BET
Borlandieri Kcssé^^iiior n«>» 1,^2 et 5.
J ustju alors, les Hcrlandieri sentaient montrés très cliliiciles au boutura^îc; c est pour cette raison ciue, nial^^ré leur ])art*aito adaptation dans les sols calcaires, ils s’étaient peu répandus.
M. Viala a indiqué un procédé de multiplication qui paraît devoir donner d’excellents résultats. Il consiste à etfectuer une pfretfe-bouture sur Bcrlandiori, et à la traiter d’abord avec les soins habituels recommandés en pareille circonstance. Mais, par la suite, il faudra laisser des racines .se développer sur le g^retfon, do .sorte qu’au début celui-ci sera chargé do nourrir le porto-greffe. Kn tin juillet, courant d’août, par l’inspection directe, on s’assurera de l’époque où le Herlandieri commencera l’émission do ses racines (pii sortent toujours assez tard. A ce moment précis, les radicelles du greffon seront suj)primées, la greffe->)Outiiro se trouvera en conditions normales et poussera vigoureusement. Par cet artitîcc, la difficulté do bouturage est désormais vaincue.
Herrielioniic (Itaee). — Le mouton berrichon est actuellement surtout entretenu et élevé dans le Herri et la Sologne. Autrefois, son aire géograpliicpie était beaucoup plus étendue; on le rencontrait dans V Orléanais et la Chami»agne, où il est do jilus on plus absorbé par le dishloy et le mérinos. Lo mouton berrichon est facile à caractériser : son crâne est chauve, la tête longue et pointue, entièrement blanche
Mouton berrichon.
sur le type berriclion proprement dit; lo squelette est fin, les membres assez élevés, la taille atteignant au garrot 0’",55 à 0'",60. Les épaules sont bien musclées, mais souvent trop rapprochées, la côte est arquée, le dos largo, la croupe ample, le gigot assez fourni. La toison est blanche, manquant sous le ventre et aux pattes ; les mèches sont peu serrées, pointues; elle pèse en moyenne ^ kg. sur des animaux bien nourris {Fig.).
Les moutons berrichons engraissent facilement, ils peuvent peser à dixhuit mois 40 à 50 kg. : ils rendent alors plus do 50 0/0 de viande nette de bonne qualité. l>ans les conditions ordinaires, et d’après de nombreuses expériences, les brebis berrichonnes pèsent à ans 30 à 35 kg.
La race berrichonne se prête très bien au croisement avec le Southdown pour la production des agneaux gras.
Avec une bonne alimentation et un bon choix do reproducteurs, il n’est pas rare do voir les agneaux dépasser â trois mois le poids de 30 kg.
Kn Sologne, le type est un peu modifié ; les animaux sont g-énéralement plus défectueux ; on les reconnaît facilement par des taches brunâtres se montrant â la tète et sur les pattes (Voy. SonoGNOTE [Race]).
Les moutons du Nivernais (race do Crevant) sont des berrichons grandis et ann'diorés sous rinflucnce de l’alimentation meilleure par suite do la fertilité du sol.
Dans leur pays d’origine, l’Indre et la Creuse, les moutons berriçhons doivent être améliorés par un excellent clioix des reproducteurs et une bonne alimentation l'hiver à la bergerie.
nétoii. — Le béton est formé do cailloux et de mortier intimement mélangés; il constitue une maçonnerie extrêmement résistante que l'on emidoie pour les fondations en terrain liumide , pour les plates-formes à fumier, lo sol des écuries, des porcheries, etc.
Lo béton le plus estimé s'obtient avec des cailloux cassés et criblés ou lavés pouvant passer dans un anneau de 0'",0G do diamètre, brassés avec du mortier de chaux hydraulique. Les proliortions sont variables suivant la destination du béton ;
MORTIFR PIERRES
Béton ordinaire. . . 0™®,780
— maigre. . . . U“®,380 ln»<^,000
On peut ajouter du ciment si l’on veut une prise rajude.
Les cailloux et le mortier sont déposés par couches sur une aire et mélangés au moyen d'un croc (il faut cinq heures pour mélanger un mètre cube de béton), puis on le met en place et on le pilonne fortement, afin de bien incorporer les cailloux dans le mortier et d'obtenir une adhérence parfaite.
nette. — Dans ce genre qui comprend des plantes de la famille des Chénopodées, on distingue surtout la betterave (Voy. Betterave) et la bette poirée {Beta delà). Cette dernière était
BETTERAVE
BETTERAVE
autrefois assez cultivée , mais elle est peu ])rès abaiidounéo actuellement.
