GOG
coclieiiille qui vit sur le chêne
Feuille? de cactus nopal portant des cochenilles.
vert, dans le midi de l'Europe {fig.}.
cochléaria. — Herbe de la famille des crucifères ', qu'on rencontre dans les régions tempérées et froides. Il en existe un assez grand nombre d'espèces,
puis un temps immémorial. Nous n'avons pas besoin d'en donner la description. Il est si facile à élever, à nourrir et à acclimater qu'on le trouve maintenant sur toute l'étendue du globe, partout oii Ion cukive la terre. C'est un de nos animaux domestiques les plus utiles. Sa chair, consommée fraîche, est excellente; salée, elle se conserve fort longtemps, et est d'une grande ressource, surtout pour les habitants des campagnes. Le sang et les intestins sont aussi comestibles. La graisse est un des principaux condiments de nos cuisines. La peau donne un cuir grossier, mais solide, avec lequel on fait des cribles, des malles, des valises ; avec les poils on fait des pinceaux. Il est même des pays dans lesquels on fait du cochon une bête de somme. On l'emploie aussi à chercher les truffes.
L'élève du cochon constitue une richesse dans un grand nombre de pays, et principalement en Amérique. L'animal, étant omnivore, est facile à nourrir; il mange à peu près tout ce qu'on lui donne, végétaux et animaux; son, pommes de terre, glands, châtaignes, citrouilles, tout lui est bon.
Dans les champs il détruit les petits rongeurs, les insectes, les vers. Bien nourri il devient extrêmement gros,
Cochléaria officinal 'Jiauleiir, 0»,30).
dont on fait une grande consommation comme aliments et condiments; on les emploie en médecine comme antiscorbutiques, stomachiques et digestifs.
Lecochléariaof/îcùiaK fig. ),hevbe de 0">,30 de hauteur, croît sur les bords de la mer; on le cultive dans les jardins ; on mange ses feuilles en salade, comnn.' le cresson. Le grand raifort, haut d un mètre, se trouve principalement en Bretagne ; ou le cultive dans les jardins, pour employer comme condiment sa racine qui a' un goût très fort; on m fait une grande consommation en Allemagne et en Angleterre.
cochon. — Le cochon doinestique provient du sanglier, domestiqué de-
Porc de race primitive. '
pesant plus de 600 kilos et incapable de se mouvoir. De plus il est très fécond ; la truie porte de 16 à 18 semaines : elle fait deux portées par an, de quatre à quinze petits chacune. Il lui arrive, dans sa voracité, de manger quelquesuns de ses petits quand elle les trouve trop nombreux.
En France, le nombre des porcs est d'à peu près 5 millions, répandus surtout dans les départements du Xord.
de l'Aisne, dans la Normandie, dans lo Centre, dans l'Ouest, dans le Midi. La Belgique et l'Allemagne élèvent beaucoup plus de porcs que la France.
Les races porcines (/Ig.) sont fort noinbreuses, de taille et de robe très variées. Chaque contrée a ses races particulières. Nous ne pouvons les
coc
indiquer. Les unes sont de races fort i pour combattre la dj-senterie. Une incianciennes, comme les races à grandes sion faite à l'arbre permet d'en retirer oreilleF craonuaise, normande, cha- une sève dont on fait une boisson fer-
mentée nommée vin de palme. Mais lo ,— ""V' • - .-.^ -. produit principal est le fruit, ou noix
-- de coco. Cette noix, qui a0'n,25 de dia-
Porc de race améliorée
rolaise... D'autres, qu'on peut nommer races artificielles, ont été obtenues eu Angleterre par le croisement des races indienne et africaine avec les anciennes races d'Europe ; on a ainsi
Porc de race anglaise, âgé d'un an et pesant 228 liilos.
des animaux d'une croissance rapide, faciles à engraisser, et donnant peu de déchet à l'abatage.
cocotier. — Grand arbre de la famille des pa/rniers {fif/.}, pouvant atteindre une taille élevée, avec une tige grêle ; se rencontre dans les pays tropicaux , surtout dans les lieux humides, et principalement sur les Dords de la mer ; on le cultive en grand, et toutes les parties en sont utilisées. Le bourgeon terminal est mangé en salade:
avec les fouilles on fait dos paniers, des nattes, on couvre les cabanes; le ))ois
est utilisé en cliarpente et en menuiserie; les racines sont employées
Cocotier (hauteur, 30 mètres).
