‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 55 sur 394 · BON BEAU · texte numérisé non relu

BON BEAU

llolet (Botanique). — Genre do champignons do la famille des Polyporées, caractérisés par la présence do tubes sous le chapeau, tubes qui sont accolés et facilement séparables.

On distingue plusieurs especes :

1° Le bolet comestible {lioletiis edidis), vulgairement cèpe, de coule u r brun foncé, avec tubes d’un blanc jaune ; sa chair est ferme ; il vit surtout dans les lieux couverts {Fif/.).

2^ J^e bolet des bouviers Bolet comestible.

{D, bovinus),

à gros tubes jaunes on dessous; le chapeau est gluant quand il pleut; par^ le beau temps, il devient soc.

Le bolet oranger (Z?, aurantiaciis) se caractérise par des taches noires sur le pied ; quand on le cueille, il devient noir comme do l’encre.

4® Le bolet jaune {B, luteus) a la chair d’un beau jaune citron. 11 possède un voile sous le chapeau; par la pluie il devient gluant.

Toutes ces espèces sont comestibles, mais il y a aussi des bolets vénéneux, tels par exemple le bolet bleu et le bolet de Satan.

filoiifle. — La bonde est un objet de forme tronconique, en bois, en poterie ou en verre, servant à la fermeture provisoire ou définitive des barriques.

Les organes dé fermeture qui obturent les orifices do sortie des eaux dans les réservoirs d’irrigation portent

également le nom do bondes. T^cs bondes sont automatioues ou manœuvrables à la main ; elles doivent être garanties par des crépines ou des grillages. — Chauvet.

■Borflo^ IBorclerîe. — Expressions qui servent à désigner une petite métairie; celui qui l’exploite est dit hordier.

Korcleaiix (Vinifie). — Les vins do Bordeaux sont ceux qui proviennent du département do la Gironde.

11 faut les classer en vins rouges et en vins blancs. (Voj". Carte, page 101).

Vins rouges. — La qualité en est bien variable suivant les crus qui les produisent. Los principaux sont :

1® Les vins do Médoc, subdivisés en haut Médoc (A) et bas Médoc (A'), les premiers étant les plus estimés. C’est le Médoc qui produit les vins classiques si renommés: Château-Laffite, — Château-Margaux, — Chàtoau-Latour, — Château llaut-Brion, — Château-Giscours , — Cliàteau- Cantemerle , —

Pontet-Canet.

2^ Les vins des Graves (B) do Bordeaux, récoltés autour de la ville, produits surtout par les comin unes de Villenave-d’Ornon, Eysines, Ijéognan, Bruges, Talence et Mérignac.

3® Les vins du Libournais (E), parmi lesquels il faut ranger les Saint-Emilion, les vins do Lussac et do Montagne, ceux de Pomerol, puis les vins de Fronsac et enfin ceux do Branne, Pujols, Libourne et Castillon.

4® Les vins do Côtes (I)),ceux surtou do Lormont à Cadillac et de Cadillac à la Réole.

5® I.es vins ordinaires de Saint- Macairo et Langon.

6® Les vins do Palus (E), obtenus sur les terres basses de la vallée do la Dordogne et do la Garonne.

Vins blancs. — D’abord il faut citer les vins blancs de la rive gauche, en tète desquels se place le Sauternes (C), dont un vin, le Château-Yquem, est universellement apprécié.

IjOS vins de Graves, dits aussi petites graves, donnent une production abondante.

Sur la rive droite, on trouve les vins du canton de Cadillac, ceux de Pujols (F) à, Sainte-Foy et enfin les blancs ordinaires do Conac, Artiguos, Francs, Saint-André -de-Cubzac.

— La famille des Borraginées comprend en Europe des végétaux herbacés à feuilles alternes, souvent recouvertes de poils rudes.

Avant l’épanouissement, rinflorescence est enroulée en cyme scorpioïde.

A l'état sauvage, on rencontre pendant la belle saison la vipérine, la bourrache, \apxdnionaire, le cynoglosse.

bot — lO'i — BOT

qui toutes contiennent un suc mucilagineux qui les rond cmollicntcs. Aussi les infusions légères peuvent-elles être employées avec succès dans les affections peu graves des appareils respiratoire et digestif.

Cette famille renferme une plante très pronce on vue do la production fourragère : la coDsomle (V03'. Consoude).

