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C. Pièces d’assemblage

8® Age. — L’age est la pièce sur laquelle viennent se fixer toutes les

DICTIONNAIRE d’aGRIGULTURE.

entrotoises servent à maintenir l’écartement des mancherons et à soutenir la partie postérieure de l’aile du versoir.

11® Coutrière. — La coutrière est la j)ièce <jui sort à üxer le contre sur 1 âge ; elle <loit être solide et simj)lc et cependant permettre certains réglages indispensables.

L’une des plus répandues est la coutrière américaine {Fig.). A est fage do la charrue, (3 le contre, e l’étrier pourvu d’une plaque do garde d et do

Coutrière américaine.

(Plan, coui)e et élévation).

deux écrous; a,(x'sont deux arcades à encoches à l’aide desquelles on peut incliner le contre suivant les besoins du labour.

CHARRUE

CHARRUE

Dans la coutriôro porfectîonnéo do Howard, le coutro ayant son manche cylindrique peut tourner autour do son axe et être élevé ou abaissé; il est serré contre un ronflement latéral do Tago A par deux pitons a, a' rnu-

Coutriére Howard.

(Plan, coupe cl élcvatioii'.

nis d’écrdus et <ruiie bride H, de sorte cju'cn serrant Tiin des écrous plus que 1 autre la pointe du contre est à volonté déviée vers le ^^^uérot ou vers le labour: une vis C sert à limiter rinclinaison de la bride et par conséquent celle du contre ; enlin tout l’ensemble peut être déplacé longitudinalement sur l ago pour avancer ou reculer le contre.

Classification des charrues. — Les charrues se divisent en deux grandes classes :

1® Les charrues insymétriquos qui versent la terre d’un seul côté.

Les charrues symétriques qui versent la terre alternativement à droite ou à gauche.

Chacune do ces deux classes comprend les types suivants : araire, charrue à support, charrue à avanttrain et charrue multi|>lc.

1® Charrues insymétriques. — A raij'e.

— L'araire Dombasle (/^Vr/.) est le type de ces instruments (Voy. Ahaiiu:}. 11 est bon de remarquer ici que, pour taire piquer Tarairo lorsqu’elle est sortie de terre accidentellement, le laboureur doit soulever les mancherons; pour une charrue à support ou à avant-train, il devrait exécuter une manœuvre inverse.

Charrue à support, — La partie antérieure de l’âge est soutenue soit par un sabot, soit par une ou deux von^s g ,),

Dans les charrues à support et dans les charrues à avant-tram il est très important do distinguer :

1® Un régulateur principal pour la profondeur et pour la largeur : co sont les roues ou l’avant-train ;

^® Un régulateur secondaire pour la profondeur et pour la largeur : ce sont ceux qui se trouvent en tète do l’ago ou de l’avant-train ; on d’autres termes, co sont les seuls qui existent flans l’araire et qui, sur cet instrument, jouent le rôle do régulateurs |)rincipaux.

Uour régler toutes les charrues autres cjuo l araire, il faut d’abord agir sur le régulateur principal; ainsi, j)ar cxem|do, imur prendre plus de largeur on cioit d'abord écarter do la pointe du soc la roue qui circule dans la jauge ; ensuite,, comme cette roue resterait éloignée du guéret, il faut déplacer le régulateur secondaire pour ta ramener contre la inuraiilo.

Charrue à avant-train. — Lorsque l'age est libre sur un support formé do deux roues, ce support prend le nom d’avant-train

Dans cette charrue, les crans de la sellette de l’avant-train dans lesquels repose Tage constituent le régulateur principal do largeur; le régulateur j^rincipal de profondeur est formé par l’age incliné que l’on peut avancer ou reculer sur la sellette. Les rf'gulateurs secondaires sont sur ravant-train au point d’attache de la traction.

Charrue multiple. — Vov. Polysoc.

