‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 387 sur 394 · Pouvant (ionner une · texte numérisé non relu

Pouvant (ionner une

moyenne de

10 à 18 hectol. de blé à l’hectare en année normale.

Tracé de la plantation. — Ij'omplacernent dos plants est déterminé par un rayonneur passé dans deux sens perpendiculaires ou par un cordeau coté.

Les carrés do vignes sont limités par des allées destinées au passage des véhicules; lorsque la disposition des vignes ne permet la circulation ([lie dans un sens, avec les fils de fer par exemple, les carrés no doivent pas avoir une longueur supérieure à 100 à 110 m.

Kn plaine, les lignes sont orientées dans le sens des vents dominants ; en coteau, elles sont obliques ou perpendiculaires à la pente pour éviter les ravinements.

Quand le grillage des raisins est à craindre, on oriente les lignes est-ouest, do manière à abriter les grappes par le feuillage pendant les grandes chaleurs.

Groupement des cépages. — Les divers cépages réclamant dos soins ditférents et no mûrissant pas à la même époque, il est bon de les planter isolément au lieu de les cultiver en mélange. Cela n’empêchera pas d’ailleurs de faire les mélanges à la cuve s’ils sont utiles.

Vi^ne (MalatliciS cie !»)• — Aux

mots Anthragnose, Chlorose, Mil-

LERANDAGE, OÏDIUM, PeRONOSPORA, Phylloxéra, Poürridiê, on trouvera des renseignements d’ordre scientifique et pratique sur ces diverses maladies de la vigne.

Nous allons revenir ici, en nous plaçant spécialement au point de vue pratique, sur celles d’entre elles qui sont dues à l’action des cryptogames vasculaires.

La plupart des maladies cryptoga-

miques do la^ vigne et en particulier colles qui s’attaquent spécialement aux raisins comme l’oïdium, le mildew, le black-rot, l’anthracnose, ont besoin pour se développer d'une température assez élevée acccompagnée d’une humidité suftisante. I^es étés très secs, les vents desséchants ou froids sont au nombre dos meilleurs préservatifs; elles sont au contraire favorisées par les situations basses où les brouillards (lu matin sont suivis de températures très élevées, et dans celles où la végétation poussée par la richesse du sol ou la fumure entretient trop avant dans la journée une fraîcheur lentement combattue par les ardeurs du soleil Ce sont lù des remarques générales qui, en dehors des régions très méridionales, militent en faveur du relèvement des pampres sur échalas ou sur til do fer et de la destruction de l’herbe dans tous les vignobles où l’on obtient des récoltes importantes. Nous n’y reviendrons pas.

Oïdium. — Caractérisé sur toutes les parties vertes par des efflorescences blanches ou grisâtres à odeur de moisi, entraînant le mauvais fonctionnement et le dessèchement des feuilles, l’atrophie de la peau des grains qui restent petits ou éclatent laissant les pépins à nu /). Les bois attaqués

s’aoûtent mal.

Remèdes. — liO soufre est le meilleur de tous les remèdes connus jusqu’ici. On peut l’employer indilïéremment trituré ou sublimé.

Epoque des traitements. — 1® Lorsque les pousses ont 15 à 25 cm.

2® A la floraison ;

3® A la véraison.

Et entre ces époques, à chaque invasion d’oïdium sur les cépages les

VIGNE

VIGNE

plus sensibles et dans les années extraordinairement favorables à la maladie.

Pratique des traitemeyits. — T^e soufre s'emploie soit avec la soulVette, sorte de sablier {Pi(h soit avec des soufflets à simple ou double eifet . S). Dans les vignobles de quelque importance, on emploie aujourd’hui de préférence les j)alvérisateurs à dos d'homme, dans le ^enro do La Torpille de Vermorel, Y Ecole de Besnard, la Comète de La Faye (Voy. Puuvérisateuh).

On commence meme à recourir dans les grands vignobles à des appareils à grand travail montés sur roues et à traction animale (Voy . Pulvérisateur).

Tous les auteurs estiment, après M. II. Mares, que les quantités suivantes de soufre sont nécessaires par hectare :

Page 1