Enfin les plantes ornementales et à parfums s’y trouvent également : le myosotis et V h^Hiotrope^ pour no citer que les principales.

MotrytiN. — Genre do champignons inférieurs ou moisissures dont deux formes sont surtout connues des agriculteurs : le Boti^ytis bassiana^ qui détermine la muscardine du ver à soie, et le B, tenella^ dont la multiplication

par les spores sur les larves de hanneton paraît être un puissant moyen de destruction des vers blancs. "En théorie, la contamination des hannetons et des vers blancs n’est pas douteuse, les effets sont certains ; ce sont en pratique les moyens d'application et do propagation qui paraissent difficiles à réaliser (Voy Hanneton).

— C’est l’opération qui consiste à réunir en bottes la paille ou les différents fourrages destinés spécialement ii la vente. Mais on réunit aussi en bottes les fourrages consommés sur l’exploitation en vue do se rendre compte du poids des récoltes et aussi pour faciliter les manipulations.

Ee bottclage le plus usuel se pra-

BOUCHERIE

BOUCHERIE

ti(iuo à la main; il consiste à réunir une quantité do tiires sut'fisantos pour former un poids de o ou <lo 10 ;

elles sont maiiiîonuos par un ou doux liens de paille ou do loin. Le prix du bottela^e est alors do l à r> francs par 1 OÙO kg*.

Le hotiolage par h's appareils m<‘caniques a ]>ris depuis plusieurs années une grande importance, mais il n\\st utilisé (|UO lorstpi il s’aj^it ilu transport dos fourra^('S, la réduction de volume (pii en résulte présentant un réel avantaj>:c. Souvent aussi, dans ces conditions, on emploie des presses à fotirrdf/es ([ui donnent un tassement exceptionnel, à tel point que le métro cube de foin arrive souvent au poids do 300 à *100 kg*. Le commereo dos foins se trouve do beaucoup facilité ; la réduction des frais do transport permet de réaliser des économies notables.

Itoiic. — Male do la chèvre. 11 {)ossède une particularité intéressante :

sa peau dc'gage une odeur sui (/enrris duo à la sécrétion d’acides gras déetmverts par Cliovreul et désignés sous les noms de caprilique, caprit^uo et caproïcjue. Dans les campagnes, on attribue à cos acides nauséabonds la propriété de préserver les animaux des maladies contagieuses, et c’est pourquoi, dans grand nombre d’étables ou de bergeries on met un bouc parmi les animaux des esncces bovine et ovine. Aucun fait prônant n’est encore venu corroborer cotte prétendue salutaire inlluence.

K<»iiclie« — C’est la partie antérieure de Tappareil digestif, limitf‘0 en avant par les lèvres, en arrière ])ar le voile du palais, en haut par le palais, en bas par l’espace intermaxillaire, latéralement par les joues. A Lintérieur de la bouche se trouvée la langue, organe de préhension des aliments chez les animaux des espèces bovine et ovine. Chez le cheval ce senties lèvres très mobiles qui remplissent ce rôle.

Autour do la langue, sauf à la partie postérieure, se trouve l'arcade dentaire, dans laquelle sont implantées les dents (Voy. Dent). Los dents sont les principaux agents masticateurs ; elles peuvent servir à la connaissance do l'âge (Voy. Age). Knfin, c’est dans la bouche que les aliments, sous l’influence de la mastication et do la salive sécrétée par les glandes salivaires, subissent la première transformation qui les rend plus faciles à digérer (Voy. Digestion).

llouelierie. — Pour le consommateur, la boucherie est le lieu où se vend la viande; celui qui se livre â cette industrie s’appelle bouclier. Il achète aux cultivateurs les aniinau.x

qu’il désire exploiter : bœufs, vaches et veaux, moutons, -(pielquefois mémo des cln^vaux.

Les Bovidés et les Ovidés sont toujours élevés pour finir à la boucherie, (jiudquefois im'me la production do la viande constitue la spéculation oxclusiv(?. (’ est alfairo do dél)ouché, de sol, de climat et d’a[)titude de race. Dans tous les cas, le cultivateur <jui a su être bon éleveur et bon engraisseur doit joindre à ces (pialités celle do bien savoir vendre, l^our réaliser cotte dernière condition, il est nécessaire :

P (|u’il sache parfaitement apprécier le poids de scs animaux: '2® (m il ait une connaissance parfaite (lu prix relatif des diverses [larties de ranimai vendu au détail.

