‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 56 sur 394 · LOIRE · texte numérisé non relu

LOIRE

Chenot/e

’ D ij O n

fA/ü/és

Comb/a

oSjfrigny

O Beau ne

La Bourgogne et les pays vignobles.

Vinsrte^). — La Bourgo^no ])ro(.luit des vins ronges et des vins blancs très renommés.

Parmi les vins rouges, >^11 convient surtout de citer nar ordre de mérite : le Clos-Vougeot, lo llomanéc-Conli , le Cliambertin, lo Musigny, le llichebourg, lo Vosne, le Cliainbolle, lo Morey et lo Glos-Saint-Georgos, j^rovenant

tous do la côto de Psuits. I^a cv)te de Heaune n’est pas moins célèliro avec lo l^onimard, le Volnay, lo Corton, lo B,eauno, lo Santonay, le v^avign;vs etc.

Les vins blancs sont aussi d oxeob lente cj^ualité r ceux do INIontracliet ot do Meursault ont conquis uno juste réputation; dans la Basse-Bourgogne, le Chablis produit dans Tarrondisse-

BOU

BOÜ

mont (rAuxorro est dos jdus appréciés (/'V7.).

— l'ianteilo la famille tlos liorraj-^inéos {l^orraffo of/ictnoiis), l^dlo so rocou naît faci- r^:^'r lemont ù. scs

Rameau de bourrache.

fouilles ovales hérissées il e poils et par les llours h corolle couleur bleu ciel {Fi if.). La bourrache ]>osséilo des propriôtésdi-

s t ivos et siulorithiues , et à CO titre elle peut être j)riso en infusions sucrées aromatisées avec la llour d'oranger. A rétatnaturcl, cotte plante se trouve surtout dans les terres riches et les décombres.

lioiirNe (Hotaniquk). — La bourse est l’organe qui reste à l'arbre sur le ])oirier et le pommier après la eueilletto dos fruits. l'ilc so traite d'uno façon spéciale à l'épocjuo do la taille (Voy. l^oiRiEii).

Hoiir.<4e pasteur. —

Nom vulgaire d une plante do la famille des Crucifères, ai nsi désignée à cause de la forme do scs fruits constitués par des silicules triangulaires,éc h ancrées et sans rebords. Klle est du genre Cu/>sella et ])orie s c i c II t i li 4 U eiiienl le nom do IJui'sa nas loris {Fu,.).

La bourse à pasteur est une plante an nucllo, très commune , Bourse à pasteur, et qui devient

quelquefois envahissante en cultures mal tenues. Elle no gêne néanmoins que les mauvais cultivateurs, car les opérations culturales superficielles réliminent facilement.

lioiiHO. — PLxj)rossion vulgaire servant h désigner 1(‘S excréments des animaux de respèce bovine.

■tonton (Hotanioue). — C’est un bourgeon destiné à devenir la llcur A l'intérieur, on y rem ontre toutes les partii'S constituantes : câline, corolle, êtatnines et jnstH (Voy. Fleuk). La disposition de ces diverses pièces |>ar rapport les unes avec les autres porte le nom de pré floraison (Voy. Phéfloh.vison).

Le bouton naît le plus souvent à Tais selle de feuilles modifiées appelées bractées (Voy. Hhactkes), mais il peut être aussi porté directement par des axes qu’il lerinine. l’el est le cas poulies plantes do la famille des Crucifères : choux, uavets, etc.

■lotit 11 ru;;:e • Mouture (Botanioue-Hohtic.cltuhe). — I.,a bouture est une partie de végétal, rameaux, racines ou fiuiilles, ejue l'on sépare <lu pieil mère et ijue 1 on place en con ditions convenabh'S pour former une idxintc identique à celle qui l'a produite.

hhi analysant cette définition, on voit que rôn peut form<‘r trois catégories de boutures : 1" la bouture par rameaux; la bouture par racines; 3*^ la bouture par feuilles.

1. Bouture par rameaux. — Jloulurage (le rameaux ligneux fléf/arnis (le feuilles. — Ce i)rocedé est adopté pour beaucoup d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques, il so j>ratiquc depuis octobre jusqu'au printemps. On choisit des rameaux do l'année, bien aoûtés, quo l’on coupe par tronçons de 0”\30 à 10 en aj-ant soin quo l'extrémité inférieure soit sectionnée, avec un instrument bien tranchant juste au-dessous d’un œil.