■letteriive. — Cette plante paraît issue de la hotterave inantiine que
I on rencontre sur les l>or<is de la Méditerranée. bdlo a été importée d'Allemagne on Fram:o, une première foison 1775 et une seconde en 178i sous le nom de disette. Avant ces deu.x éj)oques, en 1751, un chimiste prussien, Mar^ratr, avait constaté la présence du sucre dans la betterave, mais c'est à son élève Achard, Français d’ori- Çino et naturalisé Prussien, que revint Thonneur do l’extraction ; il fonda à. Kunon, en Silésie, vers 17CHj, la première fabri<[Uo de sucre européenne.
Ce fut surtout en Franco que l’industrie se développa d'abord, encouragée ])ar Napoléon !«*“ lors du blocus continental, et c’est à Passy, on ISFi, que dans notre pays fut établie la })remière sucrerie par Honjamin Delessert, secondé par Chaptal.
Caractères. — La luutorave {Heta vitlf/aris) est do la famille des Chéno- {lodées ; elle est bisannuelle, à ra<ûno renflée, charnue, globuleuse ou cylindrique, fusiforme ou conoïdale. La tige no se iléveloppo que la deuxième année, atteignant 1®,50, portant des fleurs réunies par grou])Os sur les rameaux (/^V//.). Après la fécondation, le calice persiste, enveloppe trois ou quatre graines, do sorte que la dénomination do (jraines s’applique au.x fruits en renfermant plusieurs.
Variétés. — La culture a fait naître plusieurs variétés do betteraves; on peut les réunir en trois groupes :
1® Los betteraves potagères.
2® Les betteraves fourragères.
3® Los betteraves sucrières.
Betteraves potagères. — Kilos se distinguent surtout par la couleur de leur cliair qui est rouge, les variétés jaunes étant beaucoup moins estimées.
II faut citer :
La betterave crapaudine à
chair très rouge, très sucrée, à peau rugueuse, striée, do forme conoïdale.
2*^ La betterave rouge grosse {Fig.), très volumineuse, très adoptée dans la culture potagère on raison do son grand rendement.
3*^ La betterave noire plate d' Egypte (AV//.), à peau rugueuse.
4^ La betterave piriforme de Strasbourg (AVV/.), à racine renflée, à chair d’un rouge très foncé, p^^s très productive.
La culture des betteraves potagères doit se faire sur un sol très profondément labouré et bien ameubli, enrichi d’engrais bien décomposés.
Les semis se font en avril et mai, on rayons distants de 0^",40. Quand les jeuiH's plantes ont pris deu.x ou trois fouilles, il l'aut éclaircir do façon que les betteraves soient écartées, do sur les lignes. Pen-
dant la végétation, le sol est maintenu propre, meuble et frais i)ar des binages et des arrosages.
La récolte s’ojière en septembre ; les racines sont consommées cuites le plus généralement.
Betteraves fourragères. — I^armi les betterav(5S fourragères, il faut établir trois sections : les disettes, les globes, les ovoïdes.
Betteraves disettes. — 1® La disette ou champêtre, à chair blanche veinée de rose, très prodm'tivo.
La mammouth {Fig.), qui paraît issue do la précédante, est à peau roug(‘, à chair blanche zonéo do rouge.
h31e est susceptible de donner do grands rendements; elle est aqueuse et <1(^ bonne garde.
3® La betterave corne de bœuf (Fig.), à racine contournée, n’est pas reconimandabh\ car olh^ se brise facilement et se conserve mal.
1® La disette blanche à collet vert {Fig.), dite aussi do l^uilborcau, à tissu dense et serré, obtenue par M. Bouscasse, à Puilboreau, en 1815, par sélection de la betterave à sucre de Silésie.
Betteraves globes. — Les betteraves globes sont rondes, croissent à moitié liors terre, possèdent un collet vert.
On distingue :
1® globe jaune, do bonne garde, mais il collet trop volumineux suscoptibUî do se feiulre {Fig.);
2® La globe blanche ;
3® La globe rouge, cos deux dernières variétés peu cultivées.
Betteraves ovoïdes. — Enfin les ovoïdes sont représentées par la jaune ovoïde des Barres {Fig.), assez volumineuse et de bonne conservation. La peau devient souvent de couleur orange.
l^ar sélection, on a produit la tankard {Fig.), do forme cylindrique, do couleur très jaune foncé et do facile conservation.
Terrain. — I^es betteraves sont exigeantes sous le rapport do la naturo du sol ; elles domanaent des sols profonds, riclios, possédant surtout de l’azote et do l’acide phosphorique. Si ces éléments font défaut, il faut les apporter jiar dos engrais appropriés.
lies fumiers doivent être enterrés pendant l’hiver, afin qu'ils soient décomposés au moment des semailles pour éviter la bifurcation des racines.