Noix de coco.
mètre, renferme une amande qui est un excellent aliment ; cette amande, souvent creuse, renferme un liquide qui est une boisson agréable. De cette amande on retire par pression une huile excellente; les tourteaux laissés après la compression sont très utiles pour l'alimeiitation du bétail.
codéine. — Alcalo'ide végétal, aralogue à la morphine, et retiré aussi de l'opium. C'est un poison qui agit comme la morphine, mais avec moins de violence ; la codéine est employée en médecine.
cœur. — Muscle creux destiné à produire, par ses contractions, la circulation' du sang; il est placé au milieu du thorax' entre les poumons:
il est maintenu en place par une enveloppe séreuse appelée péricarde [fiy.).
Sa base appuie sur le diaphragme. Sa grosseur, chez l'homme, est à peu près celle du poing, son poids inlerieiir à 300 grammes. Il a la forme d'une j^ ^^^^ ,« par x poire ; sa pointe, face auleneuro. légèrement tournée vers la gauche, vient appuyer sur lo devant du thorax, ce qui permet d'entendre et de sentir ses battements un peu vers la gauche. Il est creusé de quatre cavités. En haut deux oreillettes, en bas deux ventricules. Chaque
lOi —
oreillette communique par un orifice
Aricre anrl^-.
Venlricult"
droit.
Paroi du cœur
Le cœnr (coupe simplifiée), avec le ventricule situé au-dessous Artère pulmonaire.
Veine pulmonaire. — ;—■
Veine cave. -'" |
Vaisseaux capillaires
aorte, la principale artère du corps, qui conduit le sang, par ses nombreuses ramilication.s, dans tous les organes.
Le sang, ainsi conduit dans les organes, revient ensuite au cœui' ; il y est ramené par deux veines : les veines caves, qui aboutissent à l'oreillette droitercette circulation du sang du cœur au cœur par l'artère aorte (et ses ramificationis) et les veines caves (et leur» ramifications) se nomme grande circulation. De l'oreillette droite, le sang passe dans le ventricule droit ; de là il est conduit aux poumons TpenVartére pulmonaire, et il ^e^■ient des poumons au cœur ,k l'oreillette gauche', parles quatre veines pulmonaires ; de là il entre dans le ventricule gauche. C'est la petite circulation. A la suite de ces deux passages
Trachée artère.
- Poumons.
-Ramifications de l'artère aorte.
Figure conventionneUe (très simplifiée), montrant comment le sanç circule dans notre corps.
mais il n'y a pas de communication entre la partie droite et la partie gauche ; la partie droite renferme toujours du sang venant des veines {sang veineux\, la partie gauche du sang allant vers les artères {sang artériel). Du ventricule gauche part Va-rtère
au cœur, de ces deux circulations, lo sang est revenu à son point de départ, le ventricule gauche.
Dans ces mouvements, le cœur agit de la manière suivante :
Les oreillettes, étant gonflées de sang, se contractent,: le saug est
COG
COL
chassé dans les ventricules, qui se remplissent et se contractent à leur tour. Le sang ne peut revenir dans les oreillettes, car les orifices de communication se ferment à l'aide de sortes de sou^Japes nommées valvules; il part donc par les artères. Quand les ventricules se sont vidés à la suite de leur contraction, ils sont remplis de nouveau par d'autre sang venant des oreillettes. De telle sorte que les oreil— lettes, recevant constamment du sang des veines caves et des veines pulmonaii-es, le repoussent dans les ventricules par leurs contractions, et ceux-ci le repoussent dans les artères. Des artères, le sang progresse, arrive dans les capillaires, puis dans les veines, et revient aij.x oreillettes. Dans l'homme il y a de 70 a 80 contractions complètes du cœur par minute ; il y en a plus chez l'enfant. Le battement du cœur contre la poitrine se produit au moment oii les ventricules se contractent. Eu appliquant l'oreille sur la poitrine au niveau du cœur, on entend, non seuloment le bruit des battements, mais aussi le bruit résultant des contractions des oreillettes et des ventricules. Le cœur est un des organes les plus essentiels de l'organisme; un de ceux dont les altérations amènent les plus graves désordres. Ces maladies sont nombreuses et fréquentes; l'hérédité y prédispose, ainsi que la goutte et le rhumatisme. Les unes se développent sous l'influence du froid, des émotions morales prolongées, de contusions du thorax; les autres viennent à la suite de diverses maladies, telles que le rhumatisme, la fluxion de poitrine, la pleurésie, l'angine couenneuse,... Parmi les maladies du cœur citons l'hypertrophie, VasijstoUe, l'atrophie, l'endocardite, les palpitations.
cognassier. — Arbre de la famille des rosacées, dont le fruit, très odorant,
Fruit du cognassier (hauteur de l'arbre, o iiiètri!S).