La détermination du poids exact do l’animal n’est pas toujours un problème facile à résoudre ; le degré (l’engraissement, le développement des maniements (Voy. Maniements) donnent d'utiles renseignements, mais pour les corr(jborer, [)our mi tirer une conclusion proche (le la vérité, il est indis[)cnsable do posséder une grande habitude des animaux et de pouvoir rapprocher do temps en temps son jugement des indications fournies par une bascule. J1 faut bien se rappeler qu'avec chaque race, la conformation se modido, et que la graisse, suivant les individus, se dé[)Ose do faisons dilférentes, extérieurement cliez les uns accusant beaucou[) de conrerttirc, intérieurement chez les autres pour donner beaucoup do smf. Knlin elle pénètre les muscles (mi proportion plus ou moins considérable pour on augmenter ou en diminuer la densité.

Le boucher, nécessairement, par la pratirpio acquise â la suite du maniement et do rexamen des animaux, par le pesage à l’état vivant et après l’abattage , acquiert , généralement assez vite, do saines notions sur le poids vif et le rendement en viande nette dos sujets qu’il travaille. Le cultivateur qui ne vend chaque année que quelques animaux no ])eut arriver à posséder cette sûreté do coup d’œil c|ui lui serait cependant indispensable.

Pondant longtemps, pour y suppléer, on a recominanclé do déterminer le poids d’après le volume de l’animal :

le ruban de Dombaslo et les tables do Quételet inventés à ce sujet n’ont cependant jamais pu fournir que des approximations. Do nos jours, un peu partout se sont installées des bascules qui, moyennant une fort légère rétribution, donnent au cultivateur toute satisfaction. La vente au kilogramme sur pied, qui se répand do plus en plus, résout la première partie du problème.

BOUCHERIE

Téîî

^loyav

Culotte

îs;

Xollier/ 5

Paleron

^ - " T Bavette

iBoite à Moelle ^l^tes côtesj d Aloyau

TrancHe

Grasse*

A. \ Poitrine

Gîte ou (5l

rumeat/

Por

,rine

î \Gi

Flanchet eu Pis

Gîte ou jmeau;!

^lt€

Cîtossâj/

rf

r ff J

La viande du bœuf.

Phitesr6tes.

.(.ôles ilëcouvertes.

(iras cIc poitrine.

l*.Ale8 déi-ou vertes.

Milieu de toiidroii.

^Bavotlc d'aloyau.

Aloyau.

-Filet.

Flanclicl.

Tranche "jurasse.

- (iulotlc.

Tendre de * Iraïu’lic.

Gile.

Intérieur du bœuf.

Quant au prix du kiloprrammo, ce sont les cours (jui rétablissent avec

des variations suivant la qualité.

C'clle-ci s’apprécie par la finesse, le deçrré d’en^^raissement et, pour des sujets éfjralement fins et égralement engraissés, par la confomnation. Sous ce rapport, le coninicrce admet trois catégories de viande; leur connaissance est donc importante afin que le cultivateur soit à même do choisir d’abord, pour rengraissement, les animaux susceptibles de donner beaucoup de viande de jpremière catégorie,en restreignant celle de troisième. Il pourra ensuite, en tout état do cause, faire remarquer à son acheteur, que l’animal qu’il met en vente est plus ou moins rapproché du véritable type de boucherie.

Le tableau suivant résume les diverses catégories de la viande de bœuf :

!»■« CATEtiORIE Culotlc

Tranche «rîissc (die à la noix- Alny au et lilet.

Faux filet.

c:ategorie

Côtes couvert.

Paleron.

Talon de coll.

Surlonge.

3e CATr-GORIE

Collier.

Plaies côtes.

Havclte d’aloy.

ï^oilrinc.

IMs.

Cite.

Tête.

Tout ce qui nrécede s’applique rigoureusement au bœuf; en ce qui concerne le veau, la coupe est ditTérente (/wV/.).

Tableau do la répartition des catégories de la viande de veau :

ire C\TÉ(;OÎUE

Kntre-deux.

Cuissot.

Hoiicllc.

Talon.

F’ilcl et rognon Carré.

2e CATÉGORIE

Épaule.

Poitrine.

Bas de carré.

Tôle.