2® Charrues symétriquês. — Les charrues symétriques, araires, à support, à avant-train ou multiples sont très nombreuses, mais le type le plus répandu, malgré son prix et son poids, est le brabant doul)lo que nous décrirons seul dans cette classe.

Le brabant double {Fig.) comprend deux corps do charrue complets, deux contres et deux rasettes qui travaillent alternativement à l’aller et au retour on rejetant la terre toujours du môme côté, île manière à exécuter un labour à plat. L’age, f|ui j)eut tourner dans line douille de l'avant-train lorsqu'il s’agit de substituer un corps do charrue à l’autre, est maintenu flxe, pendant le travail, par un cliquet qui s’engage dans une encoche appartenant a une oreille fixée sur les, montants verticaux de l'avant-train.

I..a largeur du labour se règle en écartant ou en rapprochant les roues 1 une de l’autre à i aide de bagues on flottes, puis en déplaçant la cliaîne de traction ; quant à la profondeur, on la règle par la vis verticale de l’avanttrain.

Le brabant se maintient seul dans

CHARRUES

la raie, aussi est-il dépourvu de mancherons; la manette que Ton voit derrière le versoir supérieur sert à déclancher le verrou d'arrêt.

Le poids des brahants varie suivant le labour auquel ils sont destinés, de

100 à 350 kg*, et le prix de l fr. 30 à 1 fr. 40 le kg.

Charrues défonceuses. — Voy. Dé-

FONCEMENT.

Charrues vigneronnes. — Les charrues vigneronnes sont de deux types :

CHARRUE

CHARRUE

Soit J;i rliarriio à liraiïcanls qui coiuporto un ap^o courhe, uii coulro, un soc, un vorsoir et un inancheron uinquo avec poij^iiéc de déterrage pour

<lentelleiiief)f , il jieiudie sa charruo vers la f^^auc lio pour di^praft^er le soc; enfin la pr^>ron<leur vdent-ello ci aucr-

Charrue vigneronne à brancards.

soulever la charrue au bout de la raie et tourner au-<lessous des ceps i Soit la eharriio à palounier dans laquelle, afin de pouvoir chausser et déchausser la vigne, l*age est, en

Charrue vigneronne a palonnier.

\ i)lan, il égale distance entre le sep et lailc du versoir. Dans la figure les mancherons sont disposés pour le déchaussage.

Conduite des charrues. — Lorsque h* laboureur, après avoir réglé sa charruo en vue du travail qui lui est demandé, commence le labour d’un champ, il doit, au cours des premières raies, vérifier ses réglages et s’assurer que la bande do terre a bien les dimensions voulues et que sa charrue est d'aplomb dans la jauge. 11 marche dans la raie en se tenant presque droit, les bras demi-tendus maintenant les mancherons, afin d'être prêt à agir dès que le .soc vient à dévier.

11 regarde de temps en temps son attelage et la raie ouverte pour s’assurer do la rectitude du labour et modifier au besoin la largeur, afin de regagner un crochet ü la raie précédente.

- Si, pendant le rayage, la charruo rencontre des pierres ou dos racines, il peut souvent la dégager en l’inclinant alternativement à droite et ii gauche. Si elle tend à quitter la raie, il incline les mancherons vers le versoir afin do faire pénétrer le soc dans le guéret; si la largeur augmente acci-

monter à son tour, il appuie sur les mancherons s’il dirige une arairt* et les soulève au contraire s’il conduit une charrue à avant-train ; il exécuterait une inameuvre inverse si la charrue sortait de terre.

Lorsque l'attelage est arrivé au bout du champ, le laboureur fait sortir sa charrue de terre, arrête ses chevaux et nettoie le contre, le soc et le versoir avec une <-urette. Il enlève ainsi la terre adhérente <jui aurait pu tomber sur la chairitre ou fornère et accroître sa hauteur ou augmenter la ira<'iion de la charrue au j»ro<*hain voyage,

hinfin, pour conserver à la chaintro une larg-eur régulière et ne pas déformer le champ, il faut éviter de labourer en tournant et commencer la nouvelle raie à la hauteur où l’on a terminé la précédente.