On a ainsi constitué les boutures dites ordinaires {F tu.).

1-dlcs sont mises en place en ouvrant une tranchée d’une profondeur égale à leur longueur et en les espaçant de 0*”,05 à 0”\08 pour qu elles ne se gênent pas au moment où elles entrent en végétal ion. Au printemps, la terre doit être tenue constamment fraîche; il y a alors tout avantage à étendre un paillis sur le sol.

llouture par filançon. — La bouture par plançon difièro do la bouture ordinaire surtout par la longueur. On coupe des boutures de 1 m."à 2 m. do longueur ; la base est taillée en biseau, puis la liouturo est mise en place do suite à l’endroit qu elle doit occuper,

Bouture

ordinaire.

BOU

BOV

en l’enfonçant à 0®,50 ou 0™,G0. Tel est le système adopté pour multiplier les saules et les peupliers dans les terrains humides et marécageux.

Bouture avec talon. — Ce procédé consiste à couper avec la bouture une partie do la tif^e appelée talon. Ces boutures no doivent être employées que pour les plantes qui émettent dos racines avec difficulté, parce (jiio le prélèvement du talon nuit à la branche qui l’a fourni.

Bouture par crossette. — Elle est surtout employée pour .

la vigne qui jouit de la faculté d’émettre plus facilement dos racines sur f

le bois de deux ans. Cotte bouture est donc constituée par un sarment muni infériourornentd'unc })artio de bois de deux ans, formant la crossette{Fi(j .).

Elle se met en place comme la bouture ordinaire.

Bouture à un anl. —

Caractérisée ]iar un fragment de tige portant un seul œil. Ces boutures seront toujours prises sur du bois bien aoûté; elles doivent être générale- Bouture par ment déposées sous serre crossette.

ou sous châssis pour donner do bons résultats. Go procédé est appliqué pour les espèces rares dont on possède peu do bois, alin d’on hâter la multiplication. I^a viticulture peut donc y avoir recours.

Bouture herbacée — Celle-ci est obtenue en se servant do jeunes rameaux dont les tissus no sont pas lignifiés et sont restés â l’état herbacé ( Fig . ) . Co genre de bouture est d’un usage courant pour multiplier les plantes d’ornement :

héliotrope, pélargonium, géranium, etc.

La bouture herbacée est préparée on coupant le rameau immédiatement au-dossous d’une fouille avec un instrument bien tranchant; les Bouture herbacée, feuilles do la base sont supprimées sur la partie qui doit être enterrée ; la longueur de la bouture varie do 0’",03 â0'",08. La plantation se fait dans des pots garnis de terre meuble obtenue avec du sable et de ^ terre de bruyère; les pots sont mis sous cloches ou sous châssis

DICTIONNAIRE d’aGRIGULTURE.

ou encore dans la serre. On pourrait aussi planter â demeure sous cloche ou sous châssis.

II. Bouture par racines. — Elle est siniploinent employée jioiir propager les plantes dont les racines Iragmentées émottent des bourgeons advontifs. Telles sont : l’ailante glanduleux, le Paulownia imperialis le néllicr du Japon.

III. Bouture par feuilles. — Elle est absolument du domaine do l’horticulturo, qui utilise dans ce cas la prol)riété que possèdent les végétaux â feuillage charnu d’émettre sur les feuilles des bourgeons adventifs. C’est ce qui so produit avec les Bégonias et les Gloxinias.

Soins généraux à donner aux boutures. — Les boutures faites â l’air libre doivent être débarrassées des mauvaises herbes et arrosées de façon â maintenir lo sol constamment frais.

Ces soins sont de rigueur si l’on veut éviter lo dessèchement des jeunes pousses, émises au déV)ut do la végétation, avant rcnraciiiement do la bouture. Lo bouturage a pris en viticulture une iinjiortanco considérable do- I>uis la reconstitution du vignoble par les vignes franco-américaines pour propager les portc-grclfes. 11 comporte <iuolqucfois suivant les especes, do légères inodiiications qui seront indiquées au mot Vigne.

Quant aux boutures do serres ou do châssis avec des plantes licrbacées, elles réclament des soins minutieux.