3c CATÉGORIE

Collet.

Crosse.

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BOUCHERIE

/Collev ^ (O /

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La viande du veau.

Collier.

Cùtelottes

(lécouverles.

Cùtcleltcs

couvertes.

Filet et rognon.

Noix .

Cuissot.

Intérieur du veau.

Carre

Epaule /.

Poitrine ts)

G i g ot (1)

<xs.

La viande du mouton.

Knrin, si nous passons au mouton, Texamen devient iacile ; le et le carre constituent la première catégorie ; l'épaule, la deuxième ; la tête et le collet, la troisième

1 /é V a 1 U a t i O n du poids des veaux et des moutons est relativement facile, d’autant plus qu’il est toujours possible d’essaj'cr de les soulever eu saisissant les premiers par la queue, les seconds par un m c m b r e postérieur au-dessus du jarret, tue et prépare les aniet dans

Le boucher

maux par ditférents niovens un local appelé abattoir(Voy. Abatage).

Collier.

ytil

[Kpaulc.

Poitrine

Côtelettes découvertes.

Côtelettes couvertes.

Filet.

• Flanchet

Noix du gigot.

Cigot.

Intérieur du mouton.

Boiielioo. — Obturateur en liège destiné à fermer 1 ouverture des bocaux et des bouteilles.

Kn hygiène vétérinaire, on désip^ne sous le nom do bouchon plusieurs poignées de paille ou de foin réunies et tressées servant à bouchonner les animaux (Voy. Pansage).

Doues. — Les boues de ville sont constituées par les balayures des rues et les résidus des ménages déposés sur la voie publique. On conçoit donc

BOU

BOU

quo los ddhris les i)liis divers s’y trouvent associes : déchets de léonines, de poissons, do volailles, avec des corj)S inerties provcMiant de la vaissidle cassée ou des boîtes de conserves, etc.

.\vani tl utiliser ces matières, il faut en laire au moins deux lots séparés ntin (Tisoh'r les verres, la |»orcelaine, les pierres, la lerrailh*. l^iisuiu* les boues traîclies dites aussi vertes sont peu assimilal)les ; elles doivent fermenter en tas et subir un commencement d<' décomposition (itie Ton p<nii accélérer en y in<*orporant do la cliaux. I^es boucs sont alors traitées à la façon des comnosts (Voy. Compost).

La valeur agricole do ces ongra s se détermine d’après leur cminposition.

Les boues fraîches do Paris renferment, d’après M. Müntz, par 1000 kg. :

A7«>tC

Ariïlo |>liosi»liorii)Uc i >• JOÜ

Potiissc 4 »» ‘àOO

liliaux -2o »* 700

Ces éléments fertilisants doivent être cotés au mémo prix <juc iliins le fumier do ferme ; il convient aussi de tenir compte des frais do transport fini grèvent fortement le prix d’achat des boues de ville. C’est ce qui fait qu’elles ne peuvent être avantageusement employées tjuo })ar les agriculteurs (|ui sont ]»roximité des lieux d’entassement. — J. TninoNOEAU.

■KHiilleiir.H fie erii. — Ce sont les propriétaires qui soumettent à la distillation les marcs, les vins, les cidres, les fruits divers récoltés sur leurs exploitations. La loi du 1 1 décembre 1815 les dispense de rexercicc et de pnfycr les droits sur l’alcool qu’ils fabriquent, sauf les cxcoiUions prévues par l’article 10 do la loi du ^20 déccmi)ro 1900.

Hoiiillie nntieryptog;iiiiii€iiie.

— Voy. Pulvérisateur.

Iloiiilloii-ltlitiic. — Voy. Molène.

Houleaii. — Arbre de la famille des Bétulacées. Comme caractères généraux, on trouve des llcurs en chatons^ les mâles apparaissant en hiver, les femelles au printemps (/wV/.). Les fruits sont constitués par des cônes de saynares*

L'espèce la plus importante {Fig,) est le bouleau verruquoux {Hetula iwrrucosa) ou bouleau blanc (7^. albà). Son port est caractéristique avec son écorce d’abord brune, puis claire et ontin blanche qui finit j^ar s’e.xfolier transversalement. Les branches menues, nombreuses, souvent pendantes, portent des petits bourgeons couverts de résine. Les fouilles sont triangulaires, â contours lînement dentés en scie, très nombreuses; mais comme clics ont le

tranchant en l’air, le soleil passe facilement au travers du feuillage, et le couvert de l’arbre est très léger. Aussi le bouleau s’associe-t-il parfaitement

Chaton mâle. Clialon femelle.