Les charrues brabants doubles se conduisent seules, le laboureur marche alors sur le guéret et rectifie le labour en agissant sur les poignées de l’avanttrain.

Qualités d’une bonne charrue. — l^ne bonne charrue doit être simple, fac'ile il régler, légère et très solide ; elle doit ileniander peu de traction et exécuter convenablement le labour en dégageant la raie et retournant bien la terre.

Travail journalier des charrues. — Le travail journalii'r des charrues varie avee le moteur employé, la jirofondeiir du laViour, la nature et l'état de la terre, la contiguration des parcelles, etc. •

Pour des terres moj^ennes, on admet :

Avec une profond, de 0««30;i irià.'Viaros

— — à Oni.30. :^à iO —

— — 0*niiàümio. aoàlH) — -

CHA

Traction des charrues. — Los oxporioncos dynamomô triques mon trou t que, pour un décimètre carré do section do la bande de terre découpée, la traction est, on moyenne, do :

30 Uiloj::. pour les terres lé$»èrcs ;

50 — — inoyeniios ;

SOàllO — — compactes.

Cette traction varie avec la forme, la disposition et le groupement des organes et il faut avoir recours à un essai pour la déterminer.

Charrues sulfureuses. — I^es charrues sulfureuses ont eu un moment do vogue alors qu'on essayait do défendre les vignes françaises contre les attaques du phylloxéra et quelques-uns des types pronosés étaient dignes d’intérêt. Les enarrues se composent d’un contre puissant derrière lequel un tube de petit diamètre injecte dans le sol le sulfure débité par un appare.l distributeur.

CbAHise. — C’est l’action do poursuivre les animaux ou les oiseaux sauvages constituant pour la circonstance le fjibier.

On distinguo la chasse à tir qui se pratique à l’atlut ou au cliien d’arrêt, et la chasse à courre qui se fait au moyen des chiens do meute dressés à forcer le gibier.

I^a chasse est réglementée par la loi du 3 mai 1841, modidée par celle du 22 janvier 1874.

CliaN^olits. — Cépage bien connu pour fournir un excellent raisin de table. On en cultive surtout trois variétés : le chasselas doré^ le chasselas violet et le chasselas 7*ose.

On peut, dans la région extrême do la vigne, essayer dans le vignoble la culture du chasselas. En raison do sa précocité et de sa fertilité, il donne do oons résultats.

CliàssîH. — Voy. Bâche.

Cliat. — Mammifère carnassier digitigrade, du genre Felis^ pourvu d'ongles rentrant dans leur gaine {P^ig ,). Le chat possède une tête arrondie et la face courte ; il est pourvu de trois espèces de dents dont la formule dentaire peut s’écrire : incisives ; canines !■; molaires^.

A l’état sauvage, le chat vit en Europe et en Afrique; il se nourrit de petits quadrupèdes et d’oiseaux.

Le chat domestique {F. catus) dérive du chat sauvage dont il a encore souvent les mœurs (/^//7.). Sa robe est de couleur très variable : blanche, noire, fauve, grise avec ou sans rayures , zébrée, tricolore avec taches variées.

C’est un animal très propre qui fait sa toilette en lécljant sa fourrure ; il

CHÂ

aime beaucoup à se coucher sur les lits.

I^e chat est carnassier d’origine, mais la domestu'^ation l’a rendu omnivore. La châtie fait doux ])ort€M^s par an et donne chaque fois après 55 jours de gestation, 4,

5 ou G petits qui naissent les yeux fermés et incajiables de suivre leur mère.

Le chat est surtout entretenu pour faire la guerre aux rats et aux souris ; la peau est employée comme fourrure et pour iroduire de l’éectricité; avec les boyaux on fait des cordes à violon.

