COLZA
l’affection lo cultivateur doit-il le faire Q^ppoler. Kn attendant, il faut proniener Tanimal, lui donner des frictions sur lo ventre et les reins, des boissons excitantes ou calmantes, vin chaud, café, infusion do tilleul, do camomille.
Collet. — En botanique, on appelle collet la partie du végétal qui sert de ligne do démarcation entre la tige et la racine.
Collier. — Eo collier doit se modeler sur Tencoluro du cheval et s'appliquer exactement sur les épaules et le poitrail (Voy. Harnachement). Il est formé de deux coussins de paille qui forment la tête du collier et de deux coussins de bourre ou do crin qui constituent les maynelles et appuient sur les épaules. Les coussins sont fixés aux atlèles qui portent les bracelets où s’attachent les traits. Enfin une housse on cuir empoche l’eau do énétrer dans les coussins et do tomer sur l’encolure du cheval.
On doit, do temps en temps, vider les mamelles et battre la bourre ou lo crin pour leur rendre l’élasticité voulue; quand les toiles sont mouillées il faut les exposer au soleil et enlever soigneusement la terre et la poussière qui pourraient y adhérer.
Enfin on doit veiller à ce que lo bord supérieur de l’encolure du cheval ne soit jamais lésé par le collier, car les plaies, en cette région, sont toujours graves : exfoliation du ligament cervical et carie des vertèbres.
Coliiiiuln^çe. — IjG colmatage est une opération qui a pour but d'exhausser un terrain bas, trop humide à cause de sa situation, ou do constituer une terre arable d’une certaine épaisseur sur un sol rocheux ou grèvoux, en utilisant les limons charriés par les cours d’eau voisins. La durée d’un colmatage sp compte i3ar années et varie avec la teneur dos eaux en sable ou en limon ; les qualités du sol ainsi créé dépendent évidemment do la richesse des limons déposés, mais l’opération est toujours fructueuse, meme dans lo cas où lo sol colmaté no pourrait se passer des fumures ordinaires au moins i>ondant quelques années.
Le terrain à colmater doit être entouré de digues ou chaussées; l’eau est introduite pendant les crues; puis, quand elle s’est éclaircie, on l’évacue très lentement, de manière à produire une sorte do décantation et à ne pas remettre en suspension les matières déjà déposées.
On peut aussi pratiquer lo colmatage continu en faisant passer l'eau d’iïn compartiment dans l’autre et en
isolant au fur et à mesure les compartiments qui sont suffisamment colmatés.
L’épaisseur de la couche d’eau qui couvre le sol doit être assez grande pour éviter la décomposition des végétaux et les fermentations des détritus.
ColoiiiUier. — Voy. Pigeonnier.
Col€>iiiUiiie. — Voy. Azotés (Engrais).
Colon. — Voy. Métayage.
Colofiiiinte. — On désigne ainsi des plantes de la famille des Cucurbitacées, voisines des courges, à tige rampante, fournissant un fruit généralement vert plus ou moins maculé do jaune et do formes variables.
C'est ainsi que l’on distinguo la coloquinte à verrues^ la coloquinte piriforme^ la coloquinte pomme^ la coloquinte en œuf. I^oiir culture ressemble à celle des courges (Voy. Courge).
ColOMÉniiii. — C'est le lait que donnent les femelles immédiatenient et quelques jours après la parturition.
Ce lait est de couleur jaunâtre, il possède des propriétés purgatives qui débarrassent l’intestin du nouveau-né d’une matière appelée méconium.
CoIko. — Plante oléifère de la famille des Crucifères, dont la culture a beaucoup diminué depuis que les graines étrangères do sésame et d’arachide sont importées on Franco et aussi dei)uis que lo règne minéral fournit des huiles combustibles.
Le colza {nrassica campestrisoleiferà) est annuel ou bisannuel suivant que l’on s’adresse aux V a r i é t é s d e printemps ou d’hiver. Sa racine est pivotante , sa tige ramifiée atteint de 1"^,50 à 2 m. de hau- Colza,
teur ; les feuilles sont sessilos ou pétiolées, dans tous les cas lyrées; les fleurs sont jaunes ou blanches, en grappes lâches produisant des siliques qui renferment des graines globuleuses dont on peut extraire de l’huile {Fiq.).
Variétés. — On distingue surtout :
lo colza d'hiver à fleurs jaunes., lo
colza à fleurs blanches ot lo colza parapluie à siliques inHéchios; lo colza de prinfempSy non cultivé à cause do son faible rorKloniont.
Climat. — Lo climat lo plus favorablo ù. la culture do cotto jjlanto se trouve situé dans la ^ono du littoral ouest et nord-ouest: là les produits sont toujours plus api>réciés que dans lo Centre ot li^'st.