Bouleau.

avec un grand noml>re d’essences :

chêne, pin, sapin, épicéa. Il n’est point «lifticile sur la nature du sol et sert à boiser des surfaces ingrates; malheureuse ment, âgé* do cinquante o u soixante ans, il repousse m a 1 de souche et linit par donner des produits insignifiants , de sorte qu’après un certain nombre do coupes, il doit être fait de nouvelles plantations.

Le bois do ])Ouleau est léger, blanc ou légèrement gris ; scs fibres sont molles, mais homogènes, de sorte qu’il ne se tourmente pas et do jïlus il no prend pas la vermoulure. Il peut être utilisé en menuiserie ot pour la fabrication des sabots; avec les ramilles, on fait des balais. L’écorce contient une résine odorante qui doit ses propriétés à la bétuline; on rutilise pour parfumer le cuir de Russie.

Une autre espèce de bouleau, le pubescent (77. piibesceyis)^ se distingue du précédent en ce quo tous les jeunes organes sont couverts de poils. Lo bois a' la même valeur quo celui do son congénère.

Enfin lo bouleau nain (77, 7uxna), ii

Bouleau.

(Port de l'arbre).

BOü

BOU

feuilles très petites , n'attciiit que 1 mètre do hauteur ; il croît en grande quantité dans les tourbes du Jura. — J. Tiubonukau.

■loulet(ZooLOGiE). — T/articulation du boulet est, chez les Kcpiidés (Cheval, Ane, Mulet), Ibrmëo à Textrémité inférieure de Tes du canon (Voy. Cheval) par sa jonction avec la partie supérieure de la première phalange L’examen do cette région doit porter sur son étendue, elle doit être aussi développée que possible, car alors c'est un indice do solidité. Il faut examiner si le boulet n'a pas de tares appelées molettes (Vo^. Molette) et si l'articulation n est j)as déviée do la ligne d'aploml), occasionnant la bouLeture (Voy. Bouletuhe).

lloiilotiire ^Médecine vÉTéuinaiue). — Ce uétaut de conformation se produit à l’articulation du boulet par le raccourcissement des tendons fléchisseurs et se traduit par le redressement du membre qui se trouvée porté avant {Fuj.). Le cheval boulcté est peu solide, il est sujet à tomber fré- (juemment ; la meilleure utilisation consiste à le soumettre A un travail ne nécessitant que Tallure du pas.

La bouleturo no se guérit pas.

Béthune, ainsi que dans la partie do la Somme qui s'‘api)ello le Vimeu. C’est la région qui ])roduit les meilleurs chevaux. Ils y sont soumis graduellement à i)artir de dix-huit mois à un

Cheval boulonnais.

en

Canon

travail en rapj)ort avec leur âge en même temps qu'ils reçoivent une bonne alimentation. Tout en efl’ectuant les travaux agricoles, ces chevaux se développent considérablement et forment à (juatro ou cim^ ans ces admirables types qui sont presque des colosses.

Voici (piéls sont leurs caractères :

taille élevée, atteignant fréquemment l'",70, tête forte, encolure •épaisse, èt bord supérieur arrondi, s'insérant à de puissantes épaules.

I^e poitrail est très ouvert, les côtes bien arquées, la croupe très musclée ainsi que les cuisses. Les membres sont épais, larges, avec un peu do crins en arrière du boulet; la crinière est souvent double, la queue touflue {Fîf/.). La robe dominante est le gris pommelé, mais les autres nuances se rencontrent également.

11 s'est formé le 31 décembre 1886 un Stud-Book (Voy. Stud-Book) de la race boulonnaise afin de conserver les ({ualités qui justilient sa renommée.

llout|iiet (Œnologie). — Le bouquet des vins s’entend du parfum spécial pro]:)ro à chaque cépage, et Pied du cheval. Bouleture du cheval. communiquant le goût parti-

culier qui sert à le caractériser.