à la chair très ferme, possède un épiderme recouvert d'un duvet blanc {/!{/■)■ Ce fruit n'est pas agréable à manger,
maison en fait des confitures, des gelées, des compotes, des sirops. Ou cultive aussi beaucoup le cognassier pour sei-vir de porte-grelTe à d'autres arcns fruitiers, et en particulier au poirier i i au pommier. Le cognassier vient bien dans presque tous les terrains; dans la région septentrionale de la Fi-ance son fruit mûrit avec difficulté.
coke. — Voy. charbon, houille, gaz d'éclairage.
colchique. — Genre de plantes monocotylédones, qui se reproduisent par des bulbes. L'envelopi^e florale est entièrement colorée; les feuilles se développent longtemps après 1 ' apparition de la fleur.
Liecolc^tique d ' automne , ou faux-sa- /''/•a»,est l'espèce la plus importante (/ig.); on le trouve eu France dans toutes les prairies humides ;ses fleurs,de couleur lilas, ne dépassent le sol que de quelques centimètres. Elle est considérée comme mauvaise herbe. En médecine elle a de l'importance parce qu'elle ralentit les mouvements du cœur; c'est aussi un purgatif violent, qu'on doit employer avec une extrême réserve. Les bulbes et les graines sont administrées dans les aflections goutteuses, les rhumatismes, les hyaropisies, les maladies de peau.
cold-creani. — Composition employée pour combattre les irritations de la peau ; renferme du blanc de baleine, de la cire blanche et de l'huile d'amandes douces.
Colchique (hautuiir, Om.lOl.
colibri.
Passereau des contrée
Colibri (longueur totale, 0"',06).
chaudes de l'Amérique. Les colilnis
COL
COL
dont le plumage est très éclatant, sont ] ordinaire, la colle de Flandre, la prèles plus petits des oiseaux ; on en divise I netine sont des colles de peau ; la eolli les diffi-rentes espèces en oiseaM.f-mOM- I o bouche est un mélange à parties ■hes et vrais colibris (fig.). égales de sucre et de colle de Flandre
I aromatisée; la colle liquide est une colin — Oiseau gallinaeé voisin dissolution concentrée de colle ordi- - perdrix, originaire d'Amérique; le I naire dans laquelle on a ajouté un peu
' dacide azotique pour empêcher la soli- , , I dilication.
I ha. colle d'os se fait avec les os, tou- I jours par les procédés indiqués au ! mot gélatine '.
collotlion. — Dissolution de cotonpoudre dans un mélange d'alcool et d'ether. C'est un médicament de grande importance ; la couche adhérente qu'il laisse après l'évaporation de l'éther et de l'alcool remplace avantageusement le talletas d Angleterre. U sert pour réunir les plaies, les préserver du contact de l'air, arrêter le sang. Il servait autrefois beaucoup en photographie, mais il est maintenant bien délaissé.
Colin de Californie f^osseur de la perdrix].
colin de Virginie et le colin de Californie sont domestiqués en Europe. La chair en est fine et parfumée (fig-)-
colique. — Ce mot se dit de toutes les douleurs abdominales, causées par un des organes de la cavité de labdomen. La colique proprement dite provient de lintestin; il y a autant de sortes de coliques que de causes qui peuvent renilre l'intestin douloureux, et par suite autant de traitements diiférents. Au contraire la colique hépatique vient du foie, et indique la présence de calculs' dans la vésicule du fiel; la colique néphrétique vient des reins et indique la présence de calculs * dans cet organe ; ce sont là des maladies graves.
colle forte. — La colle forte e.-t de la f;^?o(ine* impure ; en se dissolvant dans l'eau chaude elle donne un liquid.visqueux employé à faire adhérer entre elles les surfaces que l'on veut réunir. La colle forte se prépare industriellement avec toutes les matières qui peuvent donner de la gélatine. Suivant son origine elle se présente sous des aspects divers, et est plus ou moins adhcsive.
La colle de poisson est de la coll-forte fabriquée avec la vessie natatoire de l'esturgeon et de quelques poissons de la même famille. On s'en sert pour clarifier le vin, la bière, pour apprêter les gazes, les tissus de soie, pour préparer le taffetas d'Angleterre; on en fait des gelées alimentaires.
La colle de peau se fait avec des déchets de toutes sortes, rognures de cuir, débris de peau des mégisseries, tendons de bœuf et de cheval, rognures des tanneries, vieux gants, peaux d lapins et de lièvres dépouillées de leur poil pour la chapellerie. La colle forte
collyre. — Médicament employé pour guérir différentes affections des yeux et qu'on applique sur le çlobe àe l'œil. La composition des collyres dépend de leli'et a produire.
colophane. — Substance résineuse jaune, qui est le résidu de la distillation de la térébenthine. C'est avec cette substance que les musicieas frottent le crin de leurs archets, afin qu'étant ainsi poissé, il fasse mieux vibrer les cordes.
coloquinte. — Plante de la famille
Coloquinte (liîe rampante dont la longueur peut alleludre plu;ieurs mètres).
des cu.curbilacées, analogue au con-
COM
COM
combre, dont la tige est rampante. Le fruit est vert, maculé de jaune, gros comme une orange, très amer ; c'est un violent purgatif, dangereux à haute dose. D'autres plantes, du genre courge, sont aussi appelées coloquintes (Ai/.).