Il faut employer au moins 40 à 50 000 kg. do fumier et compléter cette
BETTERAVES (suitf)
Betterave corne de bœuf.
Betterave Tankard.
Betterave disette blanche à collet vert.
Betterave ovoïde des Barres.
Betterave globe jaune.
Betterave améliorée de Vilmorin.
BETTERAVE
BETTERAVE
fumuro par dos entrais phosphatés et potassicpios suivant la riclicsse du terrain, i^’acido pliosplioriquc doit être, en j)oids, double dod’azoto. Avant le seiiiis, le sol sera Ijien ameubli par dos scarihages et des hersages ; s’il manque de profondeur, on adoptera la culture en ôillons.
Semis. — I.es semailles se pratiquent depuis la lin do mars jusqu’au commeiicoment de mai. Kn grande culture, on sème toujours au semoir eu lignes espacées do ü*”,60 ; la quantité de semence répandue est d’environ 15 à 20 kg. Si on sème à la main, il faut préalablement rayonner le terrain. IjOS semences sont recouvertes de 2 cent, de terre en ayant soin do bien la faire adhérer aux glomérules pour hâter la germination. Aussi on donne un tour do rouleau quand le semoir ne possède pas de rouleaux spéciaux (Voy. Semoih) tassant la terre après le passage du contre rayonneur.
Dans les contrées où le sol est humide au printemj)s, la betterave se cultive par transplantation. Il est nécessaire alors de créer des pépinières en mars en se rappelant que cimj à six ares suflisent à la transplantation d’un hectare. La mise eu place se pratique lin mai ou commencement de juin, sur billons distants do 0'”,80, tandis qu’on espace sur la ligne à 0‘“,30.
Soins d'entretien. — La betterave est essentiellement une plante sarclée ; quinze jours après le semis, lorsque les feuilles cotylédonaires se montrent, il faut commencer â donner un binage à la houe achevai complété sur le rang par un sarclage â la main. Il est quelquefois nécessaire do pratiquer un deuxième binage quinze jours plus tard, ahn de tenir le sol bien ameubli et do le débarrasser de toutes les plantes adventices. Kn mai, quand les betteraves ont (quatre feuilles, c’est le moment d’opérer le déniariaye^ qui a pour but d’isoler les betteraves et de les laisser sur la ligne à une distance de 0*”,30 environ, de façon â en ohitenir cinq à six par mètre carré. Toutes les façons d’entretien doivent être terminées lin juillet, car à ce moment la betterave a pris possession du sol par un lacis de racines horizontales qu’il faut bien se garder de détruire par dos binages tardifs; il ne faut, après cette époque, enlever les mauvaises herbes qu’à la main.
Effeuillaffc. — I^a soustraction des feuilles à la lin do l’été est très nuisible et diminue le rendement de 10 0/0 du j)oids de la récolte.
Insectes nuisibles. — Le hanneton^ à
l’état de larve ou ver blanc, attaque la racine et les radicelles ; le ramassage dos larves jiendant le labour est assurément le meilleur moyen do destruction ; on peut aussi essayer do combattie les vers blancs par le Z/otrytis tenella (Voy. Hanneton).
I.,o ver f/riSy ou" larve de la noctuelle des moissons, est encore un ennemi redoutable ; on no j)eut le détruire qu’en le ramassant au moment du labour.
Le taupin ou agriote cause de grands dégâts â l’état do larve jaunâtre, dure, rigdde, d’où elle a tiré son nom de ver raide.
Atoynaria linenris est un petit coléoptère brun, d’une longueur do 0'",00l5 et d’une largeur de 0”',0005.
Cet insecte s'attaque aux jeunes feuilles et coupe le jiivot des petites j)lantes; quelquefois les ravages sont si considérables qu’il faut réensemencer à nouveau.
Le silphe yxoir est un coléoptère redoutable ; il mesure 0*”,Ol2 de longueur et 0'",000 do largeur; cpiand. on veut le saisir, il ré|>and par la bouche un liquide do mauvaise odeur. C'est encore sa larve qui mange les jeunes feuilles jusqu’à la nervure centrale.
Dans le Nord et dans l’Aisne, les ravages sont tels que l’insecte est parfois une véritable calamité. Pour détruire la larve, on a recommandé les liquidés insecticides et, parmi ceux-ci, l'arsénite de cuivre ou vert de Scheelo paraît devoir donner de bons résultats.
Los yiématodes de la betto'ave sont des anguillules du genre lleterodera, mesurant 0"’,0003 de longueur ; elles percent les chevelus des racines et tinissont par les détruire . Aucun moyen pratique do destruction n’a encore été trouvé.