Botiloimitaii9(Clieval). — On donne D’après MM. Aimé Girard et Lindet, le nom de boulonnais aux chevaux c’est dans les peaux des raisins, la de gros trait que Ton fait naître rafle et les pépins que se rencontrent dans les arrondissements de Boulogne, les matières résineuses odorantes ; Montreuil et Saint-Omer. Au sevrage, celles-ci se trouvent sans doute disles poulains mâles sont exportés dans soutes par l’alcool après la fermentales arrondissements de Péronne, Arras, tion et il en résulte des éthers plus

Boulet

Irc phalange- —

2e phalange.

3e phalange

BOU

BOU — 110

OU moins i)arfumés qui constituent lo Louquot.

noiirflitiiit'^ (Sylvuculturk). — Arhrissoau ilo la fainillo ilos Itliarnnoes, surtout coininuii on sols frais et léf^crs ; il osi il(‘si^n6 vulg^airoiaeii t sous le nom <1 aune noir.

l/écorco est griso, violacée, tachetée (le hlanc,ti<^o lisse et ^r(Me.

Les finulles sont ovales, les Heurs peu nonihreuses, tl abord blanchâtres, puis jaune verdâtre, en faisceaux axillaires peu fournis.

(A7(r/.) Les fruits sont g:lobuIoux , d’abord routes,

)iiis noirs. La bourdaine est utilise pour fabriquer la noiidrc d<3 chasse ; on en fait aussi de la vannerie g^rossi(*re.

Kotirtloii ' IOnto.moloüik). — Insecte de l’ordre des II yim^noptèros, se distin^^uant par lo corps assez volumineux, couvert de poils. A roxeinjde des aboilh‘S, h^s bourdons vivront en coinpa^mies et produisent du miel.

Kn butinant, ils visitent les lleiirs do plusieurs plantes agricohîs délaissées par les al»eilles et les fécondent. (Vest ainsi (pie peuvent fructifier nos ditrérentes espèces do trèlh's et surtout lo trèfle coinniun et lo trèfle incarnat.

Parmi les princii>alos espèces do bourdons, il faut citer lo hounlon tei'restre et le bourdon dos jardins,

■loiir^CM^ii (Hotanioue). — Les bourgeons sont situés sur la tige en dos points renflés appelés nœuds \ ils occui)ont alors la base des feuilles et sont désignés sous lo nom do /a^éraux ; mais ils jieuvent être aussi placés à l’extrémité des a.xes et dans ce cas ils sont dits terminaux.

I^os bourgeons renforinont les fouilles et les tiges futures. Ils sont anatomiquement constitués par de très jounos fouilles plissées et })lié(‘s les unes sur les autres (AV//.). Les feuilles extéuMenros protèginit ie bourgeon du froid (jii de riiumidité, aussi sont-elles enduites de matière gommeuse ou couvertes d’un duvet cotonneux.

Ia^s bourgeons se développent au printemps, les fouilles se S((paront et se déj^liont pour revêtir leur forme habituelle {Fig.).

Los bourg(îons portent dilfércnts noms suivant les organes auxquels ils peuvent donner naissance : s’ils no pro- (iuisont que des feuilles, ils sont dits à bois ou foliifères ; renferment-ils des

Rameau de bourdaine.

(leurs, on les dit à fruits ou floraux \ cfioz (juchpies vc'^gétaux et notamment dans la vigne, le bourgeon donne des

il est appelé

nous venons

Hourgeons xj fruits.

iVj

feuilles et des mixte {Fig.).

Los bourgeons d'étudier ont p(.)ur caractère d'étre soit latéraux, soit terminaux, mais il existe une autre catégorie do bourgeons qui naissent en un point quelconque du végétal , ce sont les bour geons adücntifs.

Pour qu’ils se j)roduisent, il suffit (pie la plante soit dé<diirée on (pielquo ]) O i n t ; c’est iiinsi que l'on forme les têtards de saule.

Après l'abatago dos taillis ou des futaies, ce sont les bourgeons adventifs qui donnent la première nouvelle pousse.

Quant à la disi)Osition des feuilles dans le. bourgeon, elle porto le nom de p7*éfoliaison ou lœimation (Voy. Préfoliaison). — J. Tribondeaü.

Bourgeons

poirier.

BOU

BOU

Échelle de 3/700000

Alars^nnc^ k Couc/?ay O Ffxin O J ,

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COT’E.*"D OR Gevrey-Chambertin ^ l/es Barraques

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^ Mearsau/f^ / /

'^No/ay o Gramay ! —

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