sont dus les progrès incessants de la maladie?
« On peut affirmer qu’ils sont dus uniquement à la contagion. L’hérédité, si souvent incriminée, n’y a qu’une part insigniliante et pratiquement négligeable.
U Mais la contagion de la tuberculose est d’une espèce particulière ; elle n’est pas du tout comparable à la contagion de la lièvre aphteuse (cocotte), de la clavelée ou du rouget du porc; pour toutes ces maladies, le plus simple contact avec un malade suffit pour assurer la transmission du mal.
Pour la tuberculose, au contraire, la contagion ne s’oj^èro qu’à la faveur d’un contact intime longtemps prolongé.
« Il faut que le malade séjourne plusieurs semaines et parfois plusieurs mois à l’étable pour qu'il transmette le mal à ses voisins.
« C’est ce qui rend si peu dangereuse la communauté des pâturages; en j>lein air, la contagion est peu à craindre.
» C’est ce qui reml, en revanche, si redoutable la stabulation permanente à l’étable, où les animaux séjournent ordinairement, au moins en province, pendant plusieurs années consécutives ; si on a le malheur d’y introduire une vache tuberculeuse, elle a tout le temps d’y devenir phtisique et de contaminer ses voisines; dès lors, la maladie est installée à demeure dans l’étable; elle n’en sort plus et tous les animaux qui en proviennent sont suc-
cessivement reconnus tuberculeux à l’abattoir.
« l^a contagion étant la seule cause des i)rogrès de la tuberculose, il suffirait, pour y mettre fin, de séparer les animaux sains dos malades et de leur assigner une étable désinfectée à fond.
« Mais pour séparer les malades il faut pouvoir Icff reconnaître; or, jusqu’à ces derniers temps, rien n’était )lus difficile que de reconnaître la tujcrculose des bovidés, non seulement à son début, mais encore à une périodo avancée de son évolution. Il n en est plus de même aujourd’hui; grâce à la tuberculine^ on i)eut reconnaître sûrement dans une étable infectée, quelles vaches sont tuberculeuses, quelles sont celles restées saines; la tuberculine révèle avec une précision vraiment merveilleuse les lésions tuberculeuses les plus récentes et les plus minimes; on peut, en vingt-quatre heures, savoir exactement à quoi s’en tenir.
« L’emploi de la tuberculine est absolument sans danger /l’injection borne ses eflets au développement d’une fièvre passagère qui s’observe uniquement sur les animaux tuberculeux; elle no modifie en rien la quantité ni la qualité du lait produit; elle ne cause aucun trouble de la gestation, même chez les vaches prêtes à vêler.
« Malheureusement elle ne donne aucune indication sur l’étendue et la gravité des lésions ; elle dit bien que telle vache est tuberculeuse, elle ne dit pas depuis quand, ni à quel degré , tout au plus sait-on que les vaches qui réagissent le plus, c’est-à-dire qui ont le plus de fièvre, sont celles qui, en général, ont les lésions les moins étendues.
Telles quelles, les indications données par la tuberculine sont infiniment précieuses et permettent d^arrêter les progrès de la contagion.
« Il suffit, en ettet, de séparer en deux lots les habitants de l’étable infectée ; on mettra à part, dans une étable neuve ou désinfectée à fond, tous ceux qui n’auront pas réagir c’està-dire ceux qui n’auront pas eu de fièvre à la suite de l’injection.
« Quant aux autres, on pourra continuer à s’en servir comme précédemment; on ne pourra pas les vendre, sauf pour la boucherie ; mais on aura tout le temps de les y préparer, de façon à en tirer le meilleur parti possible.
« Il est -clair que, l’étable une fois assainie, il ne faudra pas l’infecter à nouveau en y introduisant de nouveaux animaux tuberculeux. Il suffira pour cela de soumettre à la tuberculine tous