ColT.Si. — Le colza, ou chou colza (fig.), est une plante oléagineuse de la famille des crucifères. Elle de- ,.
mande un climat humide, et est cultivée en granddans le nord et l'ouest de la France , la Belgique , la Hollande, la Russie, l'Allemagne, l'Autriche. De la graine on 1-e tire V huile de colza. La culture du colza a diminué d'importance depuis que le pétrole est employé pour l'éclairage, et que la fahrication du savon se fait eu grand avec les huiles exotiques de sésame, d'arachide..
l'homme et des animaux, il y a com-
Rameaii (leiin do colza (hauteur de la plante 1",30).
Le colza est semé
fin juillet; on récolte en juin de l'année suivante. Le colza est souvent dévasté par un petit coléoptére, VaUise.
coma. — Profond sommeil dans lequel les malades sont insensibles aux influences extérieures, privés de la faculté de penser, de sentir et de se mouvoir. Le coma se présente dans un grand nombre de maladies (maladies du cerveau, empoisonnements, fièvres graves, etc.). Le traitement du coma dépend des circonstances dans Ics' quelles il se produit.
combustion. — On dit qu'il y a combustion quand un corps se combine à yo.i'ugéna de l'air, avec un dégagement de chaleur généralement suffisant jiour qu'il y ait incandescence. Ainsi quand on dit que le charbon brûle, qu'il y a combustion du charbon, cela signifie que le charbon se combine à l'oxygène de l'air pour former du gaz acide carbonique {fig.).
On dit qu'il y a combustion lente quand la combinaison avec l'oxygène est necompagnée d'une élévation de température très faible, et qu'il n'y a pas incandescence. Ainsi le fer se rouille par suite d'une combustion lente; dans la respiration de
le phosphore brûle dans l'air; les funiéeB blanches qui se forment sont une eonvbinaison du phosphore avec Voxygéne de l'air [cette cunibinaisori se nomme acide phosphorique).
bustion lente dans l'intérieur du corps.
comètes. — Les cornistes sont des astres qui, comme les planètes, se meuvent à travers les constellations, et occupent ainsi successivement des positions très différentes dans la sphère céleste. Mais elles présentent ordiuai-
Trajectoire elliptique d'une comète.
rement un aspect tout autre que celui des planètes. Une comète consiste habituellement en un point brillant (noyau), environné d'une nébulosité qui s'étend, sous forme de queue, dans une direction déterminée pour chaque comète ; la partie de la nébulosité qui environne immédiatement le noyau est la chevelure. Certaines comètes ont plusieurs queues; d'autres ont un noyau et une chevelure sans queue; d'autres n'ont pas de noyau (fig.).
Une comète ne peut être observée
COM
COM
dans le ciel que pendant un temps limité, parce qu'elle s'approche de nous, pour s'en éloigner ensuite, et aller à une distance oii elle n'est plus visible. La plupart, d'ailleurs, ne sont pas visibles a l'œil nu. Parmi les
sorte de brouillard analogue à ceux qui se produisent de temps en temps dans notre atmosphère, mais elle est beaucoup plus transparente, car les étoiles les moins brillantes restent visibles à travers la queue de la comète ; les changements, souvent rapides, qui surviennent dans la forme d'une comète, montrent aussi que la queue est constituée par une matière très ténue.
Quant au noyau, il ne semble pas être l'orme d une matière solide comme le serait une planète, mais seulement d une accumulation plus grande de la nébulosité. Etant donné le degré de raréfaction de la matière qui constitue les comètes, il ne semble pas que nous ayons rien à redouter de la rencontre, d'ailleurs bien peu probable, de la terre avec une comète.
compas. — Le compas est uu instrument de mesure formé de deux.
Différentes formes de comètes.
comètes, les unes décrivent une parabole, c'est-à-dire une courbe non fermée, de sorte que la comète, après avoir passé près de nous, s'éloigne pour no plus revenir. D'autres décrivent une ellipse très allongée et reviennent après un temps plus ou moins long; ce sont les comètes périodiques.
La nébulosité qui constitue la queue d'une comète peut être assimilée à une
A. Compas à pointe; sèches.
B. Compas porte-crayon.