Terrains. — Comme les choux, lo colza préfère une terre un pou ar^^ileuso et il se plaît beaucoup dans les terres à froment. Il donne aussi do bons résultats sur les récents défrichements do bois ou do landes avec lo concours dos entrais phosphatés.
C’est une niante exigeante ({\ii demande impérieusement des sols sains, bien fumés et profondément labourés.
Préparation du sol. — Lo colza succède souvent à une céréale; après cette dernière, il faut donc donner des labours do déchaumage, puis, distribuer une fumure do Æ à 30 (MX) kg.
do fumier do ferme complétée par 4 ou 500 kg. do tourteaux ne colza.
La propagation se fait do jilusieurs fa^;ons ditférentos, suivant que Ton sème sur place ou que Ton établit ju’éalablcment des pépinières.
Dans la région ou Nord, on donne actuellement la préférence aux semis sur place.
Les semis en pépinière sont de beaucoup les plus employés «lans lo nord-ouest do la France. Ils sont offectués sur des terrains bien préparés, par des labours, des hersages et dos roulages, puis fertilisés avec do la ])oudrette ou tout autre engrais à action rapide. On sème on lignes espacées de 0'",‘20 à puis la semonce
est recouverte par un hersage léger.
La quantité de semence nécessaire ])onr un hectare est do 8 à 10 lit. et 1 hectare de pépinière suffit à la transplantation do G à 7 hectares.
Quand les colzas sont levés, ils nécessitent dos soins d’entretien consistant d’abord ou des binages, puis ensuite en des éclaircissages, afin d’o))tenir des plants courts, trapus, non étiolés.
Transplantation. — I^es plants sont généralement mis en place depuis septembre jusqu’à la mi-octobre. La transplantation pratiquée do bonne heure assure toujours plus de succès à la récolte, car les plants reprennent de suite et sont assez forts t)our résister complètement i>endant Thiver à la succession des gels et dégels. Cette mise on place est opérée par plusieurs j^rocédés, soit à la charrue^ soit au plantoir ordinaire, ou au jdantoir double dit encore béquille. Que l’on
adopte l’un ou l’autre de ces moyens, il faut, au préable, arracher les j>lantes. On agit autant que possible ajirès une pluie, car alors les ]>lantes so dérar inent mieu.x, on en forme dos bottes réunies par un lien de paille et que l’on transporte sur le lieu do la transplantation.
Dans la plantation à la charrue, les ouvriers planteurs, femmes ou hommes, disposent lo plant contre la bande do terre retournée par la charrue en le plaquant légèrement, do façon qu’il no retombe pas dans le fond do la raie.
On plante généralement toutes les trois raies, les colzas sont dispo.sés sur la ligne à 0'”,30 environ ot les lignes sont distantes de U**',0r>. C’est un jirocédé expéditif qui jiermet do planter avec une charrue et trois temmos 10 arcs par jour.
La plantation au plantoir simple so fait sur un sol labouré; des femmes distribuent lo plant toutes les trois raies et les planteurs le mettent en place tous les 0"',3d entre les arêtes formées j>ar doux bandes de terre.
Au plantoir double, roj)ération n’est pas plus difficile. L’ouvrier se sert do l’instrument j)Our ouvrir des trou.s équidistants suivant les lignes tracées par la charrue; ce sont après les femmes qui déposent un plant dans chaque trou on lo bornant convenablement.
Soins d’entretien. — Dans les terres humides, il faut, après la plantation, ouvrir des rigolos d'assainissement pour bien égoutter lo terrain. Au printemps suivant, à partir d’avril, on onère des binages qui ameublissent lo sol, détruisent les mauvaises herbes et tavorisent le développement du colza; très souvent on donne un buttage quand les tiges atteignent 0*”, 10 à O”’, 50 do hauteur.
Récolte. — La floraison survenant en mai, les graines sont mûres dans le courant de juillet. Cette maturité s’annonce par le changement do coloration des siliques, qui prennent à ce moment une teinte noire. La coupe dos tiges se fait généralement à la faucille ou bien avec une petite sape si les tiges sont trop élevées; il faut éviter dans tous les cas d’agiter fortement les pieds, car l’égrenago est facile. Au fur et à mesure de la coupe, on dépose en iavellos; si on craignait par hasard le ravage des oiseaux qui sont très friands" de la graine, il laudrait mettre en moyettes.
Lorsque le colza a été déposé en javelles et qu’il est survenu de la pluie, il tant profiter du i)remier beau jour pour retourner les javelles afin d éviter la germinatioi).