D’abord la température fournie par lo thermo-siphon doit s’élever jus([u’â 20 ou 25®; au jirintemps , les Vjouturcs seront jiréservées des rayons du soleil en ombrant la serre ou les châssis. Enlin, quand les plantes ont acquis un certain ilcveloppcmont, clics doivent être rempotées (Voy. Rempotage). — J. Thibondeau.

— Nom donné au mâle émasculé do l’cspèco bovine jusqu’à l’époque où il prend ses premières ^dents d’adulte (Voy. Bœuf et Age).

Iloviilés (Zootechnie). — Les Bovidés sont des mammifères du genre Bos. Au premier aspect, on les distingue aisément par les cornes supportées au moyen d’un prolongement des os frontaux. Un des caractères principaux est donné par l’arcade dentaire dépourvue do dents incisives â la mâchoire supérieure; elles y sont remplacées par un bourrelet libro-cartilagineux.

lues femelles portent des mamelles placées dans la région do l’aine, dites alors inguinales, composéesdo4à6 mamelons, plus ou moins développés.

Nous avons indiqué au mot Bœuf les fonctions principales des bovidés; inu-

BRE

BRE

tilo donc d’insister à nouveau sur ce point (^'oy. H(kï;k).

■tovinoM — Les animaux

do l*esp('*('e hoviiie ont dtê {i^rou[)és suivant leurs <‘araetêres extérieurs, permettant do les ditréreneier j)arfaitciiKMit (Mitre eux. On a ronstilué do la sorte les races ih^si^néi's par le nom dos |)rovinc(‘s où elles s\‘l(Mul(Mit. quel- (jiicfuis par celui des \Mlles autour dcs- ({ucllos on les a principaleiniMit trouvées et sél(MM ionnées. ('hacuno des races Irançaises (H les principales races étran'^cM’es sont étudu*es à leur place alj>habétiquo dans ce dictionnaire.

llralBiiiit. — Voy. CnAunuE.

Ilraeléo (Hotanioue). — Les bractées sont des tcuillcs moditiées avoisinant les fleurs. Klles sont de formes, de couleurs ot do dimensions variables.

Quelquefois elles se réunissent pour former un iiivolucre ou une collerette^ comme dans ranémone ; si cet inyolucre est placé sous chacpie fleur isolément, il constitue un calicule : exemple, le fraisier. I.*’involucrc peut (*Mre lormé par des feuilles soinlces et rester sur lo fruit après la fécondation : il prend alors le nom de cupule^ comnie dans le p^land, la châtaigne, le noisetier.Certaines plantes monocotjdédoncs possèdent des bra(*tées spéciales qui entourent les fleurs; ce sont dos spaihes^ dont raruni oflro un exemple.

Chez les Graminées (Vilé, orge, avoine, etc.), les fleurs sont entourées de bractées appelées (/lûmes ou balles.

Urt^MHanne (Itace). — La race bovine do la Grosse se rencontre sur-

Coq de la Bresse.

tout dans les départements do 1 Ain, de Saôno-ot-I..oirc, et de l’Jsère. Klle est proche Y)arcnte do la race comtoise dont elle diffère par une taille plus petite. La couleur de ces animaux est d un blond clair uniforme, la conformation générale est irrégulière, do sorte que l’amélioration doit se poursuivre par la sélection des reproduc-

teurs. I^ios vaclics sont exploitées pour la j)roduction du lait converti en fromages ; les bœufs travaillent avant <l’arrivcr à la boucherie. La qualité do leur viamlc laisse généralement à désirer ; cette race a besoin d’acquérir plus de tiiKîSso pour cire mieux appréciée.

ïn » — Les

p(jules de la Grosse sont jusic-

Poule de la Bresse.

ment renomni(*es à cause de la qualité de leur chair. Ou trouve deux variétés, une grise et une uoii'e^ la première élevée dans rarrondissement de Bourg, la deuxième dans celui de Louhans.

Ces poules sont bonnes pondeuses, donnant environ 150 à 100 œufs par an, très rustiques et par conséquent très recommandal)les.