Maladie. — La maladie du cœur do la lictteravo sévit souvent avec assez d’intensité; elle est occasionnée par un champignon, désigné par M. Prillioux sous le nom éio Phyllosticta tahifica. Dans les pieds atteints, les grandes feuilles s'abaissent vers le sol, puis no se relèvent plus. C’est sur le pétiole des feuilles que se développe la maladie; elle se communique ensuite au cœur et vers la racine : â ce moment, les feuilles naissantes deviennent noir olive, se dessèchent et se contournent.
Pour enrayer le mal, M. Prillioux conseille de couper les feuilles do betteraves au fur et à mesure quelles s’infléchissent vers le sol en j^résentant do grandes taches blanchâtres â la surface du pétiole.
I{écolle,\ — L’arrachage commen^^o
BETTERAVE
BETTERAVE
en octobre ; les racines sont soulevées ;ni moyen d'une bôche, puis arrachées avec la main restée libre. On j)eut aussi so servir iVarracheuses mécaniques (Voy. Aiihachklh, Akuacheuse).
Ensuite on opère le décolletage avec un fort couteau et enfin le nettoyafre pour enlever la terre restée a<îhérente. Si le transport no s'etî’ectue pas au fur et à mesnro de rarracha^^o, les racines sont déposées en petits tas recouverts do feuilles afin île les préserver des pelées. — Les feuilles constituent un mauvais aliment pour les animaux ; elles sont trop laxatives; ce qu’il y a de mieux à faire, c'est de les enterrer au profit do la céréale qui suit.
Conser'vat W7i , — Les ))ettoravos sont conservées en caves, celliers ou silos.
En caves, la température douce et humide fait fermenter les racines; elles poussent et s'appauvrissent ; cet inconvénient n’existo pas en celliers, mais néanmoins, quand on a des quantités considérables, on fait usape des silos annuels (Voy. Smos).
Ilendement, — Le rendement oscille entre 30 et 60 000 kp. par hectare ; le rapport entre les racines et les feuilles est pour ces dernières des deux tiers ou (les trois quarts du poids dos premières.
Le poids du mètre cube varie de 650 à 690 kp.
rtilisation. — Les racines sont divisées en tranches minces à l’aide d’un coupe-racines. Elles forment un aliment aqueux renfermant de '75 à 90 0/0 d’eau ; pour corriper ce défaut on les associe à des siiVjstances sèches : foin ou paille hachée, balles do céréales.
Le mélange so fait douze heures-avant le repas : le sucre subit un commencement do fermentation qui excite l’appétit des animaux.
Les betteraves sont utilisées surtout par les bêtes bovines, ovines et porcines; ces dernières les réclament cuites.
Betteraves à sucre. — 1® Le vieux type est la betterave de Silésie^ conoïde, croissant presque toute on terre. I^e tissu en est serré et on distingue la variété à collet rose, puis celle à collet vert.
2® La betterave de Magdebourg ^ présentant des feuilles nombreuses, étalées. Elle dose 12 à 15 0/0 de sucre ;
3® \u2i betterave améliorée de Vilmorin {P'ig-), à racine petite, à chair dure et à peau rugueuse, dosant jusqu’à 20 0/0 de sucre et produisant 35 000 kg. do racines par* hectare.
Le choix des porte-graines des betteraves sucrières est d*une importance capitale pour empêcher la dégenéres-
conco ; aussi des agriculteurs sérieux se sont-ils faits producteurs de graines et ont-ils obtenu des variétés très méritantes portant leurs noms. C'est ainsi que ron connaît en France, outre la betterave Vilmorin, celles de Desprez, Olivier Lecq, Simon-Legrand, Foiiquier-d’IIérouël, etc.
D’une façon générale, les betteraves à sucre sont à j)eau rugueuse et à chair dure; elles présentent en outre sur deux côtés opposés des sillons bien creux garnis do chevelu, dits sillons saccharifères.
Tem'ain. — Plus encore que pour les betteraves fourragères, il faut un terrain profond et des engrais Vjien décomposés; le fumier sera donc toujours mis avant l’hiver. 11 est recommanda)>lo do n’employer qu’une demifumure au fumier de ferme et de la compléter par les engrais chimiques, en so rappelant que l'acide phosphoriquo augmente la richesse saccharine ; que l’azote à dose modérée est favorable à l’augmentatioii du poids sans nuire à la qualité, et qu'il doit être donné surtout à l'état nitriciue mais sans excès, les nitrates nuisantà lasacc}}arification. La restitution de ces principes se fera en tenant compte des exigences de la betterave à sucre, qui prend au sol, d’après MM. Muntz et Girard, pour un rendement do 30 000 kg. :
RACI.NES
FEU n.LES