Les principales variétés de chat sont:

1° le chat des chartreux, à pelage ar-

Chat.

Patte de chat au repos.

Les ongles sont rentrées et ne touchent pus terre; ils ne s'usent pas.

Patte de chat à l’attaque.

Les ongles sont allongeas.

doisé, bleuâtre ; 2® le chat d’P^spagne, à pelage blanc présentant des lignes rougeâtres et noirâtres; 3® le chat angora, à pelage blanc pourvu do poils longs et soyeux.

(Zoologie). — On désigne ainsi une production cornée située à la face interne des membres des chevaux et des ânes. Chez ces derniers, les châtaignes no se trouvent qu’aux membres antérieurs.

— Arbre do la famille des Cupulifères, genre Castanea; il est spontané en France, mais originaire de Castane, d’où lui vient son nom.

Le châtaignier commun {Castanea vulgaris) est une plante monoïque, à chatons mâles cylindriques formant un panache ; les femelles apparaissent plus tard et forment la bogue ou le hérisson. Les feuilles, longues do 16 â 20 centimètres, sont dentées et donnent un couvert épais {Fig,).

CHA

CHA

Lo chfitaifrnicr possède Tin enracinemont traçant; il aime les terres lépèros, gi’anitiqiics , feldspathiqiics, schisteuses. Los sols calcaires ne lui conviennent pas; au delà do 33 0/0, il

Pêr'

Les appareils à cuire les aliments sont de deux types : 1® les chaudières à feu nu pour les petites exploitations; 2® les appareils à vapeur f)our les f^randes ternies. Les premières ont l’inconvénient de bri'iler quelquefois et

enataignier (Port de l’arbre).

no ])Ousso plus; en tei-rains liuinides,

11 prend vite la grélivuro, la roulure et meurt rapidement. Aussi, en P’rance, rencontre-t-on le chàtaigrider dans les terres saines du Limousin, de la l^rovence, do la Corse, des Cévennes, du Dauphine, du l^érigord, do la Bretag:ne.

Lo produit principal du châtaignier est lo fruit que Ton désigne sous lo nom de châtaigne

Le bois convient à la charpente quand il n’est sujet ni à la gélivuro ni à la roulure ; on en retire industriellement une matière colorante usitée en teinture et dans la tannerie.

Lo châtaignier est cultivé en taillis; on l’exploito alors entre 10 et

12 ans pour la fabrication des cercles de futailles et des échalas.

di»(on. — Voy. Inflokescence.

Cliaiiflièro i\ tiil^ereiileM. — La cuisson des tubercules, pommes de terre, betteraves, etc., tend à se répandre de ])lus en plus, non seulement pour la nourriture des porcs, mais encore pour ralimentation du gros bétail. Aimé Girard a montré, en effet, les avantages que l’on pouvait tirer, au point de vue de rutilisation des tubercules, de leur cuisson et de leur mélange aux autres denrées qui constituent la ration journalière.

Châtaigne dans son enveloppe ou bogue.

Chaudière à ieu nu.

de laisser dissoudre dans l’eau une partie des matières nutritives des racines ; aussi préfère-t-on les cuiseurs à vapeur, malgré leur |jrix plus élevé.

Un type de chaudière à feu nu comprend(A î^.)un grand chaudron eu fonte pourvu de doux poignées et d’un couvercle, et une enveloppe fronconique, également en fonte, à la base de laquelle se trouve le foyer. Ce cuiseur est disposé pour le chauffage au charbon ou au bois et ]>eut recevoir do 25 à 250 kg. de tubercules, suivant lo numéro; il recevrait avantageusement un double fond en tôle perforée pour empêcher les tubercules de s’attacher au fond du chaudron pendant la cuisson. Cet appareil coûte do 50 à 200 fr. et peut cuire

Mi!

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