■iretoii (Clieval). — I-.es types do chevaux que Ton rencontre clans la Bretagne sont variables avec les lieux do production. Dans le centre de la péninsule, c’est le cheval breton proprement ciit qui domine. Autrefois, il correspondait à un type assez bien déterminé, do ]>etito " taille, atteignant l'”,45 environ, avec une robe susceptil)lc d’avoir toutes les nuances. C’était un cheval très résistant, de formes ]>eu gracieuses, à tète forte, dos et reins courts, à croupe courte et arrondie avec des membres forts {Fig.).

Dos croisements assez noml)reux sont venus modifler cette ancienne population ; des chevaux de pur sang, des anglo-aral)es, des anglo-normands ont imprimé un tout autre cachet ot donnent assez souvent des animaux ])ro- ])res au service de la remonte. Lorsque les sujets no peuvent atteindre la taille réglementaire qui les fait rejeter, le commerce les utilise pour la traction des voitures; dans les grandes villes, ils viennent grossir le bataillon des chevaux do flacre.

Sur le littoral, on distingue plusieurs variétés locales, mais surtout ; le cheval du I^éon, celui du Conquet, et enfin le cheval do Carhaix.

BRE

BRE

Ijes chevaux du pays do Ldon f Côtes-

! - dii-Nord) attcig^nent assez pénéralcmont la taille de 1"’,55 ii T”, GO; les robes prédominantes sont le gris et le bai; leur

Cheval breton.

conformation générale est en rapport avec leur aptitude qui est celle du trait léger. Ces animaux: sont (rabord produits dans rarrondissoment de lirest; ce n’est que plus tard qu'ils sont conduits d’abord vers IMorlaix et ensuite dans les Cùtes-du-Nord.

J^e cheval du Conquet, de taille plus petite, jadis très utilisé pour le transport sur route, tend aujourd’hui à disparaître.

Le cheval do Carhaix est propre au service de la selle; l’élégance qu’il possède est le résultat de croisements avec l’anglais, l’arabe ou l’anglo-arabe.

Hretf^nne (Itnce). — I^a race bovine bretonne est surtout bien représentée dans le département du Mor-

Taureau breton.

bihan, d’où elle rayonne dans ceux du Finistère, des Côtes-du-Nord, d’Ille-et- Vilainc, puis de la Ivoire-Inférieure.

Elle est caractérisée par sa petite taille oscillant entre 1 m. et 1*",20; la tete est fine avec cornes relevées simulant la lyre (Pig.). Chez la vache, le bord supérieur de l’encolure est

concave, le garrot relevé, le dos droit, rattache do la queue haute. Les cuisses sont peu développées, la pointe dos jarrets souvent très ra[)prochée ; les éi)aules sont osseuses, le [)oitraii assez large, les membres fins et courts. La robe j)ré<loiiiinante est le pie noir, mais on trouve aussi le pic ro\ige, beaucou]» moins apj)récié.

Jvcs animaux de race bretonne se font remarquer i)ar une grand(3 sobriété jointe à uihî non moins grande rusticité. Ils so sont admirablement ai)prol)riés au ])eu de ressourcc'S fourragères de l’aire géogra]>hiquc sur laquelle ils vivent. Les landes granitiques du Morbihan et du Finistère no leur fournissent fort souvent que de maigres pâturages et dans ces conditions misérables les vaches arrivent à fournir i)lus de 1500 lit. do lait par an, lait très riche en bourre et en matière sèche {Fig,).

Naturellement, cette exploitation primitive de la race bretonne n’est nullement à encourager. Les progrès do l’agriculture doivent tendre là comme

Vache bretonne.

ailleurs à l’amélioration des sujets, par une meilleure alimentation, possible en augmentant la x)roduction des fourrages sur les zones cultivées; par la sélection des reproducteurs jusqu'alors oresque inconnue. Les règles de Thygiène chez la femelle en état de gestation doivent être aussi plus observées, en meme temps que l’attention so portera sur l’élevage des jeunes en leur donnant plus longtemps le lait do la mère et en faisant entrer dans l’alimentation, après le sevrage, des substances alibiles facilement digestibles (Voy. Sevrage).

Sur le littoral du Morbihan, du Phnistère et des Côtes-du-Nord, le sol fertilisé par les engrais marins produit des fourrages plus riches en chaux et en acide phosphoriquo ; aussi la taille des animaux est-elle ])lus élevée en môme temps que s’est développée l’aptitude laitière. Mais à cela près les caractères n’ont pas varié